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Economie - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com ACTUALITE DE GRAND LACS Mon, 20 Jul 2026 13:48:53 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://lemetredekop.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-Screenshot-2026-07-05-141430-150x112.png Economie - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com 32 32 Burundi : après l’incendie du marché de Ngozi, les victimes réclament des réponses https://lemetredekop.com/burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses https://lemetredekop.com/burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses/#respond Mon, 20 Jul 2026 13:48:53 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8029 Par Mariette UWAMALIYA   Au Burundi, l’incendie qui a ravagé une grande partie du marché...

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Par Mariette UWAMALIYA

 

Au Burundi, l’incendie qui a ravagé une grande partie du marché central de Ngozi dans la nuit du 9 au 10 juillet continue d’alimenter l’actualité nationale. Plus d’une semaine après le drame, qui a coûté la vie à une personne et détruit des centaines d’étals, les commerçants tentent de se relever tandis que le débat se déplace vers la prévention des incendies, les responsabilités des autorités et l’accompagnement des sinistrés.

Le dimanche 12 juillet, le président de l’Assemblée nationale burundaise, Daniel Gélase Ndabirabe, s’est rendu sur les lieux pour témoigner sa solidarité aux victimes. Après avoir parcouru les décombres encore fumants, il a exhorté les commerçants à reprendre leurs activités malgré les pertes subies.

« Faites preuve de courage et relevez-vous pour poursuivre vos activités », leur a-t-il déclaré, avant de les inviter à adhérer davantage aux compagnies d’assurance afin de mieux protéger leurs investissements contre de futurs sinistres.

Mais une autre partie de son intervention a suscité une vive polémique. Daniel Gélase Ndabirabe a également encouragé les commerçants à unir leurs efforts pour acquérir des équipements de lutte contre les incendies, notamment des camions anti-incendie, estimant que la prévention devait aussi relever de leur responsabilité.

Des commerçants entre incompréhension et colère

Ces propos ont rapidement provoqué des réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Dans un reportage publié par IWACU, plusieurs commerçants sinistrés estiment que cette responsabilité incombe d’abord à l’État.

« Nous payons des impôts et des taxes. Il revient à l’État de protéger nos biens. (…) Nous demander d’acheter des camions anti-incendie, c’est remuer le couteau dans la plaie », confie un commerçant cité sous couvert d’anonymat.

Toujours selon IWACU, de nombreux commerçants, craignant de perdre définitivement leurs emplacements, ont commencé à reconstruire leurs kiosques malgré une consigne administrative leur demandant d’attendre les décisions des autorités.

« Nous voulons évacuer notre détresse », explique un commerçant interrogé par le média, ajoutant que rester inactif ne ferait qu’aggraver leur souffrance.

Les autorités promettent une reconstruction

Dès le lendemain de l’incendie, le gouverneur de la province de Butanyerera, Victor Segasago, avait assuré que le marché serait réhabilité dans les meilleurs délais afin de permettre une reprise rapide des activités économiques.

Les autorités ont également annoncé la mise en place d’une commission réunissant représentants des commerçants, administration, forces de sécurité et services techniques afin d’évaluer les dégâts et d’accélérer la reconstruction. Les circonstances exactes de l’incendie restent toutefois à déterminer.

Une solidarité qui s’organise

Au fil des jours, plusieurs institutions ont multiplié les visites de réconfort auprès des victimes.

Le 16 juillet, l’ombudsman du Burundi, Aimée Laurentine Kanyana, s’est rendue à son tour sur le site sinistré. Citant un proverbe burundais, elle a encouragé les commerçants à retrouver espoir :

« Ukugwa si bibi, ikibi ni uguhérayo » (« Tomber n’est pas le pire ; le pire est de rester à terre. »)

Elle a également invité les commerçants travaillant avec les banques ou les compagnies d’assurance à se rapprocher de leurs partenaires financiers afin d’examiner les mécanismes susceptibles de faciliter la reprise de leurs activités.

Un débat qui dépasse Ngozi

Au-delà de l’émotion, cette catastrophe relance une question plus large : celle de la sécurité des marchés publics burundais.

Selon IWACU, l’incendie de Ngozi constitue le cinquième sinistre majeur enregistré dans un marché burundais depuis le début de l’année 2026, après ceux de Bujumbura, Kinama, Cibitoke et Jabe. Le média souligne que plusieurs de ces incendies n’ont toujours pas fait l’objet d’enquêtes publiques permettant d’établir clairement leurs causes ou les responsabilités éventuelles.

Pour de nombreux observateurs, la reconstruction du marché de Ngozi ne suffira pas. Ils plaident pour un renforcement durable des capacités des services de lutte contre les incendies, une meilleure couverture assurantielle des activités commerciales et des enquêtes transparentes afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.

 

Sources : lerenouveau.bi, Xinhua French, TwStalker, Xinhua French, IWACU, Burundi Agnews

 

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Rwanda : eKash révolutionne les paiements numériques grâce à l’interopérabilité totale https://lemetredekop.com/rwanda-ekash-revolutionne-les-paiements-numeriques-grace-a-linteroperabilite-totale/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rwanda-ekash-revolutionne-les-paiements-numeriques-grace-a-linteroperabilite-totale https://lemetredekop.com/rwanda-ekash-revolutionne-les-paiements-numeriques-grace-a-linteroperabilite-totale/#respond Wed, 15 Jul 2026 08:51:37 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7981 Par Télesphore KABERUKA   Kigali – Pour de nombreux Rwandais, envoyer de l’argent d’une banque...

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Par Télesphore KABERUKA

 

Kigali – Pour de nombreux Rwandais, envoyer de l’argent d’une banque vers un portefeuille mobile ou inversement relevait souvent du parcours du combattant : frais élevés, délais parfois frustrants et systèmes qui ne communiquaient pas toujours efficacement entre eux. Depuis le 14 juillet, cette réalité appartient désormais au passé grâce au déploiement complet d’eKash, la plateforme nationale de paiement instantané qui unifie l’ensemble de l’écosystème financier du pays.

Cette évolution marque une étape majeure dans la transformation numérique du Rwanda. Désormais, les banques commerciales, les opérateurs de mobile money, et bientôt les SACCOs et les institutions de microfinance sont connectés à une infrastructure unique, permettant des transactions instantanées, fluides et abordables entre tous les acteurs du système financier.

L’interopérabilité au cœur de la réforme

L’innovation majeure apportée par eKash est l’interopérabilité, c’est-à-dire la capacité pour différentes institutions financières de communiquer et d’échanger de l’argent à travers une même plateforme.

Avant cette réforme, chaque banque ou fournisseur de monnaie électronique devait développer des connexions techniques distinctes avec chaque institution partenaire. Cette multiplication des interfaces augmentait les coûts et compliquait les transactions.

