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Technology - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com ACTUALITE DE GRAND LACS Mon, 25 May 2026 13:54:11 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://lemetredekop.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-Screenshot-2026-07-05-141430-150x112.png Technology - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com 32 32 Nyagatare mise sur son potentiel agricole pour créer des richesses chez les jeunes https://lemetredekop.com/nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes https://lemetredekop.com/nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes/#respond Mon, 25 May 2026 13:54:11 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7669 Dans l’Est du Rwanda, le district de Nyagatare possède l’un des plus grands potentiels agricoles...

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Dans l’Est du Rwanda, le district de Nyagatare possède l’un des plus grands potentiels agricoles et pastoraux du pays. Ses vastes terres, son climat favorable et sa tradition d’élevage en font une région stratégique pour l’économie nationale. Pourtant, malgré ces atouts, les investissements des jeunes dans l’agriculture et l’élevage restent encore faibles, alors même que le marché offre d’énormes opportunités.

Aujourd’hui, les autorités locales veulent changer cette réalité. Leur ambition est claire : faire de la jeunesse le moteur d’une nouvelle génération d’agrobusiness moderne, rentable et technologique.

Le constat est sans appel. Selon les données de National Institute of Statistics of Rwanda (NISR), près de 58 % à 60 % des terres du Rwanda sont consacrées à l’agriculture, un secteur qui demeure l’un des piliers de l’économie nationale. Toutefois, l’adoption des semences améliorées et des technologies agricoles modernes reste encore limitée, en particulier chez les petits producteurs.

A Nyagatare, cette situation contraste fortement avec les besoins réels du marché. Le maire du district, Kakooza Henry, estime que les jeunes représentent la meilleure chance pour moderniser l’agriculture et l’élevage.

« Les jeunes comprennent vite, ils sont ouverts au changement et capables d’utiliser les nouvelles technologies », explique-t-il.

Le maire intérimaire du district de Nyagatare, Kakooza Henry, encourage les jeunes à investir dans les opportunités du secteur agri-élevage
Le maire intérimaire du district de Nyagatare, Kakooza Henry, encourage les jeunes à investir dans les opportunités du secteur agri-élevage.

Dans le secteur laitier par exemple, les opportunités sont immenses. L’usine de transformation de lait d’Inyange aurait besoin d’environ 650 000 litres de lait par jour, mais n’en reçoit actuellement qu’entre 120 000 et 130 000 litres, selon les responsables du district. Ce déficit illustre à lui seul l’ampleur du marché encore inexploité.

Pour les autorités, cela signifie qu’il ne s’agit plus seulement de produire pour survivre, mais de produire pour un marché déjà existant.

Le même constat est fait dans la viande bovine. Des investisseurs cherchent désormais des fournisseurs capables d’exporter vers des marchés régionaux comme la République démocratique du Congo ou le Congo-Brazzaville. Pourtant, beaucoup de jeunes hésitent encore à investir dans ces secteurs, souvent perçus comme pénibles ou réservés aux générations plus âgées.

Cette hésitation s’explique notamment par le manque de capital, l’accès limité aux équipements modernes et une faible culture entrepreneuriale dans l’agriculture. Plusieurs terres familiales restent également sous-exploitées.

Face à cela, le district veut désormais créer un rapprochement entre les jeunes et les propriétaires terriens, principalement leurs parents, afin que ces terres soient valorisées.

« Nous voulons identifier les jeunes prêts à travailler et les connecter aux familles qui possèdent des terres mal exploitées », affirme le maire.

Mais la nouvelle agriculture que veut promouvoir Nyagatare ne ressemble plus à celle d’autrefois. Les autorités et les partenaires du secteur misent désormais sur l’innovation et les technologies agricoles.

Des entreprises privées commencent déjà à introduire des solutions modernes capables d’augmenter la productivité tout en réduisant les coûts.

C’est le cas de la société LE and LI, qui propose des herbicides modernes utilisés notamment dans les cultures de maïs et de sorgho. Selon Mucyo Karuhura Adoratrice, ces produits permettent de réduire les dépenses liées au désherbage manuel tout en améliorant les rendements agricoles grâce à une meilleure fertilisation des sols après décomposition des herbes.

Ikuzwe Benithe,agent de VETRAC
Ikuzwe Benithe, agent de VETRAC

Dans l’élevage aussi, la technologie gagne du terrain. L’entreprise VETRAC développe des outils numériques permettant de surveiller l’état de santé du bétail, détecter rapidement certaines maladies et améliorer le suivi des troupeaux.

Pour Ikuzwe Benithe, ces innovations ouvrent la voie à une nouvelle catégorie d’entrepreneurs ruraux : des jeunes capables de gagner de l’argent grâce à l’agritech et aux services numériques liés à l’élevage.

Au Rwanda, plusieurs études montrent déjà que l’agriculture moderne attire progressivement une nouvelle génération de diplômés et de jeunes entrepreneurs. Toutefois, les experts estiment que le principal défi reste de transformer la perception de l’agriculture : passer d’une activité de subsistance à un véritable business.

A Nyagatare, cette transition semble désormais engagée. Entre le déficit de production laitière, les marchés régionaux en expansion et l’arrivée des nouvelles technologies, le district dispose d’un terrain favorable pour faire émerger une jeunesse entrepreneuriale tournée vers l’agriculture et l’élevage modernes.

Reste maintenant à savoir si cette jeunesse répondra présente à l’appel.

 

Par Mariette UWAMALIYA

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Afrique : la nouvelle frontière de l’inclusion financière numérique https://lemetredekop.com/afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique https://lemetredekop.com/afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique/#respond Wed, 11 Mar 2026 09:33:42 +0000 https://lemetredekop.com/?p=742 Portée par l’essor du mobile, l’innovation des fintech et la mise en place d’infrastructures publiques...

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Portée par l’essor du mobile, l’innovation des fintech et la mise en place d’infrastructures publiques numériques, l’inclusion financière progresse rapidement en Afrique. Réunis à Kigali lors de l’Inclusive FinTech Forum 2026, banquiers, régulateurs et entrepreneurs ont plaidé pour une coopération renforcée afin d’étendre l’accès aux services financiers à des millions d’Africains encore exclus du système bancaire.

Une révolution silencieuse

L’Afrique connaît l’une des mutations financières les plus rapides au monde. Dans un continent où, pendant longtemps, l’accès aux services bancaires était limité aux grandes villes, la combinaison entre technologie mobile, innovation fintech et infrastructures publiques numériques transforme progressivement le paysage financier.

Aujourd’hui, les banques, les entreprises technologiques et les opérateurs de téléphonie mobile multiplient les partenariats afin de proposer des services financiers accessibles via les téléphones portables. Une évolution majeure dans des économies où la construction d’agences bancaires reste coûteuse et où de nombreuses communautés vivent loin des centres urbains.

Cette dynamique a été largement débattue à Kigali ce mardi 10 mars 2026, lors de l’Inclusive FinTech Forum 2026, devenu en quelques années l’un des rendez-vous majeurs de la finance numérique africaine.

Les limites du modèle bancaire traditionnel

Dans plusieurs pays africains, le modèle classique reposant sur les agences physiques ne suffit plus à répondre aux besoins des populations.

Selon Zahid Mustafa, directeur général de I&M Bank Tanzania, les banques ont été contraintes d’innover pour atteindre les populations non bancarisées.

En Tanzanie, par exemple, environ 44 banques se partagent près de mille agences seulement. Dans un pays à forte population rurale, cette couverture reste largement insuffisante.

Pour contourner cette contrainte, les institutions financières se tournent vers l’agent banking, qui permet à des commerçants locaux d’offrir certains services bancaires, mais surtout vers les solutions numériques accessibles via téléphone mobile.

Le téléphone portable, banque de poche des Africains

La véritable révolution de l’inclusion financière africaine vient de l’intégration des services bancaires dans les téléphones mobiles.

Grâce aux partenariats entre banques, fintech et opérateurs télécoms comme Airtel, des millions d’utilisateurs peuvent aujourd’hui effectuer des paiements, envoyer de l’argent, épargner ou contracter un prêt sans jamais se rendre dans une agence bancaire.

Un exemple illustratif est celui de la plateforme de prêts numériques lancée en Tanzanie par I&M Bank en partenariat avec une fintech et un opérateur télécom. Trois ans après son lancement, le service compte environ six millions d’utilisateurs, dont près de 1,4 million empruntent chaque mois.

La technologie permet ainsi à une institution financière qui servait autrefois quelques dizaines de milliers de clients dans ses agences d’atteindre désormais plusieurs millions d’utilisateurs.

Les infrastructures publiques numériques, colonne vertébrale du système

Au-delà des innovations privées, les experts soulignent que l’inclusion financière repose de plus en plus sur les infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure – DPI).

Ces systèmes comprennent, notamment, l’identité numérique, les plateformes de paiement interopérables et les registres de données sécurisés.

Selon Elisee Kamanzi, responsable du développement des entreprises à la Mastercard Foundation, ces infrastructures permettent de réduire les coûts d’accès aux services financiers et d’étendre leur couverture aux zones les plus reculées.

