Kigali et Kinshasa veulent accélérer la mise en œuvre de leur accord de paix

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Par la rédaction

Réunis à Genève, le Rwanda et la République démocratique du Congo (RDC) ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’application de l’Accord de Washington. Au cœur des priorités figurent le démantèlement du groupe armé FDLR, la levée des mesures défensives prises par le Rwanda et le renforcement de la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette volonté commune a été exprimée à l’issue de la cinquième réunion du Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (Joint Security Coordination Mechanism – JSCM), tenue les 15 et 16 juillet 2026 à Genève, en Suisse.

La rencontre a réuni des délégations du Rwanda et de la RDC, ainsi que des représentants des partenaires engagés dans le processus de paix, notamment les États-Unis, le Qatar, le Togo, en sa qualité de médiateur de l’Union africaine (UA), ainsi que la Commission de l’Union africaine.

Dans leur communiqué conjoint, les deux parties indiquent avoir évalué l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC ainsi que les progrès réalisés dans l’exécution de l’Accord de Washington.

« La RDC et le Rwanda ont réaffirmé leur engagement à accélérer la mise en œuvre de l’Accord de Washington, notamment en intensifiant les efforts visant à neutraliser les FDLR et à lever les mesures défensives », précise le communiqué.

Au cours des travaux, les participants ont également reçu une présentation de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) sur les opérations de désarmement, de démobilisation, de réintégration et de rapatriement des combattants.

Les deux pays se sont en outre engagés à poursuivre l’échange régulier d’informations et à renforcer leur coopération afin de faciliter la mise en œuvre des engagements contenus dans l’accord.

Un accord destiné à ramener la stabilité

L’Accord de Washington a été signé le 27 juin 2025 à Washington D.C. par les ministres des Affaires étrangères du Rwanda et de la RDC, sous la médiation des États-Unis. Il vise à instaurer un nouveau cadre de règlement de la crise sécuritaire qui perdure depuis plusieurs années dans l’est de la RDC.

Le 4 décembre 2025, les présidents Paul Kagame et Félix Tshisekedi ont réaffirmé leur engagement en faveur de cet accord en présence du président américain Donald Trump. À cette occasion, de nouvelles dispositions destinées à promouvoir la coopération économique entre les deux pays et au sein de la région y ont été ajoutées.

Parmi les principaux engagements figurent le démantèlement du groupe armé FDLR, la levée des mesures défensives adoptées par le Rwanda, le respect de la souveraineté des deux États ainsi que la mise en place d’un mécanisme permanent de suivi de l’application de l’accord.

Des défis persistent

Malgré les progrès salués par les partenaires du processus, la mise en œuvre de l’Accord de Washington continue de faire face à plusieurs obstacles.

Selon les éléments rappelés dans le contexte des discussions, la RDC est accusée de ne pas prendre des mesures suffisantes pour démanteler les FDLR, tandis que le Rwanda est, de son côté, accusé de ne pas avoir encore levé les mesures défensives qu’il a mises en place.

La réunion de Genève s’inscrit ainsi dans la continuité des efforts diplomatiques visant à maintenir le dialogue entre les deux pays et à accélérer l’application des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Washington.

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