Avec eKash, chaque institution se connecte une seule fois au système national. Résultat : les clients peuvent transférer de l’argent entre banques, portefeuilles mobiles et autres institutions financières sans se soucier de la technologie utilisée par le destinataire.

« Avec eKash, les institutions se connectent une seule fois au système national de paiement, ce qui réduit considérablement la complexité technique et améliore l’efficacité des transactions numériques », explique Chirenje Clinton, responsable principal du marketing et de la communication chez RSwitch, l’opérateur de la plateforme.

Selon lui, cette harmonisation permettra aux citoyens de bénéficier de paiements numériques « plus simples, plus rapides, plus accessibles et plus abordables ».

Des frais drastiquement réduits

L’un des changements les plus appréciés concerne les coûts des transactions. Désormais, les transferts entre différentes institutions financières sont plafonnés à 20 francs rwandais par transaction, quel que soit le montant transféré, dans la limite de 10 millions de francs rwandais.

Cette mesure contraste fortement avec l’ancien système où certaines transactions pouvaient coûter plusieurs milliers de francs.

« J’hésitais à envoyer de grosses sommes »

Pour Jean-Claude Nshimiyimana, commerçant à Kigali, cette réforme représente un soulagement considérable.

« Quand je devais envoyer de l’argent de mon compte bancaire vers un portefeuille mobile, les frais pouvaient être très élevés. J’hésitais souvent à effectuer certaines transactions. Aujourd’hui, je peux transférer rapidement mon argent sans me préoccuper du coût. »

Même satisfaction chez Vestine Mukamana, entrepreneure dans le secteur du commerce électronique.

« Mes clients utilisent différentes banques et différents services de mobile money. Avant, les transferts étaient parfois compliqués ou coûteux. Maintenant, tout passe par le même système et les paiements arrivent presque instantanément. »

Une avancée pour les zones rurales

Dans le district de Nyagatare, Emmanuel Habimana, agriculteur membre d’un SACCO local, estime que cette innovation facilitera grandement les échanges financiers.

« Souvent, mes acheteurs utilisaient des services différents du mien. Je devais parfois attendre ou chercher une autre solution pour recevoir mon argent. Avec cette interconnexion, les paiements deviennent beaucoup plus simples. »

Même constat pour Aline Uwase, mère de famille à Musanze.

« Quand mes enfants m’envoyaient de l’argent depuis leurs comptes bancaires, je devais parfois me déplacer pour le retirer. Aujourd’hui, je peux le recevoir directement sur mon téléphone. Cela me fait gagner du temps et de l’argent. »

Aucun changement pour les utilisateurs

L’un des avantages d’eKash est que les clients n’ont pas besoin de créer un nouveau compte ni de télécharger une nouvelle application.

Les transactions continuent de s’effectuer via les applications bancaires existantes, les plateformes de mobile money, les services bancaires en ligne ou encore les codes USSD déjà utilisés par les clients.

Qu’il s’agisse d’un transfert d’un compte bancaire vers un portefeuille mobile, d’une banque vers une autre, ou entre différents opérateurs de mobile money, toutes les opérations passent désormais par la même infrastructure nationale harmonisée.

Un réseau financier de plus en plus connecté

Lancé en 2022, eKash avait d’abord pour mission de rendre les services de mobile money interopérables. La plateforme a ensuite été progressivement étendue aux banques, bientôt aux SACCOs et aux institutions de microfinance.

Aujourd’hui, elle relie 22 institutions financières, parmi lesquelles les banques commerciales du pays, MTN Mobile Money Rwanda, Airtel Money Rwanda.

Pour la Banque Nationale du Rwanda (BNR), cette étape constitue un levier essentiel pour renforcer l’inclusion financière, réduire les coûts des services financiers et accélérer la transition vers une économie numérique intégrée.

Au-delà d’une simple amélioration technique, eKash illustre la volonté du Rwanda de bâtir un écosystème financier où l’argent circule librement entre tous les acteurs, sans barrières technologiques. Une révolution silencieuse dont les premiers bénéficiaires sont les millions de citoyens qui utilisent chaque jour les services financiers numériques.

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Femmes abandonnées au Rwanda, un combat silencieux devenu force https://lemetredekop.com/emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force https://lemetredekop.com/emmes-abandonnees-au-rwanda-un-combat-silencieux-devenu-force/#respond Tue, 07 Jul 2026 15:48:52 +0000 https://lemetredekop.com/?p=773 Derrière les collines verdoyantes du Rwanda et le progrès socio économique salues à l’international, se...

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Derrière les collines verdoyantes du Rwanda et le progrès socio économique salues à l’international, se cache une réalité plus discrète mais aussi persistante. Celles de femmes abandonnées par leurs conjoints contraintes de reconstruire leur vie dans l’adversité.

Pour certaines, tout bascule en une seule journée sans préavis, d’autres dans un certain temps. Elles se retrouvent seules, responsables de leurs enfants ,souvent sans revenus ni soutien. Une situation qui selon des organisations de la société civile reste sans estimée .

D’Après le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural, l’abandon conjugal constitue un défi social majeur, particulièrement en milieu rural où les opportunités économiques sont très limitées.

Au-delà de la précarité financière, les femmes font face à des pressions sociales et psychologiques importantes.  Le manque d’accès aux ressources ,aux droits légaux et aux opportunités d’emploi renforce leur marginalisation.

« L’abandon ne laisse pas seulement un vide économique mais aussi un traumatisme profond « souligné une responsable de Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural Mukeshimana Séraphine Project Manager.

D’Après cette dernière le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural a un programme de santé mentale reconnu par le ministère de la santé. « On a un psychologue qui prenne soins de chaque femme ayant rencontrée des difficultés, notamment des traumatismes conjugaux ayant entraîné une séparation avec leurs conjoints, en les aidant ainsi à s’accepter et avoir confiance de leur avenir ».

Face à cette réalité des initiatives communautaires et constitutionnelles émergent. Formations professionnelles, accès au microcrédit et accompagnement entrepreneurial permettant à ces femmes de poser les bases d’une nouvelle vie.

Encadrées par le Réseau des Femmes Rwandaises pour le Développement Rural ,plusieurs bénéficiaires ont lancé des activités génératrices de revenus allant du petit commerce à l’agriculture.

« Nous encadrons ces femmes de petits groupes, on les enseigne à faire quelque chose génératrice de revenus, comme  tricotage,faire agaseke,art et autres » continue madame Madame Séraphine

Au fil des années, certaines de ces femmes passent du statut de survivantes à celui d’entrepreneures. Elles créent des emplois, assurent l’éducation de leurs enfants et deviennent des figures de référence dans leurs communautés.

