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Politique - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com ACTUALITE DE GRAND LACS Fri, 24 Jul 2026 06:16:46 +0000 en-US hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://lemetredekop.com/wp-content/uploads/2026/07/cropped-Screenshot-2026-07-05-141430-150x112.png Politique - LEMETREDEKOP https://lemetredekop.com 32 32 La CIRGL relance son plaidoyer pour la paix https://lemetredekop.com/la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix https://lemetredekop.com/la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix/#respond Thu, 23 Jul 2026 17:12:24 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8044 La rédaction Au lendemain de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies,...

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La rédaction

Au lendemain de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a renouvelé son appel en faveur d’une gestion responsable des ressources naturelles comme condition essentielle d’une paix durable.

Dans un communiqué publié le 22 juillet, l’organisation estime que la stabilité régionale dépend autant des initiatives diplomatiques que d’une gouvernance transparente des secteurs miniers.

Le secrétaire exécutif de la CIRGL, Dr Mubita Luwabelwa, a appelé les gouvernements, les partenaires internationaux et le secteur privé à renforcer leurs efforts pour lutter contre les circuits illicites qui financent les groupes armés.

Sources:https://icglr.org

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Grands Lacs : L’ONU cible les minerais de guerre https://lemetredekop.com/grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre https://lemetredekop.com/grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre/#respond Thu, 23 Jul 2026 12:36:53 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8038 Par la rédaction Le Conseil de sécurité des Nations unies a consacré, mercredi 22 juillet,...

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Par la rédaction

Le Conseil de sécurité des Nations unies a consacré, mercredi 22 juillet, un débat de haut niveau à la gouvernance des ressources naturelles dans les zones de conflit, avec un accent particulier sur la région des Grands Lacs. Les discussions ont porté sur l’exploitation illicite des minerais, considérée comme l’un des principaux moteurs des violences dans l’est de la République démocratique du Congo.

Intervenant devant le Conseil, le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Dr Mubita Luwabelwa, a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour mettre fin au commerce illicite des ressources naturelles.

« Les ressources naturelles doivent devenir un moteur de paix et de développement, et non un facteur de conflit », a plaidé le responsable de la CIRGL.

Selon la CIRGL, l’exploitation illégale de l’or, du coltan, de la cassitérite et d’autres minerais stratégiques continue d’alimenter les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. L’organisation appelle les États membres à renforcer les mécanismes régionaux de traçabilité des minerais et à intensifier la coopération judiciaire contre les réseaux de contrebande.

Sources:https://icglr.org

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RDC : Tshisekedi ouvre la porte au dialogue https://lemetredekop.com/rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue https://lemetredekop.com/rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue/#respond Mon, 20 Jul 2026 14:13:17 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8032 Par la rédaction de lemetredekop.com Le paysage politique congolais connaît un tournant inattendu. Après des...

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Par la rédaction de lemetredekop.com

Le paysage politique congolais connaît un tournant inattendu. Après des mois de crispations entre le pouvoir et l’opposition, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a donné son accord de principe à l’organisation d’un dialogue national inclusif, une initiative portée depuis plusieurs mois par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Cette évolution intervient alors que la République démocratique du Congo reste confrontée à une crise sécuritaire persistante dans l’Est et à des tensions politiques grandissantes à Kinshasa.

L’annonce a été faite le 17 juillet à l’issue d’une audience accordée par le chef de l’État aux représentants des principales confessions religieuses. Au nom de la délégation, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a salué ce qu’il considère comme une avancée majeure.

« Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État. »

Le prélat a précisé que le président congolais avait accepté la tenue d’un « dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain », destiné à renforcer la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution.

Devant la presse, le cardinal Ambongo a également lancé un appel à l’ensemble de la classe politique.

« Les conditions de ce dialogue seront précisées chemin faisant. Nous invitons tous les Congolais à s’inscrire dans cette dynamique afin que notre peuple puisse vivre en paix. »

Les Eglises déjà au travail

À peine vingt-quatre heures après cette annonce, les responsables de la CENCO et de l’ECC ont entamé une série de consultations avec les principales forces politiques du pays. Leur première étape les a conduits auprès des dirigeants de la coalition d’opposition C64 (Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel), qui réclame depuis plusieurs mois un dialogue politique sur les causes profondes de la crise congolaise.