Des organisations internationales comme la Banque mondiale soulignent d’ailleurs que les systèmes d’identité numérique et les plateformes de paiement interopérables jouent un rôle déterminant dans l’inclusion financière, car ils facilitent l’ouverture de comptes, l’authentification des utilisateurs et les transactions sécurisées.

L’importance des partenariats

Pour Sitah Lang’o, responsable régionale pour l’Afrique de l’Est et de l’Ouest au sein de SWIFT, la collaboration entre acteurs du secteur est devenue indispensable.

Les fintech apportent l’innovation et l’analyse des données, les banques fournissent le capital et l’infrastructure financière, tandis que les opérateurs télécoms offrent un accès direct à des millions d’utilisateurs via leurs réseaux mobiles.

Sans ces collaborations, les solutions restent fragmentées et difficiles à déployer à grande échelle.

De l’accès à l’usage réel des services

Cependant, pour les spécialistes de l’inclusion financière, le défi ne consiste plus seulement à ouvrir des comptes bancaires.

Il s’agit désormais d’encourager l’utilisation effective des services financiers afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Agbitor Kwashie, responsable des opérations et des risques chez Accion, rappelle que l’inclusion financière doit permettre aux individus et aux entreprises de développer leurs activités, d’épargner et de mieux gérer les risques.

Selon les données de la Banque mondiale, près de la moitié des adultes d’Afrique subsaharienne disposent aujourd’hui d’un compte financier, souvent mobile , contre seulement 23 % en 2011. Une progression spectaculaire qui témoigne de l’impact des innovations numériques sur le continent.

Kigali, laboratoire africain de la finance numérique

Pour de nombreux observateurs, Rwanda s’impose progressivement comme l’un des laboratoires africains de la transformation numérique.

Grâce à ses investissements dans l’identité numérique, les paiements électroniques et les services publics digitalisés, le pays ambitionne de devenir un hub régional de la fintech.

A mesure que les infrastructures publiques numériques se développent et que les partenariats entre banques, fintech et télécoms se multiplient, l’Afrique pourrait bien réussir là où d’autres régions ont échoué : construire un système financier réellement inclusif, capable d’atteindre chaque citoyen, même dans les zones les plus reculées.

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Muvumba Multipurpose Dam : le pari hydraulique qui peut transformer Nyagatare https://lemetredekop.com/muvumba-multipurpose-dam-le-pari-hydraulique-qui-peut-transformer-nyagatare/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=muvumba-multipurpose-dam-le-pari-hydraulique-qui-peut-transformer-nyagatare https://lemetredekop.com/muvumba-multipurpose-dam-le-pari-hydraulique-qui-peut-transformer-nyagatare/#respond Wed, 04 Mar 2026 07:28:50 +0000 https://lemetredekop.com/?p=730 Dans les plaines ensoleillées de l’est du Rwanda, l’agriculture reste suspendue au rythme incertain des...

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Dans les plaines ensoleillées de l’est du Rwanda, l’agriculture reste suspendue au rythme incertain des saisons. A Nyagatare, un chantier cristallise désormais les espoirs : le Muvumba Multipurpose Dam. Plus qu’un barrage, l’infrastructure se veut un levier de transformation économique pour un district où la terre demeure le principal capital.

« Notre population est agricole à 66 %. Dès que la petite saison des pluies commence, tout le monde est aux champs », rappelle le maire, Henry KAKOOZA. A ces cultivateurs s’ajoutent 39 % d’éleveurs, signe d’une économie encore fortement dépendante des aléas climatiques. Dans ce territoire frontalier, vaste et fertile mais exposé au stress hydrique, la maîtrise de l’eau est devenue un impératif stratégique.

Kabagambe Wilson, président du Conseil du district de Nyagatare, mobilise les communautés autour des projets structurants du district
Kabagambe Wilson, président du Conseil du district de Nyagatare, mobilise les communautés autour des projets structurants du district

Pour les autorités locales, le projet dépasse la seule dimension technique. « Nous avons été élus par la population, nous devons aller à sa rencontre et l’écouter », explique Kabagambe Wilson, président du Conseil du district. « Nous voulons qu’ils comprennent les potentialités du projet et qu’ils s’y préparent dès maintenant », insiste-t-il, convaincu que l’adhésion communautaire conditionnera la réussite du chantier et le développement tous azimuts.

13 000 hectares irrigués : une rupture agricole

A terme, 13 000 hectares seront irrigués. La première phase couvrira 3 000 hectares, avant une extension de 10 000 hectares supplémentaires. Une mutation décisive dans une région où l’agriculture demeure largement saisonnière. La disponibilité permanente de l’eau devrait permettre la multiplication des cycles culturaux, l’amélioration des rendements et une diversification accrue des productions.

En attendant l’achèvement complet des infrastructures, Le district continue de soutenir des solutions transitoires. « Le citoyen qui en a besoin passe par son secteur, l’Etat l’accompagne », précise le maire à propos des équipements d’irrigation individuels encore subventionnés.

Le site du Muvumba Multipurpose Dam, appelé à irriguer 13 000 hectares et à soutenir l’industrialisation locale
Le site du Muvumba Multipurpose Dam, appelé à irriguer 13 000 hectares et à soutenir l’industrialisation locale

Le barrage prévoit également la distribution de 55 000 mètres cubes d’eau potable par jour, afin de répondre aux besoins domestiques et d’anticiper l’expansion urbaine et industrielle.

Energie, industrie et électrification totale

L’ambition énergétique complète l’architecture du projet. Une centrale hydroélectrique intégrée viendra renforcer l’approvisionnement local, à l’heure où Kigali fait de l’industrialisation un moteur de croissance. Déjà, 3 500 ménages ont été raccordés au réseau électrique. « Mais l’objectif est clair : avec les projets en cours et celui qui démarre en septembre, nous devons achever l’électrification de tous les foyers », affirme le maire Kakooza. L’accès universel à l’électricité est présenté comme un préalable à l’essor de l’entrepreneuriat et de l’agro-transformation.

Kakooza Henry, maire du district de Nyagatare, pilote la transformation économique portée par le projet Muvumba Multipurpose Dam
Kakooza Henry, maire intérimaire du district de Nyagatare, pilote la transformation économique portée par le projet Muvumba Multipurpose Dam

Le district met également en avant ses performances administratives. Selon le maire Kakooza Henry,  82 % des 122 contrats de performance annuels (imihigo) sont déjà exécutés. « A ce stade, nous n’avons pas de difficultés majeures », assure l’édile.

L’infrastructure alimentera par ailleurs la future zone industrielle en eau et en énergie, créant les conditions d’un écosystème productif intégré.

Des retombées sociales tangibles

Emmanuel Nsabimana, ouvrier sur le chantier du Muvumba Multipurpose Dam, bénéficie déjà des retombées économiques du projet.
Emmanuel Nsabimana, ouvrier sur le chantier du Muvumba Multipurpose Dam, bénéficie déjà des retombées économiques du projet.

Sur le terrain, les effets se mesurent déjà à l’échelle individuelle. Emmanuel Nsabimana, ouvrier sur le chantier, évoque un revenu journalier passé d’environ 1 000 francs rwandais dans des emplois précaires à près de 2 550 francs selon les heures travaillées. Grâce à son premier salaire, il a loué un champ pour son épouse et envisage d’acquérir du petit bétail. « Ce travail va changer ma vie. Je vais construire ma maison et nous pourrons cultiver sans attendre la pluie », confie-t-il.

Kamaliza Hadjara, employée sur le site depuis un an, illustre l’impact social du chantier sur l’autonomisation des ménages
Kamaliza Hadjara, employée sur le site depuis un an, illustre l’impact social du chantier sur l’autonomisation des ménages

Même trajectoire ascendante pour Kamaliza Hadjara, employée depuis un an sur le site. Elle affirme avoir acheté un terrain et du bétail, consolidant son autonomie économique. Au-delà des indicateurs macroéconomiques, le chantier commence ainsi à redessiner des destins.

Une transformation à encadrer

Pour l’économiste Semana Emmanuel, la réussite ne dépendra pas uniquement de l’infrastructure : « Le défi sera désormais d’accompagner cette transformation : formation des agriculteurs, accès au crédit, organisation des coopératives et intégration dans les chaînes de valeur. Sans cet écosystème, l’infrastructure risque de ne pas produire tout son effet multiplicateur. »

A Nyagatare, cependant, l’optimisme prévaut. Pensé comme un complexe polyvalent; irrigation, eau potable, énergie et potentiel touristique , le barrage ambitionne de convertir l’eau en richesse durable. Dans cette partie orientale du Rwanda longtemps perçue comme périphérique, le projet symbolise une nouvelle centralité : celle d’un territoire déterminé à transformer ses ressources naturelles en moteur de prospérité.

Par UWAMALIYA Mariette

 

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Rwanda turns to technology to address unplanned urban housing https://lemetredekop.com/rwanda-turns-to-technology-to-address-unplanned-urban-housing/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rwanda-turns-to-technology-to-address-unplanned-urban-housing https://lemetredekop.com/rwanda-turns-to-technology-to-address-unplanned-urban-housing/#respond Mon, 16 Feb 2026 09:03:09 +0000 https://lemetredekop.com/?p=694 At dawn in Batsinda, on the outskirts of Kigali, the city reveals its contradictions. Concrete...