Selon Ingabire Rosine cheftaine d’une entreprise de tricotage, mère de 3 enfants, être abandonnée n’a pas été la fin de son histoire mais c’était le début d’un nouveau combat qu’elle a choisi de gagner “Oui je me souviens que j’étais abandonnée sans rien,la vie m’était difficile mais aujourd’hui je nourris mes enfants donc je réponds à leurs besoins et j’emplois d’autres femmes « .

Le combat des femmes délaissées reste une réalité silencieuse mais profonde au Rwanda. Entre défit structurel et résilience individuelle,ces femmes redéfinissent leur avenir et avec lui,celui de toute une génération. Notons que selon les données récentes du système judiciaire rwandais,2674 couples ont officiellement divorcé en 2024-2025,contre 2833 en 2023-2024, confirmant que le divorce demeure un phénomène significatif.

 

NIWEJAMBO Bertrand

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Au Rwanda, à Ruhango, la voix des habitants a fini par tracer une route https://lemetredekop.com/au-rwanda-a-ruhango-la-voix-des-habitants-a-fini-par-tracer-une-route/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=au-rwanda-a-ruhango-la-voix-des-habitants-a-fini-par-tracer-une-route https://lemetredekop.com/au-rwanda-a-ruhango-la-voix-des-habitants-a-fini-par-tracer-une-route/#respond Sat, 27 Jun 2026 17:55:39 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7913 Par Alice Mukeshimana Pendant des années, les habitants des collines de Kibingo, Karambo et Buhoro,...

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Par Alice Mukeshimana

Pendant des années, les habitants des collines de Kibingo, Karambo et Buhoro, dans le district de Ruhango, au centre du Rwanda, ont réclamé la construction d’une route asphaltée pour sortir leur région de l’isolement. A près de 80 % achevé, le chantier a déjà profondément transformé leur quotidien. Les temps de trajet raccourcissent, les coûts de transport diminuent, les terres prennent de la valeur et les investisseurs commencent à s’intéresser à cette zone longtemps enclavée. L’histoire d’une infrastructure qui illustre l’impact concret de la participation citoyenne sur le développement local.

Avant le lancement du chantier, les déplacements relevaient souvent du parcours du combattant. La route en terre, profondément dégradée, compliquait le transport des récoltes vers les marchés, limitait l’accès aux services publics et retardait parfois l’arrivée des malades dans les centres de santé.

Pour les habitants, cette infrastructure est bien plus qu’un simple ruban de bitume : elle est devenue le symbole d’une démocratie locale où la parole citoyenne peut réellement influencer les décisions publiques.

« Une grande partie de nos récoltes se perdait sur cette route. Lorsque nous transportions nos produits à vélo, les sacs étaient déchirés par les nombreux nids-de-poule et une partie des marchandises restait sur le chemin », se souvient Paul Muyigane, plus de 60 ans, habitant du village de Muhororo II.

Aujourd’hui, son regard a changé.

« Notre voix a finalement été entendue. Cette route facilite nos échanges commerciaux et nous relie beaucoup plus facilement aux autres villages. »

Une demande citoyenne devenue priorité publique

Consciente de l’importance stratégique de cet axe, l’administration du district de Ruhango a intégré le projet dans son plan de développement 2024-2025.

Pour Valens Habarurema, maire du district, cette route répond avant tout aux besoins exprimés par la population.

« Notre priorité était de faciliter les déplacements de tous : piétons, cyclistes, motocyclistes et automobilistes. Cette route est également empruntée par de nombreux pèlerins catholiques qui se rendent au sanctuaire de Jésus Miséricordieux à Ruhango. Sur l’ancienne piste en terre, ils tombaient souvent dans les ornières, parfois même dans l’obscurité. Les habitants souhaitaient donc qu’elle soit entièrement aménagée. »

Le maire précise que la route sera prochainement équipée d’un éclairage public. Longue de 4,5 kilomètres, elle représente un investissement de plus de trois milliards de francs rwandais.

Les bénéfices apparaissent avant même la fin des travaux

Bien que le chantier ne soit pas totalement achevé, les habitants constatent déjà les premiers effets.

A Nyarutovu, Vincent Dusabeyezu affirme que l’accès aux marchés de Ruhango, Ntenyo et Muhanga est devenu beaucoup plus simple.

« Nous sommes très satisfaits de cette route. Elle est déjà praticable, sans les anciennes ornières, et tous les véhicules peuvent y circuler. Depuis le début des travaux, notre localité connaît un nouvel essor : des commerces apparaissent et plusieurs personnes construisent des bâtiments le long de la route. »

Pour les conducteurs de motos-taxis, le changement est tout aussi spectaculaire.

Aloys Umutangana, qui transporte quotidiennement des voyageurs, explique que les coûts de transport ont fortement diminué.

« Autrefois, pour conduire un client de Ntenyo jusqu’au centre de Ruhango, nous devions faire un long détour par Munini. Le trajet coûtait entre 3 000 et 4 000 francs rwandais. Aujourd’hui, grâce à cette nouvelle route, nous ne demandons plus que 1 000 francs. Nos motos s’abîment beaucoup moins et nous ne roulons plus ni dans la boue pendant la saison des pluies, ni dans la poussière pendant la saison sèche. Lorsque les travaux seront terminés et que l’éclairage sera installé, les conditions seront encore meilleures. »

Un accès plus rapide aux soins de santé

La nouvelle infrastructure améliore également l’accès au centre de santé de Kibingo.

Paul Muyigane, responsable local, souligne que même inachevée, la route sauve déjà un temps précieux.

« Il nous faut désormais seulement une vingtaine de minutes en moto pour rejoindre le centre de santé, et des motos sont disponibles à toute heure. Lorsqu’un enfant tombe malade ou qu’une femme enceinte doit être transportée en urgence, il est désormais beaucoup plus facile d’arriver rapidement à l’hôpital. »

Les commerçants voient leurs coûts diminuer

Les effets se ressentent aussi dans les activités commerciales.

Mère de quatre enfants, Specioza Yankurije, commerçante en produits agricoles à Buhoro, observe une véritable transformation.

« Nous rejoignons désormais Ruhango en très peu de temps. A n’importe quelle heure, nous pouvons également nous rendre à Muhanga sans difficulté, car les véhicules sont disponibles. Nous n’avions jamais bénéficié d’une telle facilité auparavant. »

Le prix des terrains s’envole

Autre conséquence directe : la valeur foncière explose.

Selon Paul Muyigane, les parcelles situées à proximité du nouvel axe ont vu leur prix être multiplié en quelques mois.