À l’issue de cette rencontre, le porte-parole de l’ECC, le pasteur Éric Senga, a expliqué la démarche des médiateurs.

« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l’obligation d’obtenir des uns et des autres leur engagement. »

Les responsables religieux ont également demandé à l’opposition de reporter la marche prévue le 22 juillet, estimant qu’un climat d’apaisement favoriserait le succès du futur dialogue. À ce stade, aucun accord formel n’a toutefois été annoncé.

Le gouvernement fixe ses lignes rouges

Si l’exécutif accueille favorablement le principe du dialogue, il insiste sur les limites de son caractère inclusif.

Lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a rappelé que les discussions devaient réunir uniquement des Congolais attachés à la souveraineté nationale.

« Le président de la République l’a dit et redit : les dialogues doivent se tenir entre Congolais, mais des Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. »

Pour le gouvernement, ce dialogue doit avant tout permettre de renforcer le front intérieur face à l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, où les autorités accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23.

Une initiative suivie avec prudence

L’ouverture affichée par Félix Tshisekedi est perçue comme un geste d’apaisement dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, les Églises catholique et protestante multiplient les appels à un dialogue capable de réunir majorité, opposition, société civile et autres composantes nationales afin de préserver l’unité du pays.

Reste désormais à savoir si cette volonté affichée se traduira par un processus réellement inclusif et accepté par toutes les parties. Les prochaines consultations menées par la CENCO et l’ECC seront déterminantes pour mesurer la capacité des acteurs politiques congolais à dépasser leurs divergences dans un contexte où les attentes de la population demeurent immenses.

 

Sources: Radio Okapi, Une.cd, Dépêche.cd, Actualite.cd, Radio Okapi

 

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Agathon Rwasa face à son destin https://lemetredekop.com/agathon-rwasa-face-a-son-destin/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=agathon-rwasa-face-a-son-destin https://lemetredekop.com/agathon-rwasa-face-a-son-destin/#respond Sat, 18 Jul 2026 11:59:40 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8011 Par la rédaction La Cour suprême du Burundi a mis en délibéré le litige opposant...

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Par la rédaction

La Cour suprême du Burundi a mis en délibéré le litige opposant Agathon Rwasa à Nestor Girukwishaka pour le contrôle du Congrès national pour la liberté (CNL). Attendu dans un délai de soixante jours, le verdict pourrait décider non seulement de l’avenir politique de l’ancien chef rebelle devenu opposant, mais aussi de la capacité de l’opposition burundaise à peser lors de la prochaine élection présidentielle.

Devant les grilles de la Cour suprême, jeudi 16 juillet, plusieurs dizaines de militants se sont rassemblés dès les premières heures de la matinée. Certains portent les couleurs du Congrès national pour la liberté (CNL), d’autres préfèrent rester à l’écart, observant en silence les allées et venues des policiers déployés autour du palais de justice.

À l’intérieur, l’audience ne dure que quelques minutes. Mais son enjeu est immense.

Les juges décident de mettre l’affaire en délibéré. Leur décision est attendue dans un délai de 60 jours. Derrière ce délai se joue peut-être l’avenir politique d’Agathon Rwasa, figure historique de l’opposition burundaise et ancien chef de la rébellion des Forces nationales de libération (FNL).

Une bataille qui dure depuis plus de trois ans

Le différend remonte au congrès extraordinaire organisé à Ngozi, au nord du Burundi, où Agathon Rwasa a été écarté de la présidence du CNL au profit de Nestor Girukwishaka. Les autorités burundaises ont ensuite reconnu cette nouvelle direction, une décision que Rwasa n’a jamais acceptée.

Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle, ce congrès n’était qu’une « mascarade » destinée à neutraliser l’une des dernières grandes figures de l’opposition. Ses partisans soutiennent que plusieurs responsables proches de lui avaient été empêchés de participer aux travaux, faussant ainsi le processus de désignation.

En face, la direction conduite par Nestor Girukwishaka affirme au contraire que le changement répondait à une volonté interne de renouveler le parti.

« Il ne s’agissait pas d’exclure Agathon Rwasa, mais simplement de changer la direction du parti », avait déclaré le nouveau président du CNL après sa désignation.

Une opposition fragilisée

Pour de nombreux observateurs, ce procès dépasse largement une querelle interne.

Depuis plusieurs années, Agathon Rwasa incarnait la principale alternative politique au parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Son éviction de la direction du CNL a profondément affaibli les forces d’opposition.

