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Santé - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com ACTUALITE DE GRAND LACS Fri, 24 Jul 2026 06:51:27 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://lemetredekop.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-Screenshot-2026-07-05-141430-150x112.png Santé - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com 32 32 Jeannette Kagame et Bill Gates unissent leurs voix pour l’avenir de la santé en Afrique https://lemetredekop.com/jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique https://lemetredekop.com/jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique/#respond Fri, 24 Jul 2026 06:51:27 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8046 Par Télesphore KABERUKA Kigali-La Première Dame du Rwanda, Jeannette Kagame, et le cofondateur de la...

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Par Télesphore KABERUKA

Kigali-La Première Dame du Rwanda, Jeannette Kagame, et le cofondateur de la Fondation Gates, Bill Gates, ont participé jeudi 23 juillet aux Paul Farmer Global Surgery Dialogues, un rendez-vous consacré au renforcement des systèmes de santé et à l’amélioration de l’accès aux soins chirurgicaux dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’événement, organisé à Kigali, a réuni des responsables gouvernementaux, des professionnels de santé et des partenaires internationaux autour des défis de la couverture sanitaire universelle.

Placées sous le nom du Dr Paul Farmer, médecin et anthropologue américain décédé en 2022 et reconnu pour son engagement en faveur de l’accès équitable aux soins, ces rencontres mettent l’accent sur le rôle de la chirurgie essentielle dans les systèmes de santé. Les échanges ont porté sur les investissements nécessaires dans les infrastructures, la formation du personnel médical et l’innovation afin de rendre les soins spécialisés accessibles à tous.

La présence de Bill Gates illustre la poursuite du partenariat entre le Rwanda et la Fondation Gates dans plusieurs domaines, notamment la santé publique, la nutrition, la vaccination, la santé maternelle et infantile ainsi que l’innovation médicale. Le Rwanda est régulièrement présenté comme l’un des pays africains ayant réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de son système de santé grâce à une combinaison de politiques publiques et de partenariats internationaux.

De son côté, Jeannette Kagame a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur d’un système de santé inclusif, capable de répondre aux besoins de l’ensemble de la population. La Première Dame est depuis plusieurs années impliquée dans des initiatives visant à améliorer la santé des mères et des enfants, à promouvoir le bien-être des adolescents et à renforcer les services communautaires de santé.

Les participants ont également souligné que les soins chirurgicaux ne devaient plus être considérés comme un service de luxe, mais comme une composante essentielle des soins de santé primaires. Selon les organisateurs, des millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des interventions chirurgicales sûres et abordables, une situation qui contribue à la mortalité évitable et à l’aggravation des inégalités sanitaires.

Organisés par l’University of Global Health Equity (UGHE), en partenariat avec COMS Africa et la Fondation Gates, les Paul E. Farmer Butaro Dialogues on Health Equity and Innovation réunissent des décideurs, chercheurs, investisseurs, universitaires et étudiants venus d’Afrique et d’ailleurs afin de promouvoir des solutions innovantes pour un accès plus équitable aux soins de santé. Lancé au Rwanda en 2015 par le regretté Dr Paul Farmer, pionnier de la santé mondiale, l’UGHE entend transformer les idées en actions concrètes, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, tout en consolidant la position du Rwanda comme un pôle africain d’excellence en formation et en innovation médicales.

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Polio : l’Afrique accélère la riposte https://lemetredekop.com/polio-lafrique-accelere-la-riposte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=polio-lafrique-accelere-la-riposte https://lemetredekop.com/polio-lafrique-accelere-la-riposte/#respond Fri, 24 Jul 2026 06:11:48 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8041 La rédaction Plusieurs pays africains poursuivent cette semaine d’importantes campagnes de vaccination contre la poliomyélite...

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La rédaction

Plusieurs pays africains poursuivent cette semaine d’importantes campagnes de vaccination contre la poliomyélite afin d’empêcher toute résurgence du virus.

Au Cameroun, le ministère de la Santé a lancé une vaste campagne nationale de vaccination des enfants de moins de cinq ans, menée du 21 au 24 juillet. Les équipes sanitaires effectuent des visites à domicile pour atteindre les populations les plus exposées.

Cette mobilisation intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé rappelle que, malgré les progrès enregistrés, la poliomyélite demeure une urgence de santé publique de portée internationale.

Dans son dernier rapport, l’OMS souligne que plusieurs pays africains restent confrontés à des flambées de poliovirus dérivés de souches vaccinales et recommande de maintenir une couverture vaccinale élevée ainsi qu’une surveillance renforcée.

Sources: OMS

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L’alcool frelaté tue, le Rwanda renforce l’alerte https://lemetredekop.com/lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte https://lemetredekop.com/lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte/#respond Mon, 20 Jul 2026 14:53:04 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8035 Par Télesphore KABERUKA Une quarantaine de décès liés à la consommation d’alcool frelaté ont remis...

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Par Télesphore KABERUKA

Une quarantaine de décès liés à la consommation d’alcool frelaté ont remis la santé publique au cœur des préoccupations au Rwanda. Face à cette situation, le ministère de la Santé appelle la population à une vigilance accrue, tandis que les autorités intensifient les contrôles pour retirer du marché les boissons contaminées au méthanol, un alcool industriel extrêmement toxique.)

Présentant récemment la situation devant le Parlement, le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, a indiqué que plus de 40 personnes ont perdu la vie au cours des six derniers mois après avoir consommé de l’alcool contaminé. Il a précisé que plusieurs autres patients ont été admis dans différents hôpitaux avec des symptômes d’intoxication grave.

Selon le ministre, le principal danger provient du méthanol, une substance chimique utilisée dans l’industrie mais impropre à la consommation humaine.

« Le méthanol peut provoquer une intoxication sévère, entraîner la cécité et, dans de nombreux cas, la mort », a expliqué Dr Sabin Nsanzimana devant les députés.

Les autorités sanitaires rappellent que les premiers signes d’une intoxication sont notamment les vomissements, les douleurs abdominales, les troubles de la vision, les difficultés respiratoires et la perte de conscience. Elles invitent toute personne présentant ces symptômes après avoir consommé de l’alcool à se rendre immédiatement dans une structure de santé.

Pour endiguer le phénomène, le ministère de la Santé collabore avec la Rwanda Food and Drugs Authority (Rwanda FDA), la Police nationale du Rwanda (RNP) et les autorités locales afin de renforcer les inspections des unités de production et des points de vente. Les boissons suspectes sont retirées du marché et les producteurs ne respectant pas les normes sanitaires s’exposent à des sanctions.

Les spécialistes de santé publique estiment que cette recrudescence des intoxications met en évidence la nécessité de mieux contrôler la production artisanale des boissons alcoolisées et de sensibiliser davantage les consommateurs aux risques liés aux produits non certifiés.

Pour les autorités, la lutte contre l’alcool frelaté passe autant par la répression que par la prévention. Elles exhortent les citoyens à n’acheter que des boissons provenant de circuits autorisés et portant les indications réglementaires de fabrication, afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines.

 

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L’ombre d’Ebola s’étend sur l’est de la RDC https://lemetredekop.com/lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc https://lemetredekop.com/lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc/#respond Sat, 18 Jul 2026 12:58:59 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8015 Face à l’épidémie la plus rapide de ces dernières années, la riposte peine à suivre...

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Face à l’épidémie la plus rapide de ces dernières années, la riposte peine à suivre le rythme

Par Mariette UWAMALIYA

Alors que l’Ouganda entame le compte à rebours de 42 jours qui pourrait lui permettre d’être déclaré exempt d’Ebola, la République démocratique du Congo continue de faire face à une flambée d’une ampleur exceptionnelle. Dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Haut-Uélé, les chaînes de transmission se multiplient plus vite que les équipes sanitaires ne parviennent à les identifier, faisant craindre une aggravation de la crise dans une région déjà fragilisée par les conflits armés et les déplacements massifs de populations.

A Bunia, dans un centre de traitement d’Ebola installé à la hâte dans l’est de la République démocratique du Congo, les ambulances continuent d’arriver à un rythme soutenu. Derrière les équipements de protection et les protocoles sanitaires, les médecins font face à une réalité inquiétante : de nombreux patients arrivent trop tard, après avoir passé plusieurs jours dans leurs communautés, où ils ont déjà pu transmettre le virus à leurs proches.

Pour les équipes de riposte, l’urgence ne réside plus seulement dans le traitement des malades. Elle consiste désormais à retrouver les personnes infectées avant qu’elles ne disparaissent dans une région où les déplacements de population, l’insécurité et la méfiance compliquent chaque enquête épidémiologique.

Une épidémie qui progresse plus vite que les enquêteurs

Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette flambée est provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, une souche rare contre laquelle il n’existe, à ce jour, ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’Organisation mondiale de la Santé a rapidement classé la situation parmi les urgences sanitaires internationales en raison du risque élevé de propagation régionale.

Deux mois plus tard, les chiffres donnent la mesure de la crise.

Selon les données les plus récentes relayées par les autorités sanitaires et les partenaires internationaux, plus de 1 900 cas confirmés ont été enregistrés et plus de 700 personnes ont perdu la vie. Plus préoccupant encore, près de huit nouveaux cas sur dix proviennent de chaînes de transmission encore inconnues, signe que le virus circule dans des communautés qui échappent encore aux systèmes de surveillance.

Pour les épidémiologistes, cette donnée est sans doute la plus inquiétante.

Elle signifie que les équipes sanitaires interviennent souvent après que plusieurs générations de contamination se sont déjà produites.

Le poids des conflits et de la méfiance

Contrairement aux précédentes flambées d’Ebola, la lutte actuelle ne se déroule pas uniquement sur le terrain médical.

Une équipe médicale sur le terrain (Reuters)
Une équipe médicale sur le terrain (Reuters)

Dans plusieurs territoires de l’est congolais, les violences armées continuent de perturber les déplacements des équipes de santé. Certains villages restent difficilement accessibles, tandis que d’autres demeurent sous l’influence de groupes armés.

A ces difficultés sécuritaires s’ajoute un autre défi : la désinformation.

Des messages viraux diffusés sur WhatsApp accusent parfois les soignants d’introduire volontairement la maladie dans les communautés. Dans certains villages, ces rumeurs ont conduit à des agressions contre des volontaires, au saccage d’équipements médicaux et au refus de familles de signaler des cas suspects.

Les autorités sanitaires reconnaissent que cette méfiance ralentit considérablement les opérations de recherche des contacts.

Une riposte freinée par le manque de moyens

La réponse est également fragilisée par des contraintes financières et sociales.

Des mouvements de grève parmi les personnels de santé, liés à des retards de paiement, ont affecté certaines structures de prise en charge. Dans le même temps, plusieurs organisations humanitaires alertent sur un déficit de financement qui limite l’ouverture de nouveaux centres de traitement et le renforcement des laboratoires mobiles.

Face à cette situation, les chercheurs tentent néanmoins d’accélérer la recherche.

Pour la première fois, un essai clinique de grande ampleur est en cours afin d’évaluer plusieurs traitements expérimentaux contre la souche Bundibugyo. Coordonné par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et l’OMS, cet essai est considéré comme une avancée scientifique majeure dans la lutte contre une souche longtemps négligée.

L’Ouganda montre qu’une autre trajectoire est possible

A quelques centaines de kilomètres de l’épicentre, la situation évolue différemment.

L’Ouganda a annoncé, le 16 juillet, la sortie de son dernier patient hospitalisé. Le pays est ainsi entré dans la période de 42 jours exigée par l’OMS avant de pouvoir être officiellement déclaré exempt d’Ebola, à condition qu’aucun nouveau cas ne soit détecté. Les autorités ougandaises précisent toutefois que la majorité des infections enregistrées étaient directement liées à des personnes venues de la République démocratique du Congo.

Cette évolution illustre une réalité essentielle : dans la région des Grands Lacs, la maîtrise de l’épidémie dépend autant des efforts nationaux que de la coopération transfrontalière.

Une menace qui dépasse les frontières congolaises

La circulation quotidienne de commerçants, de transporteurs et de familles entre la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud maintient un risque permanent de propagation régionale.

L’OMS, Africa CDC et les ministères de la Santé des pays voisins ont renforcé les dispositifs de dépistage aux postes-frontières, multiplié les formations du personnel médical et intensifié la surveillance communautaire.

Mais les experts rappellent qu’aucune frontière ne peut arrêter, à elle seule, un virus lorsque des chaînes de transmission demeurent invisibles.

Une course contre la montre

Pour les habitants de l’est de la RDC, Ebola n’est plus seulement une urgence sanitaire.

Il s’ajoute à une succession de crises faites de conflits armés, de déplacements forcés, d’insécurité alimentaire et d’un système de santé déjà sous forte pression.

Des agents communautaires de l'OMS sensibilisant la population (Illustration)
Des agents communautaires de l’OMS sensibilisant la population (Illustration)

Chaque nouveau cas confirmé rappelle que la bataille contre le virus ne se joue pas uniquement dans les centres de traitement, mais aussi dans les villages isolés, les marchés, les axes frontaliers et les communautés où la confiance envers les autorités sanitaires reste fragile.

Alors que l’Ouganda espère bientôt tourner la page de cette flambée, la République démocratique du Congo continue de mener une course contre la montre. Et tant que les chaînes de transmission resteront plus rapides que les équipes chargées de les retracer, l’épidémie conservera une longueur d’avance.

 

Sources :  AP News, Reuters, Reuters, The Guardian, The Wall Street Journal

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Le Rwanda met fin aux dossiers papier dans les hôpitaux dès le 1er août https://lemetredekop.com/le-rwanda-met-fin-aux-dossiers-papier-dans-les-hopitaux-des-le-1er-aout/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=le-rwanda-met-fin-aux-dossiers-papier-dans-les-hopitaux-des-le-1er-aout https://lemetredekop.com/le-rwanda-met-fin-aux-dossiers-papier-dans-les-hopitaux-des-le-1er-aout/#respond Fri, 17 Jul 2026 14:51:53 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8001 Par Télesphore KABERUKA   Le ministère de la Santé franchit une nouvelle étape dans la...

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Par Télesphore KABERUKA

 

Le ministère de la Santé franchit une nouvelle étape dans la modernisation du système de santé. A compter du 1er août 2026, tous les établissements de santé du pays devront gérer les dossiers médicaux, les prescriptions, les paiements et les transferts de patients sous format numérique. Une réforme annoncée par le ministère dans une correspondance adressée à l’ensemble des acteurs du secteur de la santé, avec l’ambition de rendre les soins plus rapides, mieux coordonnés et plus efficaces.

Le compte à rebours est lancé. Dans quelques jours, les piles de dossiers cartonnés, les ordonnances manuscrites et les formulaires papier qui ont longtemps accompagné les consultations médicales appartiendront progressivement au passé.

Le Rwanda s’apprête à tourner une page de son histoire sanitaire. Dans une correspondance transmise aux hôpitaux, centres de santé, cliniques privées et organismes d’assurance maladie, le ministère de la Santé a fixé au 1er août 2026 l’entrée en vigueur d’un fonctionnement entièrement dématérialisé des services de santé. Cette décision s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique engagée ces dernières années afin de moderniser l’administration sanitaire et d’améliorer la qualité des soins grâce aux technologies de l’information.

Concrètement, les dossiers médicaux devront désormais être créés, conservés et partagés sous format électronique. Les ordonnances deviendront numériques, les références et transferts de patients entre établissements s’effectueront en ligne, tandis que les systèmes de paiement devront être pleinement intégrés aux plateformes numériques de gestion hospitalière.

Une identité numérique unique pour chaque patient

La réforme prévoit également une intégration renforcée de la carte nationale d’identité dans les dossiers médicaux électroniques. Selon le ministère de la Santé, cette évolution vise à garantir une identification unique et fiable de chaque patient, à réduire les erreurs administratives et à assurer une meilleure continuité des soins entre les différents établissements.

Les formulaires remplis jusqu’à présent sur papier devront être entièrement numérisés. Les compagnies d’assurance maladie sont elles aussi appelées à adapter leurs procédures afin que les demandes de remboursement, les vérifications et les validations soient désormais traitées de manière électronique.

Une réforme qui s’inscrit dans une stratégie nationale

Cette décision ne constitue pas une mesure isolée. Le Rwanda poursuit depuis plusieurs années une politique de digitalisation de ses services publics. Les autorités ont notamment engagé des investissements pour développer des plateformes numériques interopérables, favoriser des services publics sans papier et sans numéraire et renforcer les infrastructures numériques dans les institutions publiques, y compris les établissements de santé.

Le 13 juillet 2026, à Kigali, lors d’une rencontre régionale consacrée aux systèmes d’information sanitaire, le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, a rappelé que les données de santé jouent désormais un rôle central dans la prise de décision et l’amélioration des soins.

« Aujourd’hui, nous sommes arrivés à un stade où ces informations sont utilisées, grâce aux technologies numériques, pour soutenir directement la prise en charge des patients », a déclaré le ministre devant des experts venus de sept pays africains.

Des bénéfices attendus pour les patients

La disparition progressive du papier devrait permettre de réduire les délais de prise en charge et de limiter les pertes de dossiers médicaux.

Lorsqu’un patient sera orienté d’un centre de santé vers un hôpital, son dossier pourra être transmis électroniquement, sans qu’il soit nécessaire de transporter plusieurs documents physiques. Les prescriptions numériques devraient également réduire les risques d’erreurs de lecture et faciliter la délivrance des médicaments. Les paiements électroniques devraient, quant à eux, contribuer à raccourcir les files d’attente dans les établissements de santé.

Une transition qui exige une préparation rigoureuse

Si les objectifs de la réforme sont largement salués, plusieurs spécialistes rappellent que son succès dépendra de la qualité des infrastructures numériques et de la préparation des établissements de santé.

Une étude publiée en avril 2026 dans la revue scientifique BMC Medical Informatics and Decision Making, menée dans 257 établissements de santé rwandais, montre que les hôpitaux de district utilisent déjà largement les dossiers médicaux électroniques, principalement grâce à OpenMRS. En revanche, de nombreux centres de santé restent confrontés à des difficultés telles que les interruptions d’internet, les coupures d’électricité, le manque d’équipements informatiques ou encore des dysfonctionnements des logiciels.

Les auteurs de cette étude concluent que, si les professionnels de santé préfèrent les dossiers électroniques aux méthodes papier, la réussite d’une généralisation du système dépendra d’investissements continus dans les infrastructures, la formation des utilisateurs et l’assistance technique.

Une nouvelle étape vers un système de santé connecté

L’entrée en vigueur du « paperless » à partir du 1er août constitue ainsi une nouvelle étape dans la transformation numérique du système de santé rwandais.

Au-delà de la disparition du papier, cette réforme ambitionne de renforcer la continuité des soins, d’améliorer la circulation de l’information entre les établissements et de permettre aux professionnels de santé de disposer plus rapidement des données nécessaires à la prise en charge des patients. Si la transition est menée à bien, le Rwanda rejoindra les pays qui misent sur un système de santé entièrement connecté pour améliorer la qualité et l’efficacité des services offerts à la population.

 

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Femmes abandonnées au Rwanda, un combat silencieux devenu force https://lemetredekop.com/emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force https://lemetredekop.com/emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force/#respond Tue, 07 Jul 2026 15:48:52 +0000 https://lemetredekop.com/?p=773 Derrière les collines verdoyantes du Rwanda et le progrès socio économique salues à l’international, se...

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Derrière les collines verdoyantes du Rwanda et le progrès socio économique salues à l’international, se cache une réalité plus discrète mais aussi persistante. Celles de femmes abandonnées par leurs conjoints contraintes de reconstruire leur vie dans l’adversité.

Pour certaines, tout bascule en une seule journée sans préavis, d’autres dans un certain temps. Elles se retrouvent seules, responsables de leurs enfants ,souvent sans revenus ni soutien. Une situation qui selon des organisations de la société civile reste sans estimée .

D’Après le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural, l’abandon conjugal constitue un défi social majeur, particulièrement en milieu rural où les opportunités économiques sont très limitées.

Au-delà de la précarité financière, les femmes font face à des pressions sociales et psychologiques importantes.  Le manque d’accès aux ressources ,aux droits légaux et aux opportunités d’emploi renforce leur marginalisation.

« L’abandon ne laisse pas seulement un vide économique mais aussi un traumatisme profond « souligné une responsable de Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural Mukeshimana Séraphine Project Manager.

D’Après cette dernière le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural a un programme de santé mentale reconnu par le ministère de la santé. « On a un psychologue qui prenne soins de chaque femme ayant rencontrée des difficultés, notamment des traumatismes conjugaux ayant entraîné une séparation avec leurs conjoints, en les aidant ainsi à s’accepter et avoir confiance de leur avenir ».

Face à cette réalité des initiatives communautaires et constitutionnelles émergent. Formations professionnelles, accès au microcrédit et accompagnement entrepreneurial permettant à ces femmes de poser les bases d’une nouvelle vie.

Encadrées par le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural ,plusieurs bénéficiaires ont lancé des activités génératrices de revenus allant du petit commerce à l’agriculture.

« Nous encadrons ces femmes de petits groupes, on les enseigne à faire quelque chose génératrice de revenus, comme  tricotage,faire agaseke,art et autres » continue madame Madame Séraphine

Au fil des années, certaines de ces femmes passent du statut de survivantes à celui d’entrepreneures. Elles créent des emplois, assurent l’éducation de leurs enfants et deviennent des figures de référence dans leurs communautés.

Selon Ingabire Rosine cheftaine d’une entreprise de tricotage, mère de 3 enfants, être abandonnée n’a pas été la fin de son histoire mais c’était le début d’un nouveau combat qu’elle a choisi de gagner “Oui je me souviens que j’étais abandonnée sans rien,la vie m’était difficile mais aujourd’hui je nourris mes enfants donc je réponds à leurs besoins et j’emplois d’autres femmes « .

Le combat des femmes délaissées reste une réalité silencieuse mais profonde au Rwanda. Entre défit structurel et résilience individuelle,ces femmes redéfinissent leur avenir et avec lui,celui de toute une génération. Notons que selon les données récentes du système judiciaire rwandais,2674 couples ont officiellement divorcé en 2024-2025,contre 2833 en 2023-2024, confirmant que le divorce demeure un phénomène significatif.

 

NIWEJAMBO Bertrand

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Nyagatare District Hospital, un hôpital qui soigne les corps et réchauffe les cœurs https://lemetredekop.com/nyagatare-district-hospital-un-hopital-qui-soigne-les-corps-et-rechauffe-les-coeurs/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nyagatare-district-hospital-un-hopital-qui-soigne-les-corps-et-rechauffe-les-coeurs https://lemetredekop.com/nyagatare-district-hospital-un-hopital-qui-soigne-les-corps-et-rechauffe-les-coeurs/#respond Sat, 11 Apr 2026 20:04:10 +0000 https://lemetredekop.com/?p=681 Au lever du jour, lorsque la lumière caresse doucement les collines de l’Est du Rwanda,...

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Au lever du jour, lorsque la lumière caresse doucement les collines de l’Est du Rwanda, une autre lumière s’allume au cœur de la ville de Nyagatare : celle de l’espoir. Derrière les portes de l’hôpital, des pas pressés, des blouses blanches en mouvement et des sourires rassurants racontent une même histoire , celle d’un établissement qui place la vie humaine au centre de toutes ses priorités.

Célébration de la journée mondiale de malade à Nyagatare District Hospital
Célébration de la journée mondiale de malade à Nyagatare District Hospital

Le 11 février, à l’occasion de la Journée Internationale des Malades, le Nyagatare District Hospital s’est joint au monde entier pour célébrer la dignité et la valeur de chaque personne souffrante. Mais ici, cette célébration ne se limite pas à un événement annuel : elle reflète une mission quotidienne.

La Journée Internationale des Malades a été instituée en 1992 par Jean-Paul II. Fixée au 11 février, en mémoire de la première apparition mariale à Notre-Dame de Lourdes à Lourdes, cette journée vise à :

  • Encourager la prière et la solidarité envers les malades
  • Sensibiliser les communautés à leurs responsabilités
  • Rendre hommage aux médecins, infirmiers et soignants
  • Promouvoir un système de santé plus humain et inclusif

A Nyagatare, cette vision prend une dimension concrète.

Un hôpital au service de la vie

Le Directeur Général de l’Hôpital de District de Nyagatare, Dr Ndayambaje K. Eddy, affirme que le personnel avec lequel il travaille assure non seulement les soins médicaux, mais veille également au bien-être social des patients qu’il prend en charge
Le Directeur Général de l’Hôpital de District de Nyagatare, Dr Ndayambaje K. Eddy, affirme que le personnel avec lequel il travaille assure non seulement les soins médicaux, mais veille également au bien-être social des patients qu’il prend en charge

Sous la direction du Dr Ndayambaje Eddy, le Nyagatare District Hospital s’impose aujourd’hui comme une référence sanitaire dans la Province de l’Est. Avec une équipe de plus de 230 professionnels ,médecins, infirmiers, sages-femmes, techniciens et personnel d’appui, l’hôpital assure une prise en charge continue d’en moyenne 200 à 220 patients hospitalisés, un chiffre qui augmente considérablement en journée avec les consultations externes.

« Cette journée est l’occasion de rappeler à nos patients qu’ils ne sont pas seuls », a souligné le Directeur. « Derrière chaque traitement, il y a une équipe engagée, animée par un profond esprit de compassion. »

Des services spécialisés désormais accessibles localement

Dans une dynamique de modernisation et de décentralisation des soins, l’hôpital a considérablement élargi son offre médicale. Des services auparavant disponibles uniquement à Kigali sont désormais accessibles à Nyagatare, notamment :

  • Chirurgie générale
  • ORL (oreilles, nez et gorge)
  • Soins spécialisés en santé reproductive
  • Formation universitaire avec trois médecins enseignants et huit étudiants en spécialisation en gynécologie-obstétrique
L’hôpital a des médecins spécialistes
L’hôpital a des médecins spécialistes 

Cette évolution réduit les transferts coûteux vers la capitale et rapproche les soins spécialisés des communautés locales, y compris celles éloignées comme Matimba.

Un modèle de solidarité communautaire

L’ADN du Nyagatare District Hospital repose sur un principe simple : soigner, c’est aussi accompagner humainement.

AJWA Family soutient régulièrement les patients vulnérables dans l’hôpital de District de Nyagatare
AJWA Family soutient régulièrement les patients vulnérables dans l’hôpital de District de Nyagatare

Des partenaires tels que AJWA Family soutiennent régulièrement les patients vulnérables en prenant en charge leurs frais médicaux et en leur apportant une assistance alimentaire. Des bénévoles engagés, comme Mukamurenzi Pélagie, consacrent leur temps à nourrir et soutenir moralement les malades.

« On peut avoir de la nourriture sans médicaments et ne pas survivre ; on peut avoir des médicaments sans nourriture et ne pas survivre non plus », a rappelé la direction, soulignant l’importance d’une prise en charge globale.

Les témoignages parlent d’eux-mêmes. Béatrice Musabyemariya, arrivée sans pièce d’identité après l’accident de son enfant, a été accueillie sans condition. Jean Claude Mbarushimana, sans soutien familial, trouve auprès du personnel hospitalier une véritable famille.

La famille Emery et Sarah aide régulièrement les mamans sans assistance
La famille Emery et Sarah aide régulièrement les mamans sans assistance

Un pilier du développement local

Ndorimana Denys, le Directeur des Services Généraux du District de Nyagatare
Ndorimana Denys, le Directeur des Services Généraux du District de Nyagatare

Représentant les autorités locales,Ndorimana Denys, le Directeur des Services Généraux du District de Nyagatare a rappelé que la santé constitue le socle du développement. Au cours des deux dernières années, cinq maternités ont été construites dans différents centres de santé du district afin d’améliorer l’accès aux soins maternels.

L’hôpital encourage également la population à prévenir les maladies et à adhérer aux mutuelles de santé, garantissant ainsi une couverture médicale durable.

Une vision tournée vers l’avenir

Plus qu’un simple établissement de soins, le Nyagatare District Hospital se positionne comme :

  • Un centre de référence régional
  • Un site de formation médicale
  • Un acteur majeur de la solidarité communautaire
  • Un partenaire stratégique du développement sanitaire du district

Chaque 11 février rappelle que la maladie peut fragiliser un corps, mais jamais la dignité humaine. À Nyagatare, la médecine se conjugue avec humanité, innovation et engagement.

“Ici, au-delà des diagnostics et des traitements, une conviction demeure : aucun patient ne doit se sentir seul”, confirme le Dr Ndayambaje  Eddy.

Une institution fondée sur une vision de santé pour tous

Le Nyagatare District Hospital a été créé en 1983 comme hôpital public pour répondre aux besoins de santé d’une population rurale en pleine croissance dans l’Est du Rwanda. Conçu à l’origine pour offrir des soins hospitaliers de base, il est devenu au fil des décennies un centre sanitaire incontournable pour tout le district, desservant aujourd’hui une population estimée à plus de 476 000 personnes dans son aire de référence.

Dès sa fondation, l’hôpital avait une capacité significative pour l’époque, avec environ 200 lits disponibles pour l’hospitalisation, tout en supervisant les activités de santé de 12 centres de santé et plusieurs postes de santé autour du district.

Au fil des années, Nyagatare District Hospital a vu son personnel s’étoffer et ses services s’étendre :

  • l’équipe compte aujourd’hui plus de 200 employés, parmi lesquels des médecins, des infirmiers, des sages-femmes et des techniciens de santé qualifiés ;
  • de nouvelles spécialités sont progressivement intégrées, notamment chirurgicales, maternité, pédiatrie et soins spécialisés.

Plus récemment, l’hôpital s’est engagé dans des initiatives d’amélioration de l’accès aux soins, comme la donation d’ambulances aux centres de santé périphériques pour répondre rapidement aux urgences médicales, rapprochant les services d’aide des communautés les plus éloignées.

Cette histoire est celle d’une institution qui, au fil des décennies, n’a cessé d’adapter ses services et son savoir-faire pour garantir une santé accessible, humaine et centrée sur la vie des patients, un objectif qui reste au cœur de sa raison d’être.

 

UWAMALIYA Mariette

 

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Rwanda : des progrès inégaux dans la lutte contre le retard de croissance chez les enfants https://lemetredekop.com/rwanda-des-progres-inegaux-dans-la-lutte-contre-le-retard-de-croissance-chez-les-enfants/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rwanda-des-progres-inegaux-dans-la-lutte-contre-le-retard-de-croissance-chez-les-enfants https://lemetredekop.com/rwanda-des-progres-inegaux-dans-la-lutte-contre-le-retard-de-croissance-chez-les-enfants/#respond Thu, 19 Mar 2026 10:17:10 +0000 https://lemetredekop.com/?p=749 Les efforts du Rwanda pour réduire le retard de croissance chez les enfants de moins...

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Les efforts du Rwanda pour réduire le retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans montrent des résultats contrastés selon les districts, avec des avancées significatives dans certaines zones et des progrès jugés insuffisants dans d’autres.

Lors d’un forum régional tenu dans la province du Sud, la ministre du Genre et de la Promotion de la famille, Consolée Uwimana, a salué les performances de districts comme Nyaruguru et Ruhango, tout en appelant d’autres à redoubler d’efforts.

Des avancées notables dans le sud du pays

Selon les données présentées, le district de Nyaruguru a enregistré une baisse importante du taux de retard de croissance, passé de 39,1 % en 2019 à 23,9 % en 2025, soit une réduction d’environ 15 points de pourcentage.

Ruhango affiche également des progrès significatifs, avec une diminution de 38,5 % à 22 % sur la même période, soit une baisse de 16 points.

Ces résultats ont été cités comme exemples de bonnes pratiques à reproduire dans d’autres districts.

Des progrès limités mais pas de recul à Kamonyi

À Kamonyi, la situation est plus nuancée. Le taux de retard de croissance est passé de 22,5 % en 2019-2020 à 21,1 % en 2025.

S’il s’agit bien d’une amélioration, celle-ci reste limitée, une baisse d’environ un point seulement — ce qui a conduit la ministre à parler d’un manque de dynamisme dans les efforts engagés, plutôt que d’un recul.

Le maire du district, Dr Sylvère Nahayo, a reconnu cette lente progression et annoncé des mesures de relance, notamment à travers des initiatives communautaires comme les « cuisines villageoises ».

Des situations contrastées ailleurs

Dans le district de Gisagara, les données montrent une détérioration, avec un taux passant de 31,6 % en 2019 à 33,2 % en 2025.

À Nyamagabe, une amélioration a été enregistrée, le taux passant de 33,6 % à 29,4 %, soit une réduction d’environ 4 points, bien que jugée encore insuffisante au regard des objectifs nationaux.

« Certains districts semblent avoir atteint un plateau. Nous les appelons à renforcer leurs stratégies », a déclaré la ministre.

Un défi lié aussi aux comportements alimentaires

Des acteurs de la société civile estiment que le problème ne se limite pas à l’accès à la nourriture.

Selon Evariste Murwanashyaka, de la plateforme CLADHO, des études montrent que le manque de connaissances nutritionnelles joue un rôle important. « Beaucoup de familles disposent d’aliments, mais ne savent pas préparer un régime équilibré pour les enfants », explique-t-il.

Il souligne également des pratiques courantes, comme la vente d’aliments nutritifs produits au foyer , notamment les œufs, au lieu de les consommer au sein de la famille.

Une priorité nationale encore inachevée

Le Rwanda a réalisé des progrès notables dans la réduction du retard de croissance au cours de la dernière décennie. D’après l’Enquête démographique et de santé (EDS 2019-2020), environ 33 % des enfants de moins de cinq ans étaient touchés, contre 44 % en 2010.

Malgré ces avancées, les autorités reconnaissent que les disparités régionales restent importantes, en particulier dans les zones rurales.

Les partenaires internationaux, dont l’UNICEF et l’Organisation mondiale de la santé, soulignent que la lutte contre le retard de croissance nécessite une approche globale combinant nutrition, éducation, accès à l’eau et protection sociale.

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L’Hôpital de District de Nyagatare remet une maison à un survivant du génocide contre les Tutsi https://lemetredekop.com/lhopital-de-district-de-nyagatare-remet-une-maison-a-un-survivant-du-genocide-contre-les-tutsi/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lhopital-de-district-de-nyagatare-remet-une-maison-a-un-survivant-du-genocide-contre-les-tutsi https://lemetredekop.com/lhopital-de-district-de-nyagatare-remet-une-maison-a-un-survivant-du-genocide-contre-les-tutsi/#respond Fri, 23 Jan 2026 12:23:42 +0000 https://lemetredekop.com/?p=656 Nyagatare, le 21 janvier 2026 – L’Hôpital de District de Nyagatare, en collaboration avec son...

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Nyagatare, le 21 janvier 2026 – L’Hôpital de District de Nyagatare, en collaboration avec son personnel, les centres de santé affiliés, les autorités du district et d’autres partenaires, a officiellement remis une nouvelle maison à Gatete Emmanuel, survivant du génocide contre les Tutsi de 1994, dans le cadre de la promotion du bien-être social des citoyens vulnérables.

Cette initiative illustre l’engagement de l’hôpital à aller au-delà des soins médicaux, en contribuant également à l’amélioration des conditions de vie et au renforcement de la dignité et de l’espoir des bénéficiaires.

IBUKA et le District saluent l’initiative de l’Hôpital de Nyagatare

Nyinawumuntu Judith a salué l’initiative et l’engagement du personnel de l’hôpital ainsi que des centres de santé qui lui sont affiliés.
Nyinawumuntu Judith a salué l’initiative et l’engagement du personnel de l’hôpital ainsi que des centres de santé qui lui sont affiliés.

Dans son allocution, la Vice-Présidente d’IBUKA, Madame Nyinawumuntu Judith, a vivement salué l’action menée par l’Hôpital de District de Nyagatare, rappelant que le bénéficiaire figurait déjà sur la liste des survivants nécessitant une réhabilitation de logement. Elle a souligné que, bien que plus de mille maisons nécessitent encore des réparations, rendant le processus complexe, de telles actions constituent un signe fort de solidarité et d’engagement envers les survivants du génocide contre les Tutsi au Rwanda.

Elle a également apprécié le fait que l’hôpital ait aidé une autre veuve de la cellule de Rutaraka, dans le secteur de Nyagatare, à trouver un logement, appelant l’institution à poursuivre son implication dans les programmes de soutien aux personnes vulnérables.
Madame Judith a par ailleurs salué les efforts de la direction de l’hôpital pour faciliter l’accès rapide et efficace aux soins de santé, déclarant : « Vous faites un travail remarquable, que Dieu vous bénisse. »

La Vice-Maire Murekatete Juliet s’est réjouie de cette initiative et a appelé à ce qu’elle serve d’exemple à d’autres acteurs
La Vice-Maire Murekatete Juliet s’est réjouie de cette initiative et a appelé à ce qu’elle serve d’exemple à d’autres acteurs.

De son côté, la Vice-Maire du District de Nyagatare chargée des affaires sociales, Madame Urekate Juliet, a remercié l’Hôpital de Nyagatare, affirmant avoir été profondément émue en comparant les images de l’ancienne habitation du bénéficiaire à la nouvelle maison construite.

Elle a déclaré : « Nous vous remercions de ne pas vous limiter aux soins de santé, mais de prendre également en compte les conditions de vie des citoyens. C’est une véritable leçon d’humanité et de solidarité. »

Elle a également remercié Son Excellence le Président de la République pour son leadership qui encourage les Rwandais à l’unité et à la solidarité, tout en saluant le personnel de l’hôpital et des centres de santé pour leur contribution. Elle a enfin félicité l’entrepreneur David Gatabazi pour son intégrité et la qualité du travail réalisé, annonçant que le District continuera à accompagner Gatete Emmanuel dans d’autres initiatives, notamment la mise en place d’un jardin potager et l’accès à l’électricité.

Engagement de l’Hôpital de District de Nyagatare

Le Directeur Général de l’Hôpital de District de Nyagatare, Dr Ndayambaje K. Eddy, affirme que le personnel avec lequel il travaille assure non seulement les soins médicaux, mais veille également au bien-être social des patients qu’il prend en charge
Le Directeur Général de l’Hôpital de District de Nyagatare, Dr Ndayambaje K. Eddy, affirme que le personnel avec lequel il travaille assure non seulement les soins médicaux, mais veille également au bien-être social des patients qu’il prend en charge

Dans son discours, le Directeur Général de l’Hôpital de District de Nyagatare, Dr Ndayambaje K. Eddy, a souligné que cette action incarne les valeurs fondamentales du pays et de l’institution, notamment l’unité, la solidarité, la prise en charge des plus vulnérables et l’engagement à ne laisser aucun citoyen de côté.

Il a indiqué que la construction de la maison a coûté plus de 5,5 millions de francs rwandais, précisant que cette réalisation ne se résume pas à un investissement financier, mais reflète surtout l’esprit de générosité et de dévouement du personnel de l’hôpital et des centres de santé affiliés.

Il a ajouté : « Nous œuvrons pour que nos professionnels de santé ne soignent pas uniquement le corps, mais aussi le cœur de la communauté rwandaise. »

Le Directeur Général a remercié les autorités du District et les services de sécurité pour leur coopération constante et leur soutien aux initiatives visant à améliorer le bien-être social, réaffirmant l’engagement de l’Hôpital de District de Nyagatare à contribuer durablement au développement et à la stabilité du district.

Un projet de logement durable

Avant cette intervention, Gatete Emmanuel vivait dans une maison vétuste construite en terre, dépourvue de fondations solides, avec une toiture usée et des murs fragilisés, exposée à un risque d’effondrement. Après une évaluation technique, il a été décidé de démolir entièrement l’ancienne structure et de construire une maison moderne et durable.

La nouvelle maison comprend deux chambres et un salon, avec des fondations en pierre, une toiture neuve, un sol en ciment, des murs peints, ainsi que des portes et fenêtres modernes. Une cuisine, une salle de bain et des toilettes ont également été construites, en plus de l’installation d’un réservoir d’eau de 1 000 litres, garantissant des conditions de vie sûres et dignes au bénéficiaire.

Témoignage du bénéficiaire

Très ému, Gatete Emmanuel a remercié Son Excellence le Président de la République pour la vision éclairée qu’il insufflle au peuple rwandais.
Très ému, Gatete Emmanuel a remercié Son Excellence le Président de la République  Paul KAGAME pour la vision éclairée qu’il insufflle au peuple rwandais.

Dans son témoignage, Gatete Emmanuel a exprimé sa profonde gratitude à Son Excellence le Président de la République pour son appel constant à l’unité et à la solidarité nationale. Il a également remercié la direction et le personnel de l’Hôpital de District de Nyagatare pour leur générosité et leur soutien, affirmant que cette aide lui a redonné espoir, dignité et sérénité.

UWAMALIYA Mariette

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Violences basées sur le genre : de plus en plus d’hommes osent briser le silence au Rwanda https://lemetredekop.com/violences-basees-sur-le-genre-de-plus-en-plus-dhommes-osent-briser-le-silence-au-rwanda/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=violences-basees-sur-le-genre-de-plus-en-plus-dhommes-osent-briser-le-silence-au-rwanda https://lemetredekop.com/violences-basees-sur-le-genre-de-plus-en-plus-dhommes-osent-briser-le-silence-au-rwanda/#respond Thu, 08 Jan 2026 10:27:41 +0000 https://lemetredekop.com/?p=641 Le nombre d’hommes victimes de violences basées sur le genre (VBG) a fortement augmenté ces...

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Le nombre d’hommes victimes de violences basées sur le genre (VBG) a fortement augmenté ces dernières années au Rwanda. Selon les données publiées par l’Institut National de la Statistique du Rwanda (NISR), 349 hommes ont été victimes de violences sexuelles en 2023, contre 2 748 en 2024.

Ces chiffres ont été rendus publics le 31 décembre 2025 dans le rapport annuel du NISR, le Rwanda Statistical Yearbook.

Le poids de la culture et du silence

Il y a quelques années, les hommes déclaraient rarement les violences sexuelles ou domestiques dont ils étaient victimes. Dans une interview accordée à Family Magazine, l’ancien Secrétaire général du Bureau d’Investigation du Rwanda (RIB), le Colonel Jeannot Ruhunga, expliquait que des facteurs culturels empêchaient les hommes de porter plainte.

Dans la culture rwandaise, l’homme est souvent perçu comme le pilier du foyer, responsable de la sécurité et du bien-être de la famille. Cette perception rend difficile l’expression des émotions ou la reconnaissance d’une situation de vulnérabilité.

Plusieurs hommes affirment que reconnaître avoir été violenté par leur épouse est socialement perçu comme un signe de faiblesse. Par peur de la stigmatisation, beaucoup préfèrent garder le silence.

Conflits recurrents au sein des menages

Le RIB a à plusieurs reprises exprimé ses inquiétudes concernant les violences domestiques. Il arrive fréquemment que des femmes portent plainte contre leurs conjoints pour violences, avant de demander leur libération.

Cette situation est souvent liée à la pauvreté et à la dépendance économique. L’incarcération du principal soutien financier du ménage entraîne rapidement des difficultés.

Sensibilisation ou evolution des mentalites ?

Les statistiques du NISR indiquent qu’en 2024, 3 233 hommes victimes de violences basées sur le genre ont été pris en charge dans les centres Isange One Stop Center.

Parmi eux, 2 748 ont subi des violences sexuelles, tandis que 485 ont été victimes de violences physiques.

En janvier 2025, le Parquet général a annoncé avoir traité 8 129 dossiers liés aux violences basées sur le genre en 2024.

Les femmes restent les principales victimes

En 2024, 23 152 femmes victimes de VBG ont été enregistrées dans les centres Isange One Stop Center, contre 21 605 en 2023.

Article original en Kinyarwanda par Peace Hillary

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