« Des terrains qui se vendaient entre 300 000 et 500 000 francs rwandais atteignent aujourd’hui près de trois millions. Cette valeur pourrait encore augmenter, car cette route attire de nouveaux investisseurs. »

Les habitants constatent d’ailleurs l’arrivée d’acquéreurs, notamment venus de Kigali, à la recherche de grands terrains destinés à des projets commerciaux ou touristiques.

« Une route est un moteur contre la pauvreté »

Pour Evariste Murwanashyaka, expert de l’organisation de défense des droits des citoyens CLADHO, les infrastructures routières constituent l’un des leviers les plus puissants du développement local.

« Une bonne route stimule l’économie locale. Elle réduit les coûts de transport des personnes comme des marchandises, augmente les revenus des ménages et favorise les investissements. Les populations sortent progressivement de leur isolement et accèdent plus facilement aux services essentiels ainsi qu’aux opportunités économiques. »

De nouvelles ambitions pour Ruhango

Les autorités locales estiment que les retombées iront bien au-delà de la mobilité.

Le maire Valens Habarurema évoque déjà une mutation des mentalités.
Le maire Valens Habarurema évoque déjà une mutation des mentalités.

« Là où arrive une route moderne, les habitants commencent à envisager de nouveaux projets. Plusieurs citoyens préparent déjà la construction d’hôtels et de restaurants le long de cet axe. Nous sommes convaincus que cette route stimulera durablement le commerce, favorisera de nouveaux lotissements modernes et accélérera le développement de l’ensemble du district. »

Comment les routes sont-elles sélectionnées ?

Selon les critères appliqués par l’Agence rwandaise de développement des transports (RTDA), plusieurs éléments sont pris en compte avant de retenir un projet routier : le nombre de bénéficiaires, son impact sur la mobilité des personnes et des marchandises, sa contribution au développement économique ainsi que les ressources budgétaires disponibles.

Le district de Ruhango considère ainsi que la route reliant Kibingo, Karambo et Buhoro figurait parmi les investissements les plus stratégiques pour désenclaver cette partie du territoire. Les travaux sont réalisés par ECOGL Ltd, sous la supervision d’ECASM Ltd, tout en offrant des emplois temporaires à de nombreux habitants de la région.

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Quand l’épargne se transforme en richesse : Food for the Hungry propulse les groupes de Gatunda vers l’autonomie économique https://lemetredekop.com/quand-lepargne-se-transforme-en-richesse-food-for-the-hungry-propulse-les-groupes-de-gatunda-vers-lautonomie-economique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=quand-lepargne-se-transforme-en-richesse-food-for-the-hungry-propulse-les-groupes-de-gatunda-vers-lautonomie-economique https://lemetredekop.com/quand-lepargne-se-transforme-en-richesse-food-for-the-hungry-propulse-les-groupes-de-gatunda-vers-lautonomie-economique/#respond Sun, 31 May 2026 09:02:21 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7683 Gatunda (Nyagatare) – La culture de l’épargne et de l’investissement communautaire continue de transformer la...

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Gatunda (Nyagatare) – La culture de l’épargne et de l’investissement communautaire continue de transformer la vie de nombreuses familles du secteur de Gatunda, dans le district de Nyagatare. Ce vendredi, l’organisation humanitaire Food for the Hungry (FH Rwanda) a organisé une cérémonie de remise de prix aux groupes d’épargne et de crédit qui se sont distingués par leur capacité à développer des projets générateurs de revenus et à mettre en pratique les principes de l’investissement collectif.

L’événement a réuni plusieurs autorités locales, dont la Vice-Maire du District de Nyagatare chargée des Affaires sociales, Juliet Murekatete, ainsi que le Directeur économique de Food for the Hungry Rwanda, Mugisha Léon Fidèle, venu témoigner de l’engagement de son organisation aux côtés des communautés locales.

Deux années d’accompagnement vers une épargne productive

Depuis plus de deux ans, Food for the Hungry accompagne les habitants de Gatunda regroupés dans des associations d’épargne et de crédit. Alors que la pratique habituelle consistait à partager les économies accumulées à la fin de chaque cycle, FH a introduit une nouvelle approche : encourager les groupes à conserver une partie de leur épargne afin de l’investir dans des activités économiques génératrices de revenus.

Cette stratégie a progressivement porté ses fruits. Plusieurs groupes ont développé des projets viables dans l’agriculture, l’élevage et le petit commerce, démontrant que l’épargne collective peut devenir un véritable levier de développement local.

Pour stimuler davantage l’innovation et l’esprit entrepreneurial, FH a lancé un concours de plans d’affaires visant à identifier les meilleures initiatives et à récompenser les groupes les plus dynamiques.

Korawigire, champion de l’investissement communautaire

Korawigire, champion de l’investissement communautaire.
Korawigire, champion de l’investissement communautaire

A l’issue de l’évaluation, le groupe Korawigire s’est hissé à la première place et a reçu une récompense de 1 500 000 francs rwandais.

Le groupe Ubudahemukirana a obtenu la deuxième place avec une prime de 1 000 000 francs rwandais, tandis que Imbaraga s’est classé troisième et a reçu 500 000 francs rwandais. Le groupe Ubunyarwanda a également été distingué pour la qualité de son projet.

Pour les membres de Korawigire, cette récompense représente bien plus qu’une somme d’argent.

« Lorsque FH nous a conseillé de ne plus simplement partager nos économies, certains d’entre nous hésitaient. Aujourd’hui, nous constatons que cette vision nous a permis de développer des activités qui rapportent davantage à nos familles. Cette récompense nous encourage à aller encore plus loin », a confié l’un des responsables du groupe.

Du côté du groupe Ubudahemukirana, les bénéficiaires ont salué une initiative qui leur a permis de découvrir les bases de la gestion d’entreprise et de la planification financière.

« Nous avons appris à réfléchir à long terme. Nos économies ne sont plus seulement une réserve d’argent, elles sont devenues un outil de création de richesse », a expliqué une membre du groupe.

FH salue la collaboration des autorités locales

Prenant la parole au cours de la cérémonie, MUGISHA Léon Fidèle (MSc), Directeur économique au FH Rwanda, formateur en approche systémique du développement et expert en développement communautaire basé sur les ressources locales ainsi qu’en sécurité alimentaire, a exprimé sa gratitude envers les autorités locales pour leur accompagnement constant dans la mise en œuvre des programmes de développement.

Il a souligné que les résultats observés à Gatunda sont le fruit d’une collaboration étroite entre les communautés, les responsables locaux et les partenaires au développement.

« Les progrès réalisés par ces groupes démontrent que lorsque les communautés sont accompagnées et qu’elles croient en leur potentiel, elles peuvent transformer durablement leurs conditions de vie. Nous remercions les autorités locales pour leur engagement et leur disponibilité qui ont grandement contribué à cette réussite », a-t-il déclaré.