Cette situation a eu des conséquences concrètes. Lors des élections législatives et communales de 2025, sa candidature sous la bannière de la coalition Burundi Bwa Bose avait été rejetée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au motif qu’il demeurait juridiquement membre du CNL. Une décision qui l’a privé de compétition électorale et renforcé les interrogations sur son avenir politique.

Une décision attendue avant la présidentielle

Le calendrier renforce encore l’importance du dossier.

Le Burundi doit organiser une nouvelle élection présidentielle en 2027. Si la Cour suprême donnait raison à Agathon Rwasa, celui-ci pourrait retrouver la légitimité de diriger le CNL et revenir au premier plan de la scène politique.

À l’inverse, une confirmation de la direction actuelle consoliderait durablement la nouvelle configuration du parti et réduirait davantage l’espace politique de celui qui fut longtemps considéré comme le principal opposant au pouvoir.

Un test pour la justice burundaise

Au-delà de la lutte pour le contrôle du CNL, cette affaire est également perçue comme un test de l’indépendance de la justice.

Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les difficultés rencontrées par l’opposition pour exercer librement ses activités politiques. Les autorités burundaises rejettent ces accusations et soutiennent que les institutions fonctionnent conformément à la loi.

Dans ce contexte, le verdict attendu dans les prochaines semaines sera scruté bien au-delà des frontières du Burundi.

Une décision aux répercussions régionales

Les partenaires régionaux, notamment ceux de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), suivent eux aussi l’évolution de cette affaire.

Le Burundi occupe une position stratégique dans la région des Grands Lacs, où la stabilité politique reste un enjeu majeur, notamment au regard de la crise persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le règlement – ou non – de ce conflit interne au principal parti d’opposition pourrait influencer la crédibilité du processus politique burundais à l’approche de l’échéance présidentielle.

Une attente qui dépasse un seul homme

Pour les partisans d’Agathon Rwasa réunis devant la Cour suprême, l’enjeu ne se limite pas au retour d’un leader.

Ils y voient la possibilité de restaurer une véritable compétition politique.

Pour ses adversaires, au contraire, le dossier doit permettre de tourner définitivement la page d’un leadership contesté.

Dans moins de soixante jours, les juges devront trancher. Leur décision dira officiellement qui dirige le CNL. Mais, en réalité, elle répondra à une question plus large : quelle place l’opposition pourra-t-elle encore occuper dans le paysage politique burundais à l’approche de l’élection présidentielle de 2027 ?

 

Sources: SOS Médias Burundi, burunditimes.com

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Kigali et Kinshasa veulent accélérer la mise en œuvre de leur accord de paix https://lemetredekop.com/kigali-et-kinshasa-veulent-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-leur-accord-de-paix/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=kigali-et-kinshasa-veulent-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-leur-accord-de-paix https://lemetredekop.com/kigali-et-kinshasa-veulent-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-leur-accord-de-paix/#respond Fri, 17 Jul 2026 14:12:05 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7998 Par la rédaction Réunis à Genève, le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC)...

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Par la rédaction

Réunis à Genève, le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’application de l’Accord de Washington. Au cœur des priorités figurent le démantèlement du groupe armé FDLR, la levée des mesures défensives prises par le Rwanda et le renforcement de la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette volonté commune a été exprimée à l’issue de la cinquième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (Joint Security Coordination Mechanism – JSCM), tenue les 15 et 16 juillet 2026 à Genève, en Suisse.

La rencontre a réuni des délégations du Rwanda et de la RDC, ainsi que des représentants des partenaires engagés dans le processus de paix, notamment les États-Unis, le Qatar, le Togo, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA), ainsi que la Commission de l’Union africaine.

Dans leur communiqué conjoint, les deux parties indiquent avoir évalué l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ainsi que les progrès réalisés dans l’exécution de l’Accord de Washington.

« La RDC et le Rwanda ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Washington, notamment en intensifiant les efforts visant à neutraliser les FDLR et à lever les mesures défensives », précise le communiqué.

Au cours des travaux, les participants ont également reçu une présentation de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) sur les opérations de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des combattants.

Les deux pays se sont en outre engagés à poursuivre l’échange régulier d’informations et à renforcer leur coopération afin de faciliter la mise en œuvre des engagements contenus dans l’accord.