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At dawn in Batsinda, on the outskirts of Kigali, the city reveals its contradictions. Concrete skeletons of unfinished buildings rise beside clusters of iron-sheet houses built incrementally, often without formal approval. Narrow footpaths double as drainage channels, and construction sites operate quietly, sometimes beyond the reach of inspectors.

The scene captures a central tension in Rwanda’s urban transition: a country pursuing highly planned, technology-driven cities while a majority of its urban residents still live outside formal planning systems.

According to Rwanda’s 2023 Voluntary National Review, drawing on the 2021/22 Joint Sector Review on Urbanization and Rural Settlement, about 63% of the country’s urban population lived in unplanned settlements as of 2022.

This pattern reflects broader structural pressures. In its report Rwanda Secondary Cities Urbanization Review 2024–2025, UN-Habitat notes that rapid urban growth, when not matched with affordable housing and effective land management, almost inevitably leads to informality.

In Rwanda’s context, “unplanned settlements” refer to residential areas developed without approved master plans, formal building permits, or adequate access to basic services such as roads, drainage and sanitation. These areas are neither entirely informal nor fully compliant with urban regulations.

A fast-growing urban future

Urbanization is central to Vision 2050, Rwanda’s long-term development strategy. The plan aims to increase the share of the population living in urban areas from 22.9% in 2022 to 70% by 2050, one of the most ambitious urban transitions on the continent.

Yet growth has consistently outpaced the supply of serviced land and affordable housing.

“Urbanization in Rwanda is advancing faster than the supply of serviced land and affordable housing,” says Semana Pontien, an urban development specialist with UN-Habitat Rwanda. “Without deliberate inclusion, cities risk formalizing inequality rather than reducing it.”

Revised National Urbanization Policy signing
Revised National Urbanization Policy signing

In response, the government adopted a revised National Urbanization Policy (NUP 2025) in February 2025, replacing the 2015 framework whose implementation struggled to contain informal expansion.

While the earlier policy laid strong foundations, its impact was uneven.

“Policy design was strong, but implementation capacity, especially at district level, remained a major bottleneck,” says Engineer Uwimana Faustin, a senior urban planner familiar with the rollout. Budget constraints, weak coordination, and limited enforcement capacity allowed informal settlements to expand, particularly along fast-growing urban corridors.

Speaking at a media training in Rubavu in October 2025, Uwayezu Servile, an economist at the Ministry of Infrastructure (MININFRA), acknowledged these challenges.

“We have planning standards in place, but enforcement has struggled to keep pace with rapid urban growth,” he said. “That gap has created room for irregular construction and informality.”

Digitizing urban control

Officials at the launch of KUBAKA, a national construction-permit management platform operated by the Rwanda Information Society Authority (RISA)-Photo by RISA
Officials at the launch of KUBAKA, a national construction-permit management platform operated by the Rwanda Information Society Authority (RISA)-Photo by RISA

The revised NUP 2025 marks a shift in approach. Digital tools are now positioned as instruments to improve transparency, reduce discretion, and restore public oversight in urban governance, aligning with Rwanda’s broader investment in Digital Public Infrastructure (DPI).

At the April 2025 launch of the policy and a new digital building permit system, Minister of Infrastructure Dr Jimmy Gasore described the reforms as part of Rwanda’s digital transformation under the National Strategy for Transformation (NST2).

“Planning systems must become faster, more transparent and citizen-centred,” he said.

At the centre of this effort is KUBAKA, a national construction-permit management platform operated by the Rwanda Information Society Authority (RISA). Rolled out under the Rwanda Digital Acceleration Project (RDAP) with World Bank support, KUBAKA is designed to standardize building approvals and limit discretionary decision-making.

In practical terms, the system uses automated rule-checks, commonly referred to as algorithms, to verify whether a proposed building complies with approved zoning, density limits, and environmental standards.

“KUBAKA creates a clear and traceable pathway for every construction permit application,” says Dr Kimonyo Dan, an expert involved in the rollout. “It reduces informal interference and improves predictability for applicants.”

The platform replaces the Building Permit Management Information System (BPMIS) introduced in 2016. Applicants can now submit documents online, track progress in real time, and receive permits digitally.

According to Alphonse Rukaburandekwe, Director General of the Rwanda Housing Authority, the reform aims to ensure that “urban growth follows approved master plans, respects environmental requirements, and adopts required density standards.”

Speed is its most visible promise. Processes that once took weeks are now expected to take days if applications are complete.

When digital systems meet real lives

For some, the platform works.

Jean de Dieu Nshimiyimana at the construction site in BUgesera
Jean de Dieu Nshimiyimana at the construction site in Bugesera

In Bugesera, small contractor Jean de Dieu Nshimiyimana says KUBAKA helped him regularize a residential project after earlier delays. “Before, I had to move from office to office. Now I can see exactly where my file is,” he says.

But for others, access remains elusive.

In Rwamagana, Marie Mukansanga, a resident expanding her family home, says she abandoned the process altogether. “I don’t own a smartphone, and cyber cafés charge money I don’t always have,” she explains. “I didn’t understand the technical language on the platform.”

The city of Rwamagana is growing fast
The city of Rwamagana is growing fast

The risk of digital exclusion

World Bank project documents 2024-2025 caution that digital efficiency does not automatically translate into inclusion. “Barriers such as the cost of internet bundles, limited access to smartphones, low digital literacy, language barriers, and the absence of local support desks risk excluding low-income households” say the documents.

As of January 2025, Rwanda had 4.93 million internet users, an internet penetration rate of 34.2%, according to DataReportal.

“There are also concerns about data security and oversight as more public services move online,” warns Kamanayo Cyimana Anatole, a Kigali-based digital rights advocate.

Housing-rights groups echo the concern.

“A digital platform cannot replace local guidance,” says Nyirafaranga Nancy Caroline, a housing-rights advocate in Rwamagana. “Without community-level assistance, small builders remain locked out of the formal system.”

On its website, UN-Habitat has repeatedly warned against equating smart cities with technology alone.

“A smart city is not defined by platforms,” the agency notes. “It is defined by how well it serves all residents, especially the most vulnerable.”

Who will measure success?

PHOTO-UN-HABITAT RWANDA
PHOTO-UN-HABITAT RWANDA

As implementation of NUP 2025 accelerates, accountability becomes central. Monitoring responsibility lies with MININFRA, district authorities, and the National Institute of Statistics of Rwanda (NISR), which tracks urban housing indicators through household surveys and administrative data.

Success will be measured by reductions in new unplanned settlements, faster permit approval times, increased compliance rates, and improved access to affordable housing, according to policy documents.

“Digital reforms work best when citizen feedback is built into the system and acted upon,” says Dr Kamanayo Oscar, a private expert monitoring public-sector digitalization.

A high-stakes wager

From Kigali’s outskirts to secondary cities such as Rwamagana and Bugesera, Rwanda’s urban future is being shaped by rules embedded in software as much as by concrete and asphalt.

“The success of digital urban reform should not be measured by how many platforms are launched,” says Engineer Shirimpumu Sam, “but by whether they expand opportunity, dignity and belonging for ordinary citizens.”

Rwanda has placed a bold wager on technology to bring order to rapid urban growth. Whether it succeeds will depend on whether digital tools help build not just smarter cities, but fairer ones.

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Quand le mobile money est enterré avec les morts au Rwanda https://lemetredekop.com/quand-le-mobile-money-est-enterre-avec-les-morts-au-rwanda/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=quand-le-mobile-money-est-enterre-avec-les-morts-au-rwanda https://lemetredekop.com/quand-le-mobile-money-est-enterre-avec-les-morts-au-rwanda/#respond Wed, 04 Feb 2026 09:42:36 +0000 https://lemetredekop.com/?p=670 Par une après-midi calme à Nyamirambo, quartier populaire et animé de la ville de Kigali,...

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Par une après-midi calme à Nyamirambo, quartier populaire et animé de la ville de Kigali, Jeanette est assise avec ses frères et sœurs. Devant eux, le téléphone de leur frère décédé brutalement. Il n’a laissé que peu de biens matériels, mais sur son compte de mobile money reposent plus de 600 000 francs rwandais, désormais inaccessibles.

« Nous pensions que la procédure serait simple », raconte-t-elle. « Aller chez MTN, présenter l’acte de décès et récupérer l’argent. Au lieu de cela, on nous a renvoyés vers les tribunaux. Des mois plus tard, après des dépenses en documents et en transport, nous n’avons rien obtenu. Nous avons enterré notre frère, et avec lui, son argent. »

Son témoignage est loin d’être isolé. À travers le pays, de nombreuses familles savent que des sommes parfois vitals, destinées à couvrir les frais funéraires, les frais scolaires ou des dettes médicales, dorment sur des cartes SIM devenues muettes. Pour beaucoup, cet argent semble perdu à jamais.

Des opérateurs liés par la réglementation

Les sociétés de mobile money se défendent toutefois de toute négligence. Un agent du service clientèle de MTN Rwanda explique que la prudence est de mise :

« Nous ne pouvons pas libérer des fonds simplement parce qu’une personne affirme être un proche. Pour éviter la fraude, nous exigeons des documents clairs : acte de décès, résolution du conseil de famille, voire une décision de justice. Sans cela, l’entreprise pourrait être poursuivie pour avoir remis l’argent à un héritier illégitime. »

Une position juridiquement compréhensible, mais qui laisse de nombreuses familles démunies dans des moments déjà marqués par le deuil.