Un appel à la santé, à l’hygiène et à la prévention d’Ebola

Vice-Maire Juliet Murekatete encourage les citoyens à poursuivre leurs efforts d’épargne et d’investissement tout en restant attentifs aux questions de santé publique
La Vice-Maire Juliet Murekatete encourage les citoyens à poursuivre leurs efforts d’épargne et d’investissement tout en restant attentifs aux questions de santé publique.

Dans son intervention, la Vice-Maire chargée des Affaires sociales, Juliet Murekatete, a salué le rôle joué par Food for the Hungry dans l’amélioration des conditions de vie des habitants de Gatunda.

Elle a encouragé les citoyens à poursuivre leurs efforts d’épargne et d’investissement tout en restant attentifs aux questions de santé publique. Elle a notamment invité la population à adhérer à temps à la mutuelle de santé, à renforcer les pratiques d’hygiène et à mieux comprendre les modes de transmission, les symptômes et les mesures de prévention de la maladie à virus Ebola.

Un partenariat qui change des vies

Au-delà des récompenses remises, la cérémonie a illustré l’impact concret d’un partenariat qui mise sur l’autonomie économique des communautés. À travers la promotion de l’épargne productive et de l’entrepreneuriat local, Food for the Hungry contribue à faire émerger une nouvelle génération de citoyens capables de transformer leurs ressources collectives en opportunités durables de développement.

Pour les habitants de Gatunda, cette initiative constitue déjà une preuve que la solidarité, l’épargne et l’investissement peuvent ouvrir la voie à un avenir plus prospère.

 FH Rwanda œuvre au Rwanda depuis 1994 dans les domaines du développement communautaire, de l’éducation, de la santé, de la sécurité alimentaire et du renforcement des moyens de subsistance des populations vulnérables

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Nyagatare mise sur son potentiel agricole pour créer des richesses chez les jeunes https://lemetredekop.com/nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes https://lemetredekop.com/nyagatare-mise-sur-son-potentiel-agricole-pour-creer-des-richesses-chez-les-jeunes/#respond Mon, 25 May 2026 13:54:11 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7669 Dans l’Est du Rwanda, le district de Nyagatare possède l’un des plus grands potentiels agricoles...

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Dans l’Est du Rwanda, le district de Nyagatare possède l’un des plus grands potentiels agricoles et pastoraux du pays. Ses vastes terres, son climat favorable et sa tradition d’élevage en font une région stratégique pour l’économie nationale. Pourtant, malgré ces atouts, les investissements des jeunes dans l’agriculture et l’élevage restent encore faibles, alors même que le marché offre d’énormes opportunités.

Aujourd’hui, les autorités locales veulent changer cette réalité. Leur ambition est claire : faire de la jeunesse le moteur d’une nouvelle génération d’agrobusiness moderne, rentable et technologique.

Le constat est sans appel. Selon les données de National Institute of Statistics of Rwanda (NISR), près de 58 % à 60 % des terres du Rwanda sont consacrées à l’agriculture, un secteur qui demeure l’un des piliers de l’économie nationale. Toutefois, l’adoption des semences améliorées et des technologies agricoles modernes reste encore limitée, en particulier chez les petits producteurs.

A Nyagatare, cette situation contraste fortement avec les besoins réels du marché. Le maire du district, Kakooza Henry, estime que les jeunes représentent la meilleure chance pour moderniser l’agriculture et l’élevage.

« Les jeunes comprennent vite, ils sont ouverts au changement et capables d’utiliser les nouvelles technologies », explique-t-il.

Le maire intérimaire du district de Nyagatare, Kakooza Henry, encourage les jeunes à investir dans les opportunités du secteur agri-élevage
Le maire intérimaire du district de Nyagatare, Kakooza Henry, encourage les jeunes à investir dans les opportunités du secteur agri-élevage.

Dans le secteur laitier par exemple, les opportunités sont immenses. L’usine de transformation de lait d’Inyange aurait besoin d’environ 650 000 litres de lait par jour, mais n’en reçoit actuellement qu’entre 120 000 et 130 000 litres, selon les responsables du district. Ce déficit illustre à lui seul l’ampleur du marché encore inexploité.

Pour les autorités, cela signifie qu’il ne s’agit plus seulement de produire pour survivre, mais de produire pour un marché déjà existant.

Le même constat est fait dans la viande bovine. Des investisseurs cherchent désormais des fournisseurs capables d’exporter vers des marchés régionaux comme la République démocratique du Congo ou le Congo-Brazzaville. Pourtant, beaucoup de jeunes hésitent encore à investir dans ces secteurs, souvent perçus comme pénibles ou réservés aux générations plus âgées.

Cette hésitation s’explique notamment par le manque de capital, l’accès limité aux équipements modernes et une faible culture entrepreneuriale dans l’agriculture. Plusieurs terres familiales restent également sous-exploitées.

Face à cela, le district veut désormais créer un rapprochement entre les jeunes et les propriétaires terriens, principalement leurs parents, afin que ces terres soient valorisées.

« Nous voulons identifier les jeunes prêts à travailler et les connecter aux familles qui possèdent des terres mal exploitées », affirme le maire.

Mais la nouvelle agriculture que veut promouvoir Nyagatare ne ressemble plus à celle d’autrefois. Les autorités et les partenaires du secteur misent désormais sur l’innovation et les technologies agricoles.

Des entreprises privées commencent déjà à introduire des solutions modernes capables d’augmenter la productivité tout en réduisant les coûts.

C’est le cas de la société LE and LI, qui propose des herbicides modernes utilisés notamment dans les cultures de maïs et de sorgho. Selon Mucyo Karuhura Adoratrice, ces produits permettent de réduire les dépenses liées au désherbage manuel tout en améliorant les rendements agricoles grâce à une meilleure fertilisation des sols après décomposition des herbes.

Ikuzwe Benithe,agent de VETRAC
Ikuzwe Benithe, agent de VETRAC

Dans l’élevage aussi, la technologie gagne du terrain. L’entreprise VETRAC développe des outils numériques permettant de surveiller l’état de santé du bétail, détecter rapidement certaines maladies et améliorer le suivi des troupeaux.

Pour Ikuzwe Benithe, ces innovations ouvrent la voie à une nouvelle catégorie d’entrepreneurs ruraux : des jeunes capables de gagner de l’argent grâce à l’agritech et aux services numériques liés à l’élevage.

Au Rwanda, plusieurs études montrent déjà que l’agriculture moderne attire progressivement une nouvelle génération de diplômés et de jeunes entrepreneurs. Toutefois, les experts estiment que le principal défi reste de transformer la perception de l’agriculture : passer d’une activité de subsistance à un véritable business.