Un accord destiné à ramener la stabilité

L’Accord de Washington a été signé le 27 juin 2025 à Washington D.C. par les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, sous la médiation des États-Unis. Il vise à instaurer un nouveau cadre de règlement de la crise sécuritaire qui perdure depuis plusieurs années dans l’est de la RDC.

Le 4 décembre 2025, les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi ont réaffirmé leur engagement en faveur de cet accord en présence du président américain Donald Trump. À cette occasion, de nouvelles dispositions destinées à promouvoir la coopération économique entre les deux pays et au sein de la région y ont été ajoutées.

Parmi les principaux engagements figurent le démantèlement du groupe armé FDLR, la levée des mesures défensives adoptées par le Rwanda, le respect de la souveraineté des deux États ainsi que la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi de l’application de l’accord.

Des défis persistent

Malgré les progrès salués par les partenaires du processus, la mise en œuvre de l’Accord de Washington continue de faire face à plusieurs obstacles.

Selon les éléments rappelés dans le contexte des discussions, la RDC est accusée de ne pas prendre des mesures suffisantes pour démanteler les FDLR, tandis que le Rwanda est, de son côté, accusé de ne pas avoir encore levé les mesures défensives qu’il a mises en place.

La réunion de Genève s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts diplomatiques visant à maintenir le dialogue entre les deux pays et à accélérer l’application des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Washington.

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L’ONU durcit les sanctions contre les chefs des groupes armés dans l’est de la RDC https://lemetredekop.com/lonu-durcit-les-sanctions-contre-les-chefs-des-groupes-armes-dans-lest-de-la-rdc/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lonu-durcit-les-sanctions-contre-les-chefs-des-groupes-armes-dans-lest-de-la-rdc https://lemetredekop.com/lonu-durcit-les-sanctions-contre-les-chefs-des-groupes-armes-dans-lest-de-la-rdc/#respond Fri, 17 Jul 2026 12:10:52 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7995 Par Telesphore KABERUKA Le Conseil de sécurité des Nations unies a franchi une nouvelle étape...

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Par Telesphore KABERUKA

Le Conseil de sécurité des Nations unies a franchi une nouvelle étape dans la lutte contre l’insécurité persistante dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Le Comité des sanctions créé en vertu de la résolution 1533 (2004) a inscrit six individus et deux entités sur sa liste des personnes et organisations visées par des sanctions internationales.

Parmi les personnalités sanctionnées figure Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et actuel dirigeant de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), alliée politico-militaire du M23. Sont également visés plusieurs responsables des FDLR, des ADF, du M23 et du groupe armé Twirwaneho. Les deux entités sanctionnées sont l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et Twirwaneho.

Les mesures décidées par les Nations unies comprennent le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes. Elles visent à limiter les capacités opérationnelles des groupes armés accusés d’alimenter les violences dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Ces nouvelles sanctions interviennent alors que les Nations unies poursuivent leurs efforts pour soutenir la mise en œuvre du cessez-le-feu et renforcer les mécanismes régionaux de vérification destinés à stabiliser l’est de la RDC. La MONUSCO affirme continuer d’appuyer les initiatives diplomatiques engagées avec les autorités congolaises et les partenaires régionaux afin de favoriser une désescalade durable.

Pour les observateurs, cette décision traduit la volonté de la communauté internationale d’accroître la pression sur les responsables des groupes armés tout en soutenant les processus politiques et sécuritaires en cours. Son efficacité dépendra toutefois de la coopération des États membres de l’ONU dans l’application effective des sanctions, notamment le gel des avoirs et le contrôle des déplacements internationaux des personnes désignées.

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Burundi-Le bras de fer autour du CNL entre dans sa dernière ligne droite https://lemetredekop.com/burundi-le-bras-de-fer-autour-du-cnl-entre-dans-sa-derniere-ligne-droite/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=burundi-le-bras-de-fer-autour-du-cnl-entre-dans-sa-derniere-ligne-droite https://lemetredekop.com/burundi-le-bras-de-fer-autour-du-cnl-entre-dans-sa-derniere-ligne-droite/#respond Fri, 17 Jul 2026 11:54:17 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7992 Par la rédaction Le feuilleton judiciaire autour du Congrès national pour la liberté (CNL), principal...