La loi avant l’émotion

La Banque nationale du Rwanda (BNR) insiste, de son côté, sur la nécessité de préserver l’ordre légal. Un responsable de l’institution précise :

« La loi prévoit qu’après cinq ans d’inactivité, les soldes non réclamés soient transférés à la banque centrale. Les familles peuvent toujours les récupérer, à condition de présenter les documents requis. Cette procédure protège les héritiers légitimes et prévient les abus. »

Pour de nombreux citoyens, ces explications restent pourtant théoriques. Les démarches judiciaires, les frais et la complexité administrative constituent des obstacles majeurs, en particulier pour les populations rurales.

Une injustice cachée dans la paperasse ?

Des juristes estiment que le cadre actuel est trop lourd pour le citoyen moyen. Me Juliette Kavaruganda, avocate à Kigali, dénonce un système inadapté :

« Imaginez une veuve dans un village reculé. Elle ne sait même pas par où commencer et n’a pas les moyens de payer un avocat. Le temps qu’elle comprenne la procédure, l’argent est déjà transféré ailleurs. C’est une injustice dissimulée derrière la paperasse. »

À Nyagatare, un agriculteur âgé sourit amèrement lorsqu’on évoque le portefeuille mobile de son père défunt :
« Nous l’avons enterré dignement. Mais nous savons que son téléphone contenait de l’argent. Aujourd’hui, c’est comme s’il avait été enterré avec lui. Hériter d’une vache est plus simple que d’hériter du mobile money, alors que beaucoup de gens ont désormais plus d’argent sur leur téléphone que chez eux. »

Vers une réforme nécessaire

Les appels à une réforme se multiplient. À Muhanga, Jean Bosco Mukunzi estime qu’un passage systématique par les tribunaux est excessif :
« Tout comme les banques permettent de désigner un bénéficiaire ou un proche, les opérateurs de téléphonie devraient autoriser les abonnés à nommer un héritier lors de l’ouverture d’un compte mobile money. »

Dans les zones rurales, la sensibilisation et la proximité administrative sont jugées essentielles. Aline Uwimana, résidente de Nyagatare, plaide pour un rôle accru des autorités locales :
« Les familles n’ont pas les moyens de recourir à des avocats. Si les autorités locales pouvaient vérifier et traiter ces demandes, cela ferait gagner du temps et éviterait que les gens perdent espoir. »

Des experts en droit financier comme Sinamenye Martin soulignent également l’intérêt de s’inspirer des pays voisins. En Ouganda, les familles doivent présenter un acte de décès et des lettres d’administration pour accéder aux fonds mobile money d’un défunt, une procédure parfois longue mais encadrée. Au Kenya, Safaricom permet à un proche enregistré de récupérer le solde M-Pesa sur présentation de documents officiels, avant un éventuel transfert vers l’Autorité des avoirs financiers non réclamés.

Selon Sinamenye Martin, des mécanismes similaires pourraient aider le Rwanda à trouver un équilibre entre sécurité juridique et compassion, afin que l’argent numérique des défunts ne disparaisse pas dans les méandres administratifs.

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Urbanisation au Rwanda: quand le numérique tente de remettre de l’ordre https://lemetredekop.com/urbanisation-au-rwanda-quand-le-numerique-tente-de-remettre-de-lordre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=urbanisation-au-rwanda-quand-le-numerique-tente-de-remettre-de-lordre https://lemetredekop.com/urbanisation-au-rwanda-quand-le-numerique-tente-de-remettre-de-lordre/#respond Tue, 03 Feb 2026 13:30:40 +0000 https://lemetredekop.com/?p=664 À l’aube, à Batsinda, en périphérie de Kigali, la ville dévoile ses contradictions. Des squelettes...

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À l’aube, à Batsinda, en périphérie de Kigali, la ville dévoile ses contradictions. Des squelettes de béton d’immeubles inachevés s’élèvent à côté de regroupements de maisons en tôles, construites par nécessité plus que par planification. De simples sentiers font office de canaux de drainage, tandis que des chantiers opèrent discrètement, souvent sans permis et parfois hors de portée des inspecteurs.

Cette scène illustre une tension centrale de la transition urbaine rwandaise : un pays qui poursuit un modèle de villes hautement planifiées et technologiquement avancées, alors que la majorité de ses citadins vivent encore en dehors des systèmes formels d’aménagement.

Selon le Rapport national volontaire 2023 du Rwanda, s’appuyant sur la Revue sectorielle conjointe 2021/22 sur l’urbanisation et l’habitat rural, environ 63 % de la population urbaine vivait dans des zones non planifiées en 2022 — un indicateur des habitats informels ou semi-formels.

« Une croissance urbaine rapide qui n’est pas accompagnée d’un logement abordable et d’une planification efficace conduit presque inévitablement à l’informalité », note ONU-Habitat dans ses évaluations 2024-2025 des villes secondaires du Rwanda.

Un avenir urbain en accélération

L’urbanisation est au cœur de la Vision 2050, la stratégie de développement à long terme du Rwanda. Celle-ci prévoit de faire passer la proportion de la population vivant en zone urbaine de 22,9 % en 2022 à 70 % d’ici 2050, l’une des transitions urbaines les plus ambitieuses d’Afrique.

Mais la croissance a constamment dépassé l’offre de terrains viabilisés et de logements abordables.

« L’urbanisation au Rwanda progresse plus vite que la mise à disposition de terrains aménagés et de logements accessibles », explique Semana Pontien, spécialiste du développement urbain à ONU-Habitat Rwanda. « Sans une inclusion délibérée, les villes risquent de formaliser les inégalités au lieu de les réduire. »

Pour reprendre le contrôle, le gouvernement a adopté en février 2025 une Politique nationale d’urbanisation révisée (NUP 2025), remplaçant le cadre de 2015, qui peinait à contenir l’expansion informelle.

Si la politique précédente posait des bases solides, sa mise en œuvre a rencontré des difficultés, notamment au niveau des districts.

« La conception de la politique était robuste, mais la capacité de mise en œuvre, en particulier au niveau local, est restée un goulot d’étranglement majeur », souligne l’ingénieur Uwimana Faustin, urbaniste senior ayant suivi son déploiement. Les contraintes budgétaires, la faible coordination et les lacunes en matière de contrôle ont permis la prolifération des quartiers informels, surtout le long des corridors urbains en forte croissance.

La forte demande de logements et les autorisations irrégulières d’utilisation des sols ont aggravé la situation. Lors d’une formation médiatique à Rubavu en octobre 2025, Uwayezu Servile, économiste au ministère des Infrastructures (MININFRA), a pointé les faiblesses du contrôle.

« Nous disposons de normes d’aménagement, mais leur application n’a pas suivi le rythme de la croissance urbaine rapide », a-t-il déclaré. « Cet écart a ouvert la voie aux constructions irrégulières et à l’informalité. »

La numérisation pour reprendre le contrôle urbain

La NUP 2025 marque un changement d’approche. La numérisation, la transparence et la participation citoyenne sont désormais présentées comme des outils centraux de la gouvernance urbaine, en cohérence avec les investissements du Rwanda dans les Infrastructures publiques numériques (DPI).

Lors du lancement de la politique et d’un nouveau système numérique de permis de construire en avril 2025, le ministre des Infrastructures, Dr Jimmy Gasore, a présenté ces réformes comme un pilier de la transformation numérique du pays dans le cadre de la Stratégie nationale de transformation (NST2). « Les systèmes de planification doivent devenir plus rapides, plus transparents et centrés sur le citoyen », a-t-il affirmé.

Au cœur de cette réforme se trouve KUBAKA, une plateforme nationale de gestion des permis de construire opérée par l’Autorité rwandaise de la société de l’information (RISA). Déployée dans le cadre du Rwanda Digital Acceleration Project (RDAP) avec l’appui de la Banque mondiale, KUBAKA vise à instaurer ordre, prévisibilité et traçabilité dans les procédures d’autorisation de construction.

« KUBAKA crée un parcours clair et traçable pour chaque demande de permis de construire », explique Dr Kimonyo Dan, expert impliqué dans son déploiement. « Elle limite les interférences informelles et améliore la prévisibilité pour les demandeurs. »

La plateforme remplace le Building Permit Management Information System (BPMIS), introduit en 2016. Elle permet aux demandeurs de soumettre leurs dossiers en ligne, de suivre l’évolution des demandes et de recevoir les permis approuvés sous format numérique. Surtout, elle vérifie automatiquement la conformité des projets avec les réglementations urbaines les plus récentes.

« KUBAKA apporte des améliorations majeures par rapport à l’ancien BPMIS », souligne Alphonse Rukaburandekwe, directeur général de l’Autorité rwandaise du logement. « Elle garantit une croissance urbaine coordonnée, conforme aux exigences environnementales des plans directeurs, respectant les normes de densité et favorisant la construction formelle. »

La rapidité constitue sa promesse la plus visible. Des procédures qui prenaient autrefois des semaines sont désormais censées être traitées en quelques jours, à condition que les dossiers soient complets. Des réformes similaires ailleurs donnent un aperçu de ce qui est possible: au Bénin, une refonte du système en 2020 a réduit les délais d’approbation d’environ vingt jours.