A Nyagatare, cette transition semble désormais engagée. Entre le déficit de production laitière, les marchés régionaux en expansion et l’arrivée des nouvelles technologies, le district dispose d’un terrain favorable pour faire émerger une jeunesse entrepreneuriale tournée vers l’agriculture et l’élevage modernes.

Reste maintenant à savoir si cette jeunesse répondra présente à l’appel.

 

Par Mariette UWAMALIYA

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Transition verte : le Rwanda impose les véhicules électriques dans les achats publics https://lemetredekop.com/transition-verte-le-rwanda-impose-les-vehicules-electriques-dans-les-achats-publics/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=transition-verte-le-rwanda-impose-les-vehicules-electriques-dans-les-achats-publics https://lemetredekop.com/transition-verte-le-rwanda-impose-les-vehicules-electriques-dans-les-achats-publics/#respond Wed, 22 Apr 2026 16:25:49 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7634 Le gouvernement rwandais franchit une nouvelle étape dans sa politique environnementale. Toutes les institutions publiques...

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Le gouvernement rwandais franchit une nouvelle étape dans sa politique environnementale. Toutes les institutions publiques sont désormais tenues de consacrer au moins 30 % de leurs acquisitions de véhicules à des modèles 100 % électriques. Cette directive, émise par le Ministère des Infrastructures du Rwanda, vise à accélérer la transition vers une mobilité propre et à réduire significativement les émissions de gaz à effet de serre.

Dans une lettre datée du 14 avril, le secrétaire d’Etat en charge des Infrastructures, Jean de Dieu Uwihanganye, a demandé aux responsables budgétaires des institutions publiques d’aligner leurs plans d’achat sur la politique nationale de consommation durable. L’objectif est clair : intégrer les principes d’économie verte dans les dépenses publiques et promouvoir des solutions de transport respectueuses de l’environnement.

Cette décision intervient dans un contexte marqué par une hausse soutenue des prix des carburants, tant au Rwanda que dans la région. Le litre d’essence a récemment atteint environ 2 938 francs rwandais, contre 1 989 francs le mois précédent, une augmentation sans précédent. De son côté, le prix du diesel est passé d’environ 1 948 à plus de 2 200 francs rwandais. Cette flambée pèse lourdement sur les finances publiques et renforce la nécessité d’explorer des alternatives énergétiques plus stables et durables.

Parallèlement, le Rwanda enregistre une progression notable du nombre de véhicules électriques sur son territoire. À la fin de l’année 2024, le pays comptait déjà plus de 7 000 véhicules électriques, selon les données officielles. Cette dynamique est soutenue par des mesures incitatives, notamment des exonérations fiscales sur ces véhicules et sur leurs équipements.

Au-delà de cette mesure sectorielle, le Rwanda s’inscrit dans une stratégie climatique ambitieuse. À travers sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN) dans le cadre de l’Accord de Paris, le pays s’est engagé à réduire ses émissions de gaz à effet de serre d’environ 38 % d’ici 2030 par rapport au scénario de référence, avec un effort combinant financements nationaux et appuis internationaux. Cette ambition est portée par des institutions comme le Rwanda Environment Management Authority, chargées de coordonner les politiques environnementales.

La promotion des véhicules électriques constitue ainsi un levier stratégique pour atteindre ces objectifs, notamment dans le secteur des transports, l’un des principaux émetteurs de CO₂. En misant sur l’électrification de sa flotte publique, le Rwanda envoie un signal fort au secteur privé et aux citoyens, tout en consolidant sa position de leader africain en matière de transition écologique.

A travers cette politique, le pays confirme sa volonté de concilier développement économique et protection de l’environnement, en adoptant des solutions innovantes et durables pour les générations futures.

 

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Afrique : les nouvelles puissances économiques qui redessinent le continent en 2026 https://lemetredekop.com/afrique-les-nouvelles-puissances-economiques-qui-redessinent-le-continent-en-2026/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afrique-les-nouvelles-puissances-economiques-qui-redessinent-le-continent-en-2026 https://lemetredekop.com/afrique-les-nouvelles-puissances-economiques-qui-redessinent-le-continent-en-2026/#respond Fri, 27 Mar 2026 17:33:45 +0000 https://lemetredekop.com/?p=753 En 2026, la géographie économique de l’Afrique confirme une tendance bien établie : la richesse...

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En 2026, la géographie économique de l’Afrique confirme une tendance bien établie : la richesse reste concentrée entre quelques grandes puissances, dans un continent dont le produit intérieur brut (PIB) dépasse désormais les 3 000 milliards de dollars selon les projections du Fonds monétaire international (FMI). Cette progression traduit une résilience certaine face aux turbulences économiques mondiales, mais elle met également en lumière des déséquilibres persistants.

Le trio de tête : Afrique du Sud, Égypte, Nigeria

Au sommet de cette hiérarchie, trois pays continuent de structurer l’économie africaine. L’Afrique du Sud domine avec un PIB estimé à 444 milliards de dollars, grâce à une économie diversifiée et des infrastructures relativement développées. Malgré des défis internes, elle reste la place financière la plus influente du continent.

L’Égypte suit de près avec environ 400 milliards de dollars. Sa position stratégique, combinée à des investissements massifs dans les infrastructures, renforce son rôle de pont entre l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Europe.

Le Nigeria, avec près de 334 milliards de dollars, conserve sa troisième place. Géant démographique et première puissance pétrolière du continent, il continue de jouer un rôle central, même si sa croissance reste freinée par des fragilités structurelles.

Des puissances intermédiaires en consolidation

Derrière ce trio, une deuxième vague d’économies s’affirme progressivement. L’Algérie, forte de ses ressources en hydrocarbures, atteint environ 285 milliards de dollars. L’Angola suit une trajectoire similaire, illustrant le poids des matières premières dans les économies africaines.

Cependant, cette dépendance aux ressources naturelles expose ces pays aux fluctuations des marchés mondiaux, rendant leur croissance parfois instable. La diversification économique apparaît ainsi comme un enjeu crucial pour leur avenir.

L’Afrique de l’Est : un pôle de croissance dynamique

À l’est du continent, une autre dynamique est à l’œuvre. L’Afrique de l’Est se distingue par une croissance soutenue, tirée par les services, l’agriculture et les investissements dans les infrastructures.

Le Kenya s’impose comme leader régional avec un PIB avoisinant les 140 milliards de dollars. L’Éthiopie et la Tanzanie poursuivent leur expansion économique, tandis que le Rwanda, avec environ 15 milliards de dollars, se positionne comme un modèle de transformation, misant sur la bonne gouvernance et l’innovation.

Cette région incarne une Afrique en transition, moins dépendante des ressources naturelles et davantage tournée vers une économie diversifiée.