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Par la rédaction

Le feuilleton judiciaire autour du Congrès national pour la liberté (CNL), principal parti d’opposition au Burundi, est entré dans une phase décisive. La Cour suprême a récemment examiné le recours introduit par Agathon Rwasa, figure historique de l’opposition, qui conteste les changements intervenus à la tête de sa formation politique.

Au cœur du litige se trouve la légalité de la direction actuelle du CNL, reconnue par les autorités burundaises, alors que M. Rwasa affirme avoir été écarté en violation des statuts du parti. L’issue de cette procédure pourrait redessiner le paysage politique burundais à l’approche des prochaines échéances électorales.

Selon plusieurs médias burundais, la Cour suprême a mis l’affaire en délibéré et devrait rendre son arrêt dans un délai de soixante jours. Le jugement est particulièrement attendu par les militants du CNL, mais aussi par les observateurs de la vie politique qui y voient un test de l’indépendance de la justice burundaise.

Depuis plusieurs années, le CNL traverse une profonde crise interne opposant Agathon Rwasa à une nouvelle équipe dirigeante. Cette division a entraîné des batailles judiciaires, des contestations sur la représentativité du parti ainsi que des tensions entre différentes factions.

Pour plusieurs analystes, le verdict attendu dépassera largement le cadre d’un simple différend partisan. Il pourrait déterminer la capacité du principal mouvement d’opposition à se restructurer avant les prochaines élections et influencer l’équilibre politique du pays.

Au-delà des enjeux politiques, cette affaire est également suivie par les partenaires internationaux du Burundi, qui considèrent le respect des procédures judiciaires et du pluralisme politique comme des indicateurs importants de la consolidation de l’État de droit.

 

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Du stade de Nyagatare vers Agasantimetero, 23 kilomètres pour marcher dans les pas de l’Histoire https://lemetredekop.com/du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire-2/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire-2 https://lemetredekop.com/du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire-2/#respond Fri, 03 Jul 2026 22:30:09 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7944 Par Mariette UWAMALIYA Il est vendredi 3 juillet 2026, un peu plus de neuf heures ...

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Par Mariette UWAMALIYA

Il est vendredi 3 juillet 2026, un peu plus de neuf heures  du matin lorsque les premiers groupes quittent le stade de Nyagatare, à l’est du Rwanda. Devant eux, 23 kilomètres de marche. Au bout du parcours, Agasantimetero à Gikoba, dans le secteur de Tabagwe : un lieu discret, presque anonyme sur une carte, mais chargé d’une forte portée historique. Selon les récits de la guerre de libération, c’est ici que se trouvait l’un des postes de commandement du Président Paul Kagame au début de l’offensive lancée en octobre 1990.

Près de 4 500 personnes prennent le départ. Plus de neuf participants sur dix sont des jeunes venus  de la Province de l’Est, rejoints par d’autres de Kigali. Tous participent au Liberation Tour 2026, organisé  par le District de Nyagatare à la veille de la 32e commémoration de la Libération du Rwanda autour du thème : « Se libérer, une étape vers notre vision ».

Pour les organisateurs, cette marche ne relève pas du défi sportif. Elle se veut avant tout un exercice de mémoire.

Le Gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa, s’adressant aux 4 500 participants du Liberation Tour
Le Gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa, s’adressant aux 4 500 participants du Liberation Tour

« Ce n’est pas une simple marche de 23 kilomètres », explique le gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa. « C’est une marche de l’histoire, des valeurs et de la vision, particulièrement destinée à la jeunesse. Nous voulons qu’elle comprenne d’où vient le pays, ce qui a été accompli et la responsabilité qui lui revient désormais. »

Devant les marcheurs rassemblés à Agasantimetero, le gouverneur rappelle que les combats d’hier ont laissé place à d’autres défis.

« Aujourd’hui, la jeunesse n’a plus une guerre de balles à mener. Son combat est celui de la connaissance, de la technologie, de l’innovation, de l’unité et du développement. »

Selon lui, revenir chaque année sur ce site permet de relier les nouvelles générations à une histoire qu’elles n’ont pas vécue.

« Nous souhaitons que les jeunes repartent d’ici avec des repères solides. Comprendre le chemin parcouru aide à mesurer celui qu’il reste à accomplir. »

L’ambition est désormais d’élargir cette initiative. Lancée à l’échelle du district de Nyagatare avant de devenir provinciale, elle pourrait, espère le gouverneur, accueillir à l’avenir des jeunes venus de toutes les régions du Rwanda.

Marcher pour comprendre

A mesure que les kilomètres défilent, les échanges se multiplient entre les participants. Beaucoup découvrent pour la première fois Gasantimetero.

Jean d’Amour Tuyishime, étudiant à l’Université du Rwanda, campus de Nyagatare, estime que cette visite donne une autre dimension aux enseignements reçus en classe.

« Cette marche me renforce dans la volonté de préserver les acquis du pays. Voir le lieu où cette histoire s’est écrite permet de mieux la comprendre. »

Scovia Uwera, l'une des participants
Scovia Uwera, l’une des participants

Venue du district de Kirehe, Scovia Uwera participe pour la première fois au Liberation Tour.

« J’en retiens avant tout le sens de l’engagement. Ceux qui ont mené cette lutte se sont sacrifiés pour leur pays. A notre génération de poursuivre cet engagement autrement, à travers notre travail et notre contribution au développement. »

Même sentiment pour Daniel Uwiringiyimana, lui aussi originaire de Kirehe.

« Découvrir cet endroit permet de mieux comprendre les efforts consentis par ceux qui nous ont précédés. Lorsqu’on connaît les faits, il devient plus difficile de laisser déformer cette histoire. »

La libération se mesure aussi au développement

Pour le maire intérimaire du district de Nyagatare, Henry Kakooza, l’héritage de la Libération s’observe également dans les transformations du territoire.

Le Maire intérimaire du district de Nyagatare
Le Maire intérimaire du district de Nyagatare

Il cite notamment plus de 200 kilomètres de routes asphaltées réalisés ces dernières années, l’extension de l’accès à l’eau potable dans les secteurs de Kiyombe et de Muvumba, les progrès de l’électrification ainsi que plusieurs projets agricoles d’envergure, parmi lesquels le projet Muvumba et le Gabiro Agribusiness Hub.

« La lutte de libération visait avant tout à rendre sa dignité au citoyen rwandais et à créer les conditions de son développement », souligne-t-il.

Alors que les derniers marcheurs arrivent à Agasantimetero à Gikoba, le silence s’installe quelques instants autour de ce site devenu un symbole. L’endroit rappelle qu’une histoire nationale peut parfois basculer depuis un espace minuscule.

Chaque 4 juillet, le Rwanda célèbre la Libération du pays et la fin du Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Pour les milliers de jeunes réunis à Agasantimetero, cette marche voulait surtout rappeler qu’au-delà de la mémoire, la Libération demeure un engagement à poursuivre : celui de préserver les acquis, de renforcer l’unité nationale et de contribuer, chacun à sa place, au développement du pays.

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Du stade de Nyagatare vers Agasantimetero, 23 kilomètres pour marcher dans les pas de l’Histoire https://lemetredekop.com/du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire https://lemetredekop.com/du-stade-de-nyagatare-vers-agasantimetero-23-kilometres-pour-marcher-dans-les-pas-de-lhistoire/#respond Fri, 03 Jul 2026 22:19:00 +0000 https://lemetredekop.com/?p=7933 Par Mariette UWAMALIYA Il est vendredi 3 juillet 2026, un peu plus de neuf heures ...

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Par Mariette UWAMALIYA

Il est vendredi 3 juillet 2026, un peu plus de neuf heures  du matin lorsque les premiers groupes quittent le stade de Nyagatare, à l’est du Rwanda. Devant eux, 23 kilomètres de marche. Au bout du parcours, Agasantimetero à Gikoba, dans le secteur de Tabagwe : un lieu discret, presque anonyme sur une carte, mais chargé d’une forte portée historique. Selon les récits de la guerre de libération, c’est ici que se trouvait l’un des postes de commandement du Président Paul Kagame au début de l’offensive lancée en octobre 1990.

Près de 4 500 personnes prennent le départ. Plus de neuf participants sur dix sont des jeunes venus  de la Province de l’Est, rejoints par d’autres de Kigali. Tous participent au Liberation Tour 2026, organisé  par le District de Nyagatare à la veille de la 32e commémoration de la Libération du Rwanda autour du thème : « Se libérer, une étape vers notre vision ».

Pour les organisateurs, cette marche ne relève pas du défi sportif. Elle se veut avant tout un exercice de mémoire.

Le Gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa, s’adressant aux 4 500 participants du Liberation Tour
Le Gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa, s’adressant aux 4 500 participants du Liberation Tour

« Ce n’est pas une simple marche de 23 kilomètres », explique le gouverneur de la Province de l’Est, Pudence Rubingisa. « C’est une marche de l’histoire, des valeurs et de la vision, particulièrement destinée à la jeunesse. Nous voulons qu’elle comprenne d’où vient le pays, ce qui a été accompli et la responsabilité qui lui revient désormais. »

Devant les marcheurs rassemblés à Agasantimetero, le gouverneur rappelle que les combats d’hier ont laissé place à d’autres défis.

« Aujourd’hui, la jeunesse n’a plus une guerre de balles à mener. Son combat est celui de la connaissance, de la technologie, de l’innovation, de l’unité et du développement. »

Selon lui, revenir chaque année sur ce site permet de relier les nouvelles générations à une histoire qu’elles n’ont pas vécue.

« Nous souhaitons que les jeunes repartent d’ici avec des repères solides. Comprendre le chemin parcouru aide à mesurer celui qu’il reste à accomplir. »

L’ambition est désormais d’élargir cette initiative. Lancée à l’échelle du district de Nyagatare avant de devenir provinciale, elle pourrait, espère le gouverneur, accueillir à l’avenir des jeunes venus de toutes les régions du Rwanda.

Marcher pour comprendre

A mesure que les kilomètres défilent, les échanges se multiplient entre les participants. Beaucoup découvrent pour la première fois Gasantimetero.

Jean d’Amour Tuyishime, étudiant à l’Université du Rwanda, campus de Nyagatare, estime que cette visite donne une autre dimension aux enseignements reçus en classe.

« Cette marche me renforce dans la volonté de préserver les acquis du pays. Voir le lieu où cette histoire s’est écrite permet de mieux la comprendre. »

Scovia Uwera, l'une des participants
Scovia Uwera, l’une des participants

Venue du district de Kirehe, Scovia Uwera participe pour la première fois au Liberation Tour.

« J’en retiens avant tout le sens de l’engagement. Ceux qui ont mené cette lutte se sont sacrifiés pour leur pays. A notre génération de poursuivre cet engagement autrement, à travers notre travail et notre contribution au développement. »

Même sentiment pour Daniel Uwiringiyimana, lui aussi originaire de Kirehe.

« Découvrir cet endroit permet de mieux comprendre les efforts consentis par ceux qui nous ont précédés. Lorsqu’on connaît les faits, il devient plus difficile de laisser déformer cette histoire. »

La libération se mesure aussi au développement

Pour le maire intérimaire du district de Nyagatare, Henry Kakooza, l’héritage de la Libération s’observe également dans les transformations du territoire.

Le Maire intérimaire du district de Nyagatare
Le Maire intérimaire du district de Nyagatare

Il cite notamment plus de 200 kilomètres de routes asphaltées réalisés ces dernières années, l’extension de l’accès à l’eau potable dans les secteurs de Kiyombe et de Muvumba, les progrès de l’électrification ainsi que plusieurs projets agricoles d’envergure, parmi lesquels le projet Muvumba et le Gabiro Agribusiness Hub.

« La lutte de libération visait avant tout à rendre sa dignité au citoyen rwandais et à créer les conditions de son développement », souligne-t-il.

Alors que les derniers marcheurs arrivent à Agasantimetero à Gikoba, le silence s’installe quelques instants autour de ce site devenu un symbole. L’endroit rappelle qu’une histoire nationale peut parfois basculer depuis un espace minuscule.

Chaque 4 juillet, le Rwanda célèbre la Libération du pays et la fin du Génocide perpétré contre les Tutsi en 1994. Pour les milliers de jeunes réunis à Agasantimetero, cette marche voulait surtout rappeler qu’au-delà de la mémoire, la Libération demeure un engagement à poursuivre : celui de préserver les acquis, de renforcer l’unité nationale et de contribuer, chacun à sa place, au développement du pays.

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GS Nyagatare dit non aux ghettos https://lemetredekop.com/gs-nyagatare-dit-non-aux-ghettos/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=gs-nyagatare-dit-non-aux-ghettos https://lemetredekop.com/gs-nyagatare-dit-non-aux-ghettos/#respond Fri, 21 Nov 2025 09:31:24 +0000 https://lemetredekop.com/?p=612 Dans un contexte où le Rwanda continue d’explorer des solutions durables pour améliorer les résultats...

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Dans un contexte où le Rwanda continue d’explorer des solutions durables pour améliorer les résultats scolaires et renforcer l’éducation de qualité, l’école GS Nyagatare, située au secteur de Nyagatare, a pris une décision audacieuse : mettre fin au système de logements précaires dits « ghettos » au profit d’un retour systématique des élèves dans leurs familles chaque soir. Cette mesure vise à renforcer la sécurité, à encourager un meilleur comportement et à favoriser des performances scolaires accrues.

Benison Muvara, président de l’association des parents et des enseignants (PTA) à GS Nyagatare, se réjouit de cette réforme : « Aujourd’hui, notre école est parmi les meilleures en termes de résultats. Nous avons plus de 3 000 élèves, et chaque année le nombre augmente, tant la qualité de l’enseignement s’améliore. Nous avons mis fin à la pratique des “ghettos“ : aucun garçon, aucune fille ne dort plus là-bas. »

De fait, beaucoup d’élèves viennent de villages assez éloignés , de Kabare, Nshuri, Rutaraka, Mirama, Cyonnyo,  et se déplacent à vélo ou en transport en commun. Cette organisation permet non seulement d’éviter les pièges liés à la vie au ghetto (alcool, pressions sociales, toxicomanie, relations précoces…), mais aussi de maintenir un lien familial solide et un encadrement parental quotidien.

Le directeur de l’établissement, M. Félix Murambya, affirme que ce retour au foyer a transformé le climat scolaire. Avec près de 3 000 élèves et 64 enseignants, malgré une charge importante, les résultats ne cessent de progresser : aux examens de fin de primaire, 79 % de réussite, 82 % au cycle général, et jusqu’à 91 % en dernière année de secondaire. Selon lui, cette amélioration repose largement sur l’environnement plus stable et serein qu’offre le fait de dormir chez soi.

Il souligne également que, pendant la période 2014‑2016, la vie dans des ghettos était souvent synonyme de mauvaises habitudes. « Un enfant dans l’alcool ou un comportement inapproprié ne peut pas réussir. Depuis que les enfants retournent dans leur foyer, leur comportement s’est nettement amélioré, et leurs résultats s’en ressentent. »

Du côté des parents, l’impact est aussi durable. Claudine Nyirihirwe, mère d’élèves à GS Nyagatare, explique : « Quand mon enfant rentre à la maison le soir, je peux lui parler, savoir ce qui ne va pas et l’aider dans sa scolarité et sa vie quotidienne. Avant, dans les ghettos, personne ne les encadrait, et ils étaient souvent livrés à eux‑mêmes. »

Cadre légal et politique

Cette stratégie s’appuie sur des réformes légales et réglementaires nationales. Depuis l’instauration du système d’éducation de douze années (12YBE), le Rwanda cherche à réduire le nombre d’élèves en internat (boarding) afin d’élargir l’accès à l’éducation sans imposer des coûts élevés aux familles.

La Loi n° 10/2021, qui organise le système éducatif, stipule que les établissements d’enseignement secondaire doivent être autorisés pour accueillir des internes : seuls les établissements habilités par l’agence nationale d’inspection de l’éducation peuvent avoir des élèves « boarders », selon des normes définies par arrêté ministériel.

Le Ministerial Order n° 8/2016 précise les conditions du système d’internat : pour les écoles primaires publiques, tous les élèves doivent être « day scholars » (sauf exception motivée et approuvée), et pour les écoles secondaires, l’assemblée générale de l’établissement doit définir, dans son règlement interne, les modalités relatives à la discipline, la sécurité, les responsabilités des parents, le personnel, etc.

Grâce à ce cadre, des écoles comme GS Nyagatare peuvent repenser leur modèle, notamment en luttant contre le fait que les élèves logent dans des ghettos. Elles garantissent ainsi un suivi parental plus étroit, réduisent les coûts liés à l’hébergement et renforcent la qualité de l’éducation.

Le choix de GS Nyagatare n’est pas seulement un acte local : il s’inscrit dans une vision nationale qui valorise l’éducation inclusive et responsable, tout en renforçant le rôle de la famille dans la formation de l’élève. En encourageant les élèves à « rentrer à la maison », l’école favorise non seulement un meilleur environnement social, mais aussi des performances scolaires accrues,  une démonstration que le retour au foyer peut être une force puissante dans l’éducation de demain.

 

Mariette UWAMALIYA

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