L’expérience rwandaise s’inscrit dans une tendance continentale plus large. Au Kenya et au Ghana, les réformes numériques foncières et de construction ont simplifié les démarches pour les promoteurs formels, tandis que les quartiers informels restent souvent en marge.

KUBAKA s’inscrit dans un virage numérique plus vaste. Depuis 2023, tous les titres fonciers au Rwanda sont délivrés exclusivement sous forme numérique, mettant fin aux certificats papier. Dès 2020, le gouvernement avait lancé un système en ligne d’information foncière permettant d’accéder aux données détaillées de toute parcelle enregistrée à l’échelle nationale.

Ensemble, ces réformes visent à standardiser les procédures, réduire la prise de décision discrétionnaire et renforcer la redevabilité dans la gouvernance urbaine.

Le risque de l’exclusion numérique

Mais les partenaires au développement avertissent que l’efficacité ne garantit pas automatiquement l’inclusion.

Les documents de projets de la Banque mondiale soulignent que l’élargissement de l’accès, l’abordabilité et les compétences numériques de base sont essentiels à une participation large aux services numériques. À défaut, les bénéfices de la réforme risquent d’échapper aux populations les plus pauvres.

Ce risque est bien réel. En janvier 2025, le Rwanda comptait 4,93 millions d’utilisateurs d’internet, soit un taux de pénétration de seulement 34,2 %, selon DataReportal. De nombreux ménages à faible revenu, en particulier dans les zones périurbaines, ne disposent pas d’une connexion fiable ni d’équipements adaptés.

« Des préoccupations existent également en matière de sécurité des données et de contrôle à mesure que davantage de services publics basculent en ligne », avertit Kamanayo Cyimana Anatole, défenseur des droits numériques à Kigali.

La vie au-delà de la plateforme

Dans des villes en forte croissance comme Rwamagana et Bugesera, les expériences avec le nouveau système sont contrastées. Certains promoteurs saluent des délais plus clairs et une réduction de l’incertitude. D’autres, notamment les petits constructeurs, estiment que le processus numérique reste difficile à maîtriser.

« Une plateforme numérique ne peut pas remplacer l’accompagnement local et les guichets physiques d’assistance », affirme Nyirafaranga Nancy Caroline, militante pour le droit au logement à Rwamagana, dans la province de l’Est. « Sans un appui au niveau communautaire, les constructeurs informels restent exclus du système formel. »

Les principes d’ONU-Habitat mettent en garde contre une vision technocentrée des villes intelligentes.

« Une ville intelligente ne se définit pas par ses plateformes », rappelle le portail d’ONU-Habitat. « Elle se définit par sa capacité à servir tous ses habitants, en particulier les plus vulnérables. La technologie doit favoriser l’inclusion, non la remplacer. »

Alors que la mise en œuvre de la NUP 2025 s’accélère, la redevabilité sera déterminante.

« Les réformes numériques fonctionnent mieux lorsque les retours des citoyens sont intégrés au système et pris en compte », estime Dr Kamanayo Oscar, expert privé suivant la numérisation du secteur public au Rwanda.

Un pari à haut risque

Des périphéries en expansion de Kigali aux villes émergentes comme Rwamagana et Bugesera, l’avenir urbain du Rwanda se dessine autant par les algorithmes que par l’asphalte.

« Le succès de la réforme urbaine numérique ne doit pas se mesurer au nombre de systèmes lancés », conclut l’ingénieur Shirimpumu Sam, « mais à leur capacité à élargir les opportunités, la dignité et le sentiment d’appartenance des citoyens ordinaires. »

“”Le Rwanda a fait le pari audacieux de la technologie pour dompter le chaos urbain. Sa réussite dépendra de la capacité de ces outils numériques à bâtir non seulement des villes plus intelligentes, mais aussi plus justes””,ajoute-t-il.

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Au cœur du Centre rwandais des DPI: Un hub national peut-il reconfigurer l’avenir numérique de l’Afrique ? https://lemetredekop.com/au-coeur-du-centre-rwandais-des-dpi-un-hub-national-peut-il-reconfigurer-lavenir-numerique-de-lafrique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=au-coeur-du-centre-rwandais-des-dpi-un-hub-national-peut-il-reconfigurer-lavenir-numerique-de-lafrique https://lemetredekop.com/au-coeur-du-centre-rwandais-des-dpi-un-hub-national-peut-il-reconfigurer-lavenir-numerique-de-lafrique/#respond Tue, 20 Jan 2026 17:32:28 +0000 https://lemetredekop.com/?p=644 Le Rwanda a officiellement lancé son Centre pour les Infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure...

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Le Rwanda a officiellement lancé son Centre pour les Infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure – DPI), une étape majeure dans l’ambition du pays de bâtir des systèmes numériques inclusifs, interopérables et centrés sur l’humain. Dévoilé en février 2025 lors de l’Inclusive FinTech Forum (IFF) à Kigali, ce Centre positionne le Rwanda comme un pôle régional de conception et de déploiement de biens publics numériques au service de la gouvernance, de la prestation des services et de l’inclusion économique.

Au‑delà des discours officiels et des rubans coupés, une question de fond demeure, bien au‑delà de Kigali : un hub national des DPI peut‑il réellement garantir une gouvernance numérique inclusive, et à quelles conditions peut‑on s’assurer que personne ne soit laissé de côté ?

Une vision politique centrée sur l’humain

Au cœur de cette initiative se trouve un message politique clair : l’infrastructure numérique ne se résume pas à la technologie, elle concerne avant tout les personnes.

« L’infrastructure numérique est l’épine dorsale des économies numériques », explique Innocent Bagamba Muhizi, ancien directeur général de la Rwanda Information Society Authority (RISA). « Elle ouvre la voie à l’inclusion financière, permet des systèmes d’identité numérique fluides et alimente des infrastructures de paiement sécurisées et efficaces. Avec ce Centre, notre objectif est de créer des solutions évolutives et centrées sur l’humain, au bénéfice du Rwanda, de l’Afrique et de la communauté internationale. »

Selon lui, l’ambition rwandaise dépasse largement les frontières nationales. « Nous ne construisons pas seulement pour le Rwanda ; nous construisons pour l’Afrique et pour le monde. Nous invitons les gouvernements, les innovateurs de la fintech, les partenaires au développement et les leaders technologiques à collaborer afin de façonner ensemble l’avenir des infrastructures publiques numériques. »

Un écosystème numérique collaboratif

Le Centre des DPI est né d’une coalition de partenaires publics et philanthropiques, parmi lesquels Co‑Develop, la Fondation Bill & Melinda Gates et Access to Finance Rwanda (AFR), en étroite coordination avec la Banque nationale du Rwanda. Ces partenariats traduisent une volonté commune de développer les DPI comme un bien public, et non comme un système propriétaire.

Pour Access to Finance Rwanda, cette initiative s’inscrit pleinement dans son mandat d’inclusion financière. « Nous sommes ravis de collaborer avec Co‑Develop sur des projets alignés sur notre mission d’amélioration des moyens de subsistance », souligne Jean Bosco Iyacu, directeur général d’AFR. « Ces initiatives renforceront l’inclusion financière, libéreront le potentiel du secteur agricole et élargiront l’accès au crédit. »

Du côté de Co‑Develop, le choix du Rwanda est perçu comme un investissement stratégique dans l’avenir numérique du continent. « Cet engagement représente une avancée majeure vers un Rwanda plus inclusif et numériquement autonome », estime Robert Karanja, directeur principal chez Co‑Develop. « En soutenant ces initiatives clés, nous stimulons la croissance économique, renforçons le secteur agricole et facilitons l’accès aux services financiers. L’expertise locale d’AFR garantit des actions à la fois durables et à fort impact. »

La Fondation Bill & Melinda Gates rappelle, pour sa part, que les investissements dans les DPI exigent une vision de long terme et des partenariats solides. Dans une déclaration plus large sur les infrastructures publiques numériques, la Fondation note qu’« une véritable révolution des infrastructures nécessitera davantage d’investissements, une collaboration accrue entre les secteurs et des partenariats authentiques avec les pays à faible revenu, déjà à l’avant‑garde de ces technologies ». Lors de l’annonce de son soutien à Co‑Develop, qui appuie le Centre rwandais des DPI, la Fondation a réaffirmé « sa volonté de poursuivre un partenariat susceptible d’avoir un impact transformateur ».

De la vision politique à l’impact concret

Contrairement à certaines initiatives numériques essentiellement symboliques, le Centre rwandais des DPI se veut un écosystème vivant : un espace d’expérimentation, de recherche, de collaboration et de mise à l’échelle. Selon la RISA, le Centre accompagnera les gouvernements et les acteurs du secteur privé dans le déploiement d’infrastructures numériques sécurisées, interopérables et évolutives, tout en jouant un rôle d’incubateur pour des solutions DPI émergentes.