Une Afrique à deux vitesses

Malgré ces avancées, les écarts restent marqués. Plusieurs pays, notamment en Afrique centrale, demeurent en marge de cette dynamique. Des économies comme celles de la République centrafricaine ou du Soudan du Sud, avec des PIB inférieurs à 10 milliards de dollars, illustrent les défis persistants en matière de développement.

Cette disparité souligne une réalité fondamentale : la croissance africaine, bien que réelle, reste inégalement répartie et ne bénéficie pas encore à l’ensemble du continent.

Investissements et défis structurels

L’Afrique attire de plus en plus d’investissements étrangers, notamment dans les infrastructures, l’énergie et les ressources naturelles. Des partenaires comme la Chine, l’Union européenne ou les pays du Golfe jouent un rôle croissant dans cette dynamique.

Cependant, ces opportunités s’accompagnent de défis importants. Le poids de la dette publique s’accentue, les besoins en infrastructures restent considérables, et la création d’emplois, notamment pour les jeunes, demeure insuffisante face à la croissance démographique.

Vers une transformation durable?

À l’horizon 2030, l’Afrique pourrait devenir l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale. Sa population jeune, son urbanisation rapide et ses ressources naturelles constituent des atouts majeurs.

Mais au-delà des performances économiques, l’enjeu central reste celui de la transformation structurelle. La capacité des pays africains à convertir leur croissance en développement inclusif sera déterminante.

Car si la carte économique de 2026 dessine les contours d’un continent en pleine mutation, elle pose aussi une question essentielle : celle de la redistribution des richesses et de la construction d’une prospérité durable pour tous.

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Afrique : la nouvelle frontière de l’inclusion financière numérique https://lemetredekop.com/afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique https://lemetredekop.com/afrique-la-nouvelle-frontiere-de-linclusion-financiere-numerique/#respond Wed, 11 Mar 2026 09:33:42 +0000 https://lemetredekop.com/?p=742 Portée par l’essor du mobile, l’innovation des fintech et la mise en place d’infrastructures publiques...

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Portée par l’essor du mobile, l’innovation des fintech et la mise en place d’infrastructures publiques numériques, l’inclusion financière progresse rapidement en Afrique. Réunis à Kigali lors de l’Inclusive FinTech Forum 2026, banquiers, régulateurs et entrepreneurs ont plaidé pour une coopération renforcée afin d’étendre l’accès aux services financiers à des millions d’Africains encore exclus du système bancaire.

Une révolution silencieuse

L’Afrique connaît l’une des mutations financières les plus rapides au monde. Dans un continent où, pendant longtemps, l’accès aux services bancaires était limité aux grandes villes, la combinaison entre technologie mobile, innovation fintech et infrastructures publiques numériques transforme progressivement le paysage financier.

Aujourd’hui, les banques, les entreprises technologiques et les opérateurs de téléphonie mobile multiplient les partenariats afin de proposer des services financiers accessibles via les téléphones portables. Une évolution majeure dans des économies où la construction d’agences bancaires reste coûteuse et où de nombreuses communautés vivent loin des centres urbains.

Cette dynamique a été largement débattue à Kigali ce mardi 10 mars 2026, lors de l’Inclusive FinTech Forum 2026, devenu en quelques années l’un des rendez-vous majeurs de la finance numérique africaine.

Les limites du modèle bancaire traditionnel

Dans plusieurs pays africains, le modèle classique reposant sur les agences physiques ne suffit plus à répondre aux besoins des populations.

Selon Zahid Mustafa, directeur général de I&M Bank Tanzania, les banques ont été contraintes d’innover pour atteindre les populations non bancarisées.

En Tanzanie, par exemple, environ 44 banques se partagent près de mille agences seulement. Dans un pays à forte population rurale, cette couverture reste largement insuffisante.

Pour contourner cette contrainte, les institutions financières se tournent vers l’agent banking, qui permet à des commerçants locaux d’offrir certains services bancaires, mais surtout vers les solutions numériques accessibles via téléphone mobile.

Le téléphone portable, banque de poche des Africains

La véritable révolution de l’inclusion financière africaine vient de l’intégration des services bancaires dans les téléphones mobiles.

Grâce aux partenariats entre banques, fintech et opérateurs télécoms comme Airtel, des millions d’utilisateurs peuvent aujourd’hui effectuer des paiements, envoyer de l’argent, épargner ou contracter un prêt sans jamais se rendre dans une agence bancaire.

Un exemple illustratif est celui de la plateforme de prêts numériques lancée en Tanzanie par I&M Bank en partenariat avec une fintech et un opérateur télécom. Trois ans après son lancement, le service compte environ six millions d’utilisateurs, dont près de 1,4 million empruntent chaque mois.

La technologie permet ainsi à une institution financière qui servait autrefois quelques dizaines de milliers de clients dans ses agences d’atteindre désormais plusieurs millions d’utilisateurs.

Les infrastructures publiques numériques, colonne vertébrale du système

Au-delà des innovations privées, les experts soulignent que l’inclusion financière repose de plus en plus sur les infrastructures publiques numériques (Digital Public Infrastructure – DPI).

Ces systèmes comprennent, notamment, l’identité numérique, les plateformes de paiement interopérables et les registres de données sécurisés.

Selon Elisee Kamanzi, responsable du développement des entreprises à la Mastercard Foundation, ces infrastructures permettent de réduire les coûts d’accès aux services financiers et d’étendre leur couverture aux zones les plus reculées.

Des organisations internationales comme la Banque mondiale soulignent d’ailleurs que les systèmes d’identité numérique et les plateformes de paiement interopérables jouent un rôle déterminant dans l’inclusion financière, car ils facilitent l’ouverture de comptes, l’authentification des utilisateurs et les transactions sécurisées.

L’importance des partenariats

Pour Sitah Lang’o, responsable régionale pour l’Afrique de l’Est et de l’Ouest au sein de SWIFT, la collaboration entre acteurs du secteur est devenue indispensable.

Les fintech apportent l’innovation et l’analyse des données, les banques fournissent le capital et l’infrastructure financière, tandis que les opérateurs télécoms offrent un accès direct à des millions d’utilisateurs via leurs réseaux mobiles.

Sans ces collaborations, les solutions restent fragmentées et difficiles à déployer à grande échelle.

De l’accès à l’usage réel des services

Cependant, pour les spécialistes de l’inclusion financière, le défi ne consiste plus seulement à ouvrir des comptes bancaires.

Il s’agit désormais d’encourager l’utilisation effective des services financiers afin d’améliorer les conditions de vie des populations.

Agbitor Kwashie, responsable des opérations et des risques chez Accion, rappelle que l’inclusion financière doit permettre aux individus et aux entreprises de développer leurs activités, d’épargner et de mieux gérer les risques.

Selon les données de la Banque mondiale, près de la moitié des adultes d’Afrique subsaharienne disposent aujourd’hui d’un compte financier, souvent mobile , contre seulement 23 % en 2011. Une progression spectaculaire qui témoigne de l’impact des innovations numériques sur le continent.

Kigali, laboratoire africain de la finance numérique

Pour de nombreux observateurs, Rwanda s’impose progressivement comme l’un des laboratoires africains de la transformation numérique.

Grâce à ses investissements dans l’identité numérique, les paiements électroniques et les services publics digitalisés, le pays ambitionne de devenir un hub régional de la fintech.

A mesure que les infrastructures publiques numériques se développent et que les partenariats entre banques, fintech et télécoms se multiplient, l’Afrique pourrait bien réussir là où d’autres régions ont échoué : construire un système financier réellement inclusif, capable d’atteindre chaque citoyen, même dans les zones les plus reculées.

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Rwanda : l’essor timide mais réel de la participation des femmes sur le marché du travail https://lemetredekop.com/rwanda-lessor-timide-mais-reel-de-la-participation-des-femmes-sur-le-marche-du-travail/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rwanda-lessor-timide-mais-reel-de-la-participation-des-femmes-sur-le-marche-du-travail https://lemetredekop.com/rwanda-lessor-timide-mais-reel-de-la-participation-des-femmes-sur-le-marche-du-travail/#respond Wed, 04 Mar 2026 09:25:25 +0000 https://lemetredekop.com/?p=738 Entre 2020 et 2024, la présence des femmes sur le marché du travail rwandais a...

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Entre 2020 et 2024, la présence des femmes sur le marché du travail rwandais a connu une progression notable, signe d’une inclusion croissante dans l’économie nationale. Selon le Rapport thématique sur le genre issu de l’Enquête sur la force de travail 2024 publiée par l’Institut national de la statistique du Rwanda (NISR), la part des femmes actives a gagné 7,4 points de pourcentage en l’espace de quatre ans.

Des progrès mesurés mais significatifs

En 2020, 48,2 % des femmes en âge de travailler étaient économiquement actives. Ce taux est passé à 55,6 % en 2024, contre une progression de 65,6 % à 71,1 % pour les hommes sur la même période. L’écart demeure ,mais il se réduit progressivement, reflétant les efforts de l’État rwandais et des acteurs sociaux pour promouvoir l’égalité des chances.

Les populations urbaines affichent des taux d’activité plus élevés que leurs homologues rurales. En 2024, près de 65 % des femmes urbaines étaient actives économiquement, contre 51,9 % des femmes rurales. Chez les hommes, ces proportions s’établissent à 79,5 % en zone urbaine et 67,4 % en zone rurale, un indicateur des disparités structurelles entre villes et campagnes.

Education et âge, moteurs de l’activité

L’âge et le niveau d’instruction restent des déterminants majeurs de l’engagement dans la vie économique. La tranche d’âge la plus active se situe entre 25 et 34 ans : en 2024, 71,1 % des femmes et 88,7 % des hommes de cet âge étaient sur le marché du travail. À l’inverse, l’activité chute nettement après 65 ans.

Le niveau d’éducation offre aussi un avantage décisif. Les femmes diplômées de l’université affichent un taux de participation de 85,2 %, contre 54,7 % pour celles sans éducation formelle. Les hommes suivent une trajectoire similaire : de 72 % sans formation scolaire à 90,4 % parmi les diplômés universitaires.

Un marché du travail plus employeur, moins exclusif

L’augmentation de la participation s’est accompagnée d’une amélioration des perspectives d’emploi. La proportion de femmes en emploi est passée de 38,5 % à 45,9 %, tandis que chez les hommes, elle a progressé de 55,2 % à 62,2 % entre 2020 et 2024.

Le taux de chômage national recule également : chez les femmes, il est passé de 20,3 % à 17,6 %, et chez les hommes, il est tombé à 12,6 %. Les jeunes femmes âgées de 16 à 24 ans ont enregistré une baisse de leur taux de chômage, de 26,8 % à 22,9 %, marquant un léger fléchissement des obstacles structurels à l’emploi des jeunes.

Des secteurs d’emploi contrastés

L’agriculture demeure le principal employeur du pays, malgré une légère érosion : en 2024, elle représentait 47,9 % des emplois féminins et 33,3 % des emplois masculins. Le nombre de travailleurs agricoles a augmenté, passant d’environ 1,72 million à plus de 1,77 million.

Le secteur des services, pour sa part, continue de croître : le nombre d’emplois y est passé d’environ 1,58 million à plus de 1,90 million entre 2023 et 2024. Les femmes représentent 42,5 % des effectifs du secteur, contre 43,2 % pour les hommes. Le commerce de gros et de détail concentre la plus grande part des emplois, avec 17,5 % pour les femmes et 10,7 % pour les hommes.

L’industrie demeure le plus modeste pourvoyeur d’emplois, mais enregistre une progression, passant de 662 203 à 764 324 travailleurs. La construction, segment traditionnellement masculin, emploie 14,9 % des hommes contre 3,1 % des femmes, tandis que la fabrication affiche une répartition plus équilibrée (5,8 % femmes, 5,6 % hommes).

 

Personnes en situation de handicap : une inclusion encore fragile

Les personnes vivant avec un handicap restent fortement désavantagées sur le marché du travail. En 2020, 18 % étaient employés, chiffre passé à 22,6 % en 2024. Cependant, la participation globale des personnes handicapées reste nettement inférieure à celle des personnes sans handicap (26,6 % contre 64,1 % en 2024). Chez les hommes handicapés, le taux de participation est de 32,7 %, contre **22,6 % pour les femmes.

Des disparités de revenus et de temps encore marquées

Malgré ces progrès, les inégalités perdurent. En 2024, les femmes gagnaient en moyenne 54 406 francs rwandais par mois, contre 89 549 francs pour les hommes , un écart qui reflète les barrières persistantes à l’accès à des emplois mieux rémunérés.

Les écarts dans l’usage du temps illustrent aussi la persistance des rôles traditionnels : les hommes passent plus d’heures dans des emplois rémunérés, tandis que les femmes consacrent davantage de temps aux tâches domestiques et aux soins non payés, limitant leur disponibilité pour des activités génératrices de revenus.

En dépit des progrès encourageants, le chemin vers une pleine égalité reste long. L’inclusion croissante des femmes dans la vie active rwandaise est une avancée notable, mais elle appelle à des politiques plus incisives pour réduire les écarts de salaires, renforcer l’accès à des emplois de qualité et promouvoir une répartition plus équitable du travail au sein des ménages.

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