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Par Télesphore KABERUKA

Lorsqu’une fille mineure est victime de viol, certains auteurs pensent encore qu’un mariage conclu avec leur victime efface le crime. Pourtant, le droit rwandais est sans équivoque : transformer une victime en épouse ne fait pas disparaître l’infraction. Au contraire, cette circonstance aggrave la peine, et le crime reste imprescriptible.

C’est le destin d’Ange Igiraneza (nom anonyme), aujourd’hui âgée de 29 ans, qui illustre cette réalité.

En 2011, alors qu’elle était encore mineure, la jeune fille regagnait son domicile après être allée chercher de l’eau dans le village de Mbare, secteur de Shyogwe, district de Muhanga. A la tombée de la nuit, un voisin l’agresse sexuellement.

Ses parents décident aussitôt de porter plainte. Mais, sous la pression des familles, les poursuites sont abandonnées. La solution retenue est celle que l’on retrouve encore dans certaines communautés : puisque la jeune fille a été « déshonorée », son agresseur doit l’épouser.

Le couple vivra ensemble pendant une dizaine d’années et aura trois enfants.

Puis tout bascule.

L’homme quitte Ange pour une autre femme, laissant derrière lui son épouse et leurs trois enfants dans une grande précarité. Aujourd’hui, Ange survit grâce à de petits travaux agricoles journaliers.

Devant cette situation, Me Jean Bosco Ibambe, rappelle que le temps n’efface pas la responsabilité pénale.

« Beaucoup d’hommes pensent qu’après avoir violé une mineure, il suffit de l’épouser pour éviter la prison. C’est une grave erreur. Si les faits sont établis devant la justice, ils seront poursuivis, même plusieurs années plus tard », explique l’avocat.

Il précise qu’Ange conserve toujours le droit de saisir la justice si elle est en mesure d’apporter les preuves nécessaires.

« Si le tribunal établit qu’elle a été violée alors qu’elle était mineure, son ancien mari encourt une sanction encore plus lourde, précisément parce qu’il l’a ensuite prise pour épouse », insiste-t-il.

Une loi sans ambiguïté

Depuis la révision du Code pénal rwandais, la protection des enfants contre les violences sexuelles a été renforcée.

La loi n° 059/2023, qui modifie le Code pénal, dans son article 123, prévoit que le viol d’un enfant est puni de 20 à 25 ans d’emprisonnement. Lorsque la victime a moins de 14 ans, lorsque les violences entraînent une infirmité permanente ou, fait particulièrement important, lorsque le viol est suivi d’un mariage ou d’une cohabitation assimilée au mariage, la peine devient la réclusion criminelle à perpétuité, sans possibilité d’atténuation. La loi précise également que l’infraction de viol sur enfant est imprescriptible, ce qui signifie qu’elle peut être poursuivie à tout moment, même plusieurs décennies après les faits.

Des journalistes suivent attentivement l'exposé de Me Jean Paul Ibambe sur les bonnes pratiques du traitement médiatique des faits criminels, lors d'une formation consacrée au reportage judiciaire.
Des journalistes suivent attentivement l’exposé de Me Jean Paul Ibambe sur les bonnes pratiques du traitement médiatique des faits criminels, lors d’une formation consacrée au reportage judiciaire.

Me Ibambe adresse ainsi un avertissement aux auteurs de ce type d’infractions.

« Qu’ils cessent de croire que le mariage les protège. Le jour où ils comparaîtront devant un tribunal, cette union pourra au contraire constituer une circonstance qui aggrave leur responsabilité pénale. »

Un phénomène qui demeure préoccupant

Le cas d’Ange est loin d’être isolé. Les statistiques du National Institute of Statistics of Rwanda (NISR) montrent que les violences sexuelles contre les enfants demeurent parmi les infractions les plus fréquentes du pays.  D’après ces statistiques, en 2023, les services d’enquête ont enregistré 4 978 affaires de viol sur mineur , faisant de cette infraction la quatrième catégorie criminelle la plus courante au Rwanda.

Face à cette situation, le 3 février 2025, le Parquet national (NPPA) a lancé une campagne nationale de sensibilisation rappelant que la lutte contre le viol des enfants est l’affaire de toute la société. Les autorités invitent les familles à dénoncer immédiatement