Cette approche s’inscrit dans la stratégie plus large de transformation numérique du Rwanda, portée par le Rwanda Digital Acceleration Project (RDAP), un investissement de cinq ans estimé à 200 millions de dollars américains (environ 280 milliards de francs rwandais), financé par la Banque mondiale et la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (AIIB). Le RDAP repose sur quatre piliers : l’accès et l’inclusion numériques, la numérisation des services publics, l’innovation et l’entrepreneuriat, ainsi que le renforcement des capacités institutionnelles.

Parmi les composantes clés figurent les programmes nationaux de littératie numérique, l’accès à des équipements numériques abordables, les systèmes d’identité numérique et les plateformes d’e‑gouvernement interopérables, qui constituent les couches fondamentales des DPI.

Les DPI au service de la santé

Le secteur de la santé offre l’un des exemples les plus concrets de la mise en œuvre des DPI au Rwanda. Lors de l’Africa HealthTech Summit 2025, Antoine Sebera, directeur général de la RISA, a insisté sur le caractère collectif de cette démarche. « Les infrastructures publiques numériques ne doivent pas être perçues comme une intervention isolée ; il s’agit d’un parcours collaboratif », a‑t‑il déclaré.

Il a notamment mis en avant le Centre national d’intelligence sanitaire comme pierre angulaire de la stratégie de santé numérique du pays. « On ne numérise pas un système de santé du jour au lendemain. Tout commence par la collecte et l’intégration des données », a‑t‑il expliqué, soulignant que les systèmes interopérables améliorent déjà la planification, la coordination et la prise de décision.

La question de la gouvernance des données reste centrale. « Nous avons mis en place une loi sur la protection des données et une politique de partage des données afin de garantir des échanges sécurisés et éthiques », a rappelé Sebera, appelant le secteur privé à collaborer avec l’État pour développer des infrastructures de santé numérique évolutives et au service des communautés.

L’Africa HealthTech Summit 2025, tenu du 13 au 15 octobre au Kigali Convention Centre, a réuni ministres de la Santé et des TIC, régulateurs, innovateurs, investisseurs et partenaires au développement. Placé sous le thème « Connected Care: Scaling Innovation Towards Universal Health Coverage », l’événement a exploré le rôle de technologies émergentes – intelligence artificielle, cloud computing, Internet des objets, drones, robotique ou blockchain – dans le renforcement des soins de santé primaires et l’élargissement de l’accès équitable aux services.

Les DPI à l’aune des Objectifs de développement durable

Bien que les infrastructures publiques numériques ne soient pas explicitement mentionnées dans l’Agenda 2030, elles sont de plus en plus reconnues comme des leviers essentiels de réalisation des Objectifs de développement durable (ODD). Au Rwanda, les systèmes d’identification numérique, les plateformes gouvernementales interopérables et les services de paiement numérique s’alignent étroitement sur l’engagement de « ne laisser personne de côté ».

En développant les DPI comme un bien public, le pays contribue aux progrès vers l’ODD 1 sur la réduction de la pauvreté, l’ODD 9 sur l’innovation et les infrastructures, l’ODD 16 sur des institutions efficaces et l’ODD 17 sur les partenariats pour le développement durable.

Cadre juridique et réglementaire

Début 2026, le Rwanda ne disposait pas encore d’une loi spécifique encadrant le Centre des DPI lancé en février 2025. Celui‑ci opère sous le mandat plus large de la RISA, instituée par l’Arrêté présidentiel n° 077/01 du 09/12/2022, chargé de coordonner les stratégies nationales en matière de TIC et de systèmes numériques.

Les experts soulignent toutefois que les activités du Centre s’inscrivent dans les cadres existants de gouvernance des TIC, notamment la loi sur la protection des données et de la vie privée ainsi que les politiques de partage des données. À mesure que l’écosystème des DPI se développera, de nouveaux instruments juridiques pourraient voir le jour afin de renforcer son ancrage institutionnel.

Une invitation continentale

Le message adressé par le Rwanda à la communauté internationale est sans équivoque : le Centre des DPI n’est pas un projet national fermé, mais une plateforme ouverte à la collaboration. Le gouvernement et la RISA invitent les autres États, les innovateurs et les partenaires au développement à co‑créer et à tirer des enseignements de l’expérience rwandaise.

Soutenu par Co‑Develop, Access to Finance Rwanda et la Fondation Bill & Melinda Gates, le Centre est en passe de devenir un hub continental d’innovation, de recherche et d’infrastructures numériques d’intérêt public.

Pour Innocent Bagamba Muhizi, la vision est résolument collective : « Ensemble, nous pouvons construire un avenir où les systèmes numériques servent véritablement chaque Rwandais et chaque Africain. »

Reste toutefois un défi de taille. Les systèmes de paiement interopérables et les plateformes de crédit numérique peuvent élargir l’accès aux services financiers, mais uniquement pour celles et ceux qui savent les utiliser. Jean Bosco Iyacu rappelle que l’interopérabilité est essentielle pour atteindre les communautés mal desservies, notamment les agriculteurs et les petites entreprises. D’autres experts mettent en garde : sans accompagnement ciblé, ces outils risquent de reproduire, voire d’accentuer, les inégalités existantes.

Dans un centre de santé de la province de l’Est, un agent de santé communautaire résume cette ambivalence : « Le reporting numérique a réduit la paperasse et les retards, mais lorsque les systèmes tombent en panne ou que les patients ne comprennent pas l’usage de leurs données, la confiance et l’échange en face à face restent indispensables. La technologie aide, mais elle ne remplace pas les personnes.

« Le fait de savoir si le Centre parviendra réellement à “reconfigurer” l’avenir numérique de l’Afrique dépendra de ce qui se passera au-delà des salles de conférence : la manière dont les agriculteurs accèdent aux services, dont les données des patients sont protégées, dont les communautés marginalisées sont intégrées dans les systèmes numériques, et dont les décideurs publics réagissent lorsque les dispositifs ne fonctionnent pas comme prévu », observe Niyomugabo John, défenseur des droits numériques.

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Inside Rwanda’s DPI Center: Can a national hub rewire Africa’s digital future? https://lemetredekop.com/inside-rwandas-dpi-center-can-a-national-hub-rewire-africas-digital-future/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=inside-rwandas-dpi-center-can-a-national-hub-rewire-africas-digital-future https://lemetredekop.com/inside-rwandas-dpi-center-can-a-national-hub-rewire-africas-digital-future/#respond Fri, 16 Jan 2026 22:19:46 +0000 https://lemetredekop.com/?p=651 By Telesphore KABERUKA Rwanda has formally launched its Center for Digital Public Infrastructure (DPI), marking...

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By Telesphore KABERUKA

Rwanda has formally launched its Center for Digital Public Infrastructure (DPI), marking a significant milestone in the country’s ambition to build inclusive, interoperable, and people-centred digital systems. Unveiled in February 2025 during the Inclusive FinTech Forum (IFF) in Kigali, the Center positions Rwanda as a regional hub for designing and scaling digital public goods that support governance, service delivery, and economic inclusion. Yet beyond the ribbon‑cutting and policy speeches lies a deeper question that matters far beyond Kigali. Can a national DPI hub truly deliver inclusive digital governance, and what does it take to ensure no one is left behind?

At its core, the initiative reflects a clear policy message: “digital infrastructure is not just about technology, but about people”.

“Digital infrastructure is the backbone of digital economies,” said Innocent Bagamba Muhizi, former Chief Executive Officer of the Rwanda Information Society Authority (RISA). “It unlocks opportunities for financial inclusion, enables seamless digital identity systems, and powers secure and efficient payment infrastructures. With this Center, we aim to create scalable and people-centric solutions that will benefit Rwanda, Africa, and the global community.”

Muhizi emphasized that Rwanda’s ambition extends beyond its borders. “We are not just building for Rwanda; we are building for Africa and the world. We invite governments, fintech innovators, development partners, and technology leaders to collaborate with us in shaping the future of digital public infrastructure.”

A collaborative digital ecosystem

The DPI Center was established through a coalition of public and philanthropic partners, including Co-Develop, the Bill & Melinda Gates Foundation, and Access to Finance Rwanda (AFR), alongside close coordination with Rwanda’s central bank. The partnerships underscore a shared commitment to developing DPI as a public good rather than a proprietary system.

For AFR, the Center aligns closely with its financial inclusion mandate. “We are excited to collaborate with Co-Develop on projects that align with our core mission of improving livelihoods,” said Jean Bosco Iyacu, CEO of Access to Finance Rwanda. “These initiatives will enhance financial inclusion, unlock the agriculture sector’s potential, and expand access to credit.”

Co-Develop views Rwanda as a strategic investment in Africa’s digital future. “This investment represents a significant step towards a more inclusive and digitally empowered Rwanda,” said Robert Karanja, Senior Director at Co-Develop. “By supporting these key initiatives, we are fostering economic growth, strengthening the agricultural sector, and enabling greater financial access. AFR’s deep local expertise ensures these efforts will be both impactful and sustainable.”

From the Gates Foundation’s perspective, DPI investments demand long-term commitment and partnership. In a broader statement on digital public infrastructure, the Foundation noted: “A true infrastructure revolution … will take more investment, more collaboration across sectors, and authentic partnership with low-income countries that are already pioneering the technology needed.”

When announcing funding for Co-Develop, which supports Rwanda’s DPI Center, the Foundation added: “We deeply value … your commitment to our common goals and look forward to continuing to partner with you wherever we think we can have a transformative impact together.”

From policy vision to practical impact

Unlike symbolic digital launches, Rwanda’s DPI Center is designed as a living ecosystem, a space for experimentation, research, collaboration, and scaling. According to RISA, the Center will support governments and private-sector actors to deploy secure, interoperable, and scalable digital infrastructures, while also functioning as an incubator for emerging DPI solutions.

This approach mirrors Rwanda’s broader digital transformation strategy under the Rwanda Digital Acceleration Project (RDAP), a five-year, USD 200 million investment (approximately Rwf 280 billion) financed by the World Bank and the Asian Infrastructure Investment Bank (AIIB). RDAP focuses on four pillars: digital access and inclusion, digitization of public services, innovation and entrepreneurship, and institutional capacity building.

Key components include nationwide digital literacy programmes, affordable digital devices, digital identity systems, and interoperable e-government platforms, all of which form the foundational layers of DPI.

DPI and the health sector

Rwanda’s health sector offers one of the clearest examples of how DPI is already being operationalized. Speaking at the Africa HealthTech Summit 2025, Antoine Sebera, CEO of RISA, stressed that DPI is not a standalone intervention.

“Digital Public Infrastructure should not be seen as an isolated approach, it is a collaborative journey,” he said.

Sebera pointed to the National Health Intelligence Centre as a cornerstone of Rwanda’s digital health strategy. “You cannot digitize an entire health system overnight. It starts with data collection and integration,” he explained, noting that interoperable data systems are already enabling better planning, coordination, and decision-making across health services.

Crucially, Sebera highlighted governance safeguards. “We have put in place a Data Protection Law and a Data Sharing Policy to ensure that organizations can exchange information securely and ethically,” he said. “We call upon the private sector to collaborate with government in developing scalable digital health infrastructures that empower communities and accelerate progress toward universal health care.”

The Africa HealthTech Summit 2025, held from October 13 to 15 at the Kigali Convention Centre, brought together ministers of health and ICT, regulators, innovators, investors, and development partners from across the continent. Under the theme “Connected Care: Scaling Innovation Towards Universal Health Coverage (UHC)”, discussions focused on how emerging technologies, including artificial intelligence, cloud computing, IoT, drones, robotics, and blockchain, can strengthen primary healthcare and expand equitable access to services.

DPI through the SDG lens

Although Digital Public Infrastructure is not explicitly named in the 2030 Agenda, it is increasingly recognized as a critical enabler of the Sustainable Development Goals (SDGs). In Rwanda, digital identification systems, interoperable government platforms, and digital payment services align closely with the SDG commitment to “leave no one behind.”

By expanding DPI as a public good, Rwanda is advancing progress toward SDG 1 on poverty reduction, SDG 9 on innovation and infrastructure, SDG 16 on effective institutions, and SDG 17 on partnerships for sustainable development.

Legal and regulatory context

As of early 2026, Rwanda has not enacted a standalone law specifically governing the DPI Center launched in February 2025. The Center operates under the broader digital transformation mandate of RISA, established by Presidential Order No. 077/01 of 09/12/2022, which coordinates national ICT strategies and digital systems.

Experts note that while the Center itself is not yet anchored in a dedicated statute, its operations fall under existing ICT governance frameworks, including Rwanda’s Data Protection and Privacy Law and data-sharing regulations. Additional legal instruments or formal mandates may emerge as the DPI ecosystem expands and matures.

A continental invitation

Rwanda’s message to the international community is explicit. “The DPI Center is not a closed national project but an open platform for collaboration. RISA and the government have extended invitations to other governments, innovators, and development partners to co-create and learn from Rwanda’s experience.

With strong backing from Co-Develop, AFR, and the Gates Foundation, the Center is positioned to become a continental hub for innovation, research, and public-interest digital infrastructure.

As Muhizi concluded, the vision is collective: “Together, we can build a future where digital systems truly serve every Rwandan and African.”

Interoperable payment systems and digital credit platforms, for example, can expand financial access, but only for those who can navigate them. Jean Bosco Iyacu, Chief Executive Officer of Access to Finance Rwanda, has argued that interoperability is critical for reaching underserved communities, especially farmers and small businesses. Yet experts caution that without targeted support, such systems risk reinforcing existing inequalities rather than reducing them.

 

At a health centre in Rwanda’s Eastern Province, a community health worker described the double-edged nature of digitization: “Digital reporting has reduced paperwork and delays, but when systems are down or patients do not understand how their data is used, we still have to rely on trust and face‑to‑face explanations,” she said. “Technology helps, but it does not replace people.” From a public‑interest perspective, the success of the DPI Center will depend not only on technical excellence, but on whether these risks are openly debated and addressed.

“Whether the Center ultimately “rewires” Africa’s digital future will depend on what happens beyond conference halls: how farmers access services, how patients’ data is protected, how marginalized communities are brought into digital systems, and how policymakers respond when things do not work as planned”, notes digital rights advocate Niyomugabo John.

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Connected but excluded: Rwanda’s hidden digital divide https://lemetredekop.com/connected-but-excluded-rwandas-hidden-digital-divide/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=connected-but-excluded-rwandas-hidden-digital-divide https://lemetredekop.com/connected-but-excluded-rwandas-hidden-digital-divide/#respond Sun, 11 Jan 2026 09:25:31 +0000 https://lemetredekop.com/?p=779 Digital Public Infrastructure (DPI), including platforms like IremboGov, has accelerated Rwanda’s shift toward efficient, transparent...

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Digital Public Infrastructure (DPI), including platforms like IremboGov, has accelerated Rwanda’s shift toward efficient, transparent public services. DPI systems are allowing citizens to access documents, make payments, and track applications without traveling from office to office. But experts caution that for DPI to deliver fully on its potential, challenges such as high data costs, limited device ownership, low digital literacy, and power shortages must be addressed proactively. “Without this, DPI could reinforce the inequalities it seeks to solve”.

At Nyagatare market, in the Western Province of Rwanda, Josephine Uwamahoro, a 56‑year‑old farmer, taps nervously on her cracked smartphone, trying to renew her family’s health insurance through IremboGov, Rwanda’s digital services platform. After several attempts, she sighs: “I don’t understand these things. The phone is there, the network is there, but it is useless for me.” Minutes later, an Irembo agent at a kiosk completes the transaction, for a fee.

On a damp morning in the Southern Province, Beatrice Nishimwe wipes rain from her banner: Irembo Agent e‑service here. Within minutes, a line forms, a mother needing a birth certificate, a mason renewing health insurance, a young rider clearing a fine. “Irembo has made things faster,” Beatrice says, juggling two phones. “But for many people, I am the internet.” She means that although services are designed for self‑service, many citizens still depend on agents like her to navigate digital platforms.

 

From paper to portal

 

A report from Cenfri (2024) shows that by late 2024, IremboGov hosted 223 government services, from civil‑status certificates to police and land records, promising access “anytime, anywhere.” Yet only 30 percent of Rwandan households have internet at home, according to the national EICV7 survey (2023/24). For the same survey, connectivity reaches 57 percent in urban areas but drops to 19 percent in rural zones. Two‑thirds of wealthy households are online, compared to barely one in ten of the poorest. “Digitization, in short, does not equal inclusion,” notes digital‑rights advocate Niyomugabo John in Kigali.

When the signal drops, Beatrice switches to USSD *909#*, a text‑menu version of Irembo that works without smartphones or data. Thousands of such agents across Rwanda form a human buffer between digital policy and analogue reality, the living infrastructure of the “paperless” state.

The cost of connection

“Connectivity is expensive,” say several Irembo agents. ITU DataHub (2024) shows that in Rwanda, one gigabyte of data costs about 3 percent of monthly income, above the UN’s 2 percent affordability target and more than twice Kenya’s 1.3 percent. Only 34 percent of Rwandans own a smartphone (ITU DataHub, 2024), leaving millions reliant on agents or USSD. “Electricity is another hurdle; one in five homes lacks power, meaning charging a phone can require a paid trip to a trading centre,” notes Kamana Joseph, an Irembo agent in Nyaruguru District. At Beatrice’s kiosk, 67‑year‑old Anastasie arrives with her grandson to request a single‑status certificate. “He knows the phone,” she laughs to express that technology is the business of the youth. This teamwork mirrors the Digital Ambassadors Program (DAP), launched in 2017 and expanded through 2024, which has trained 3.26 million citizens in basic e‑skills. “Youth trainers guide villagers through menus, identify official messages, and help avoid scams,” says Uwimana Gideon, a volunteer in Nyagatare. Yet according to an AllAfrica‑reported survey summary (2024), female‑headed households are one‑third less likely to have internet access.

Bridging the usage gap

Mobile broadband now blankets most of Rwanda, but coverage does not equal use. The GSMA Mobile Internet Connectivity Report (2023) calls this the usage gap, people who live within signal range but rarely go online. In Beatrice’s queue, the reasons are familiar: “Data is expensive, forms are mostly in English, and we fear making mistakes that complicate our cases,” several users say. While Irembo’s USSD keeps services reachable by text, economist Jeff Kagabo warns it also risks creating “two‑tier citizenship: touchscreen elites versus keypad holdouts.”

Leon Munyabugabo, a moto‑taxi driver in Kigali, juggles a basic phone and a battered smartphone for navigation. “Data is for WhatsApp, not for forms,” he firmly explains . Aline, a student in Musanze, learned to apply for a driving license via a TikTok tutorial. “I am the family secretary,” she laughs, symbolizing how youth act as unpaid digital intermediaries. Francis, a smallholder in Nyagatare, learned from a digital ambassador to renew health insurance by phone, though he still pays to charge it.

To Jeff Kagabo, “these experiences show that in Rwanda, connectivity is a collective effort, not an individual convenience.”

Policies, practices, and persistent gaps

ICT Minister Paula Ingabire acknowledges the paradox. “Our challenge now is not only coverage but usage, enabling citizens to use services meaningfully and affordably,” she told reporters in March 2024. The Digital Acceleration Policy (2022-2027) notes that 92 percent of Rwandans live within network reach, yet only a third have internet access. The plan promises digital‑literacy drives, community hubs, and a future “digital social tariff” for low‑income users.

 

Affordability remains the dominant barrier. RURA telecommunications reports (2023, 2024) show that a typical 1GB bundle costs around RWF 1,200. Average download speeds drop from 24 Mbps in Kigali to 7 Mbps in rural areas. “Operators are being urged to share infrastructure to lower prices,” the reports note.

RISA reports that only 44 percent of its 3.2 million DAP trainees use digital services regularly (RISA, 2024). “Training alone does not equal usage,” a RISA official notes. “Connectivity, literacy, devices, and trust still matter.” The Digital Impact Alliance (DIAL) 2022 case study and JICA’s 2023 e‑services implementation report both show that many Rwandans struggle to complete online services due to data costs, power outages, and lack of smartphones. Multiple studies like IncludePlatform’s 2022 report, document how Irembo agents play a critical intermediary role, especially for users who lack digital access.

Local authorities face similar hurdles. MINALOC reports that Rwanda has 402 sector e‑hubs, but only 61 percent are functional, often due to weak power or limited bandwidth. Among women’s cooperatives trained to use tablets, fewer than half reported continued access afterward. National statistics reinforce the divide: 57 percent of urban households have home internet versus 19 percent in rural areas (EICV7, 2023/24). “Coverage of network access does not imply household connectivity,” the EICV7 warns. “Many households lack devices or data bundles to use services.” Civil‑society groups echo this concern.

The queue speaks

Between optimism and reality lies a stubborn equation: network does not equal connection, and connection does not equal inclusion. Policymakers highlight new data hubs and shared infrastructure; regulators emphasize tariff reforms; and Irembo points to agents “reaching the last mile.” Yet as Beatrice says, “For many people, I’m the internet.”

 

By sunset, she has processed 36 applications, two failing due to bad scans and dropped connections. Asked what would make her day easier, she replies: “Cheaper bundles. Power that stays on. And chairs.”

Her answer reflects Rwanda’s main digital challenges: affordability, infrastructure, and user dignity.

Policy expert Dr. Karahamuheto Stanley proposes three remedies. First, make connectivity genuinely affordable by aligning with the UN Broadband Commission’s target that entry-level broadband should cost less than 2 percent of monthly GNI per capita, a benchmark often measured as 1 GB of data costing no more than 2 percent of monthly income. To reach this goal, the Commission urges governments to adopt measures such as infrastructure sharing, universal service funds, targeted subsidies, social tariffs for low-income households, and zero-rated e-government bundles, complemented by device-access initiatives and digital-literacy programs.

Second, strengthen the human layer: the agents who bridge digital gaps. Cenfri (2024) describes intermediaries like Beatrice as “the frontline of e-government,” underscoring the need for fair commissions and sustained support for rural kiosks. Third, expand digital literacy, particularly for women and rural communities, by tracking practical milestones such as creating an email account, navigating online forms, and retrieving official documents.

Digital‑rights advocate Alice Nyirahabineza warns, “If Rwanda fails to close its usage gap, it may be remembered less as a model of digital governance and more as a warning: that infrastructure without equity entrenches inequality.” The recent reports of Collaboration on International ICT Policy for East and Southern Africa (CIPESA) show that while Rwanda has made strong strides in its digital transformation, major inclusion barriers persist. The State of Internet Freedom in Africa 2023 and 2024 reports point to high data costs, expensive devices, infrastructure gaps and low digital literacy as continuing obstacles to equal access. A 2025 CIPESA brief on Rwanda adds that limited connectivity and device ownership are already excluding vulnerable groups as more public services move online. Collectively, these findings caution that without addressing affordability and infrastructure challenges, Rwanda could deepen a two-tier digital divide.

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IA : “Le succès dépendra des problèmes que nous choisirons de résoudre” – Paul Kagame https://lemetredekop.com/ia-le-succes-dependra-des-problemes-que-nous-choisirons-de-resoudre-paul-kagame/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=ia-le-succes-dependra-des-problemes-que-nous-choisirons-de-resoudre-paul-kagame https://lemetredekop.com/ia-le-succes-dependra-des-problemes-que-nous-choisirons-de-resoudre-paul-kagame/#respond Thu, 13 Nov 2025 09:09:41 +0000 https://lemetredekop.com/?p=609 L’Afrique ne doit pas se précipiter pour adopter l’intelligence artificielle (IA), mais réfléchir aux problèmes...

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L’Afrique ne doit pas se précipiter pour adopter l’intelligence artificielle (IA), mais réfléchir aux problèmes qu’elle veut résoudre grâce à elle. C’est le message lucide lancé par le président rwandais Paul Kagame lors du Transform Africa Summit (TAS) tenu à Conakry, en Guinée.

“Le succès ne dépendra pas seulement de la rapidité avec laquelle nous adoptons cette technologie, mais surtout des problèmes auxquels nous choisirons de l’appliquer.”

De Kigali à Conakry : une vision numérique qui se poursuit

Le Transform Africa Summit est une idée née à Kigali il y a plus d’une décennie, à un moment où le monde entrait dans une ère numérique sans précédent. Kagame s’en est souvenu avec fierté : “Les opportunités étaient claires : investir dans le haut débit et utiliser la connectivité comme tremplin pour un développement plus compétitif.” Depuis, le Rwanda et ses partenaires de l’alliance Smart Africa ont fait du numérique un levier central du développement africain. Mais, selon Kagame, le monde de 2025 est devenu plus complexe, plus interconnecté, et surtout plus rapide dans son évolution technologique.

L’IA, un outil au service des besoins africains

Sous le thème “AI for Africa: Innovate Locally, Impact Globally”, le sommet de Conakry a réuni dirigeants, experts et innovateurs autour d’un même enjeu : comment faire de l’IA une solution africaine, et non une dépendance importée. “Pour l’Afrique, le succès dépendra non seulement de la rapidité avec laquelle nous déployons cet outil, mais aussi des problèmes que nous choisissons de résoudre grâce à lui”, a insisté Kagame. Au Rwanda, le gouvernement prévoit que l’IA contribue à hauteur de 5 % du PIB national d’ici la fin de la décennie. Des applications concrètes sont déjà visibles dans la santé, l’éducation et l’agriculture, tandis qu’un cadre national sur l’intelligence artificielle est en préparation pour orienter ces innovations.

Combler le fossé numérique africain

Le président rwandais a salué l’énergie de la jeunesse africaine, qu’il a décrite comme “bénie” par sa créativité et son adaptabilité technologique. Mais il a aussi rappelé les écarts structurels à combler : “Nous devons investir davantage dans les infrastructures numériques, les compétences et les cadres réglementaires. Fermer ces écarts nécessite une collaboration étroite entre le secteur public et le secteur privé.” Kagame a félicité le Smart Africa Alliance pour la création du Conseil africain de l’intelligence artificielle et du Fonds africain de l’IA, deux initiatives clés pour mobiliser les investissements nécessaires. D’après la Banque africaine de développement (2024), il faudrait près de 100 milliards de dollars d’ici 2030 pour combler le déficit d’investissement numérique du continent.

Apprivoiser, pas craindre l’intelligence artificielle

Les craintes entourant l’IA dont perte d’emplois, atteinte à la vie privée et insécurité, ne laissent personne indifférent. Kagame n’a pas éludé ces inquiétudes : “Une partie de ces craintes est infondée, une autre traduit simplement la peur de l’inconnu. Mais cette réalité est là pour rester. Nous devons apprendre à vivre avec elle.” Pour lui, l’histoire technologique prouve que les innovations ne remplacent pas l’humain : elles l’aident à accomplir davantage. “La science et la technologie sont des moteurs puissants de créativité et de performance. Elles ne sont pas là pour remplacer qui que ce soit, mais pour renforcer nos capacités.”

Un avenir africain façonné par la technologie

L’Afrique veut désormais passer du statut de consommatrice à celui de créatrice de solutions numériques. Selon un rapport de l’Union internationale des télécommunications (2025), le continent pourrait tripler sa productivité numérique d’ici 2030 si les politiques d’IA sont alignées au niveau régional. Pour Kagame, l’enjeu est clair : “L’Afrique doit rester actrice de sa propre transformation numérique. L’IA n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’améliorer la vie de nos citoyens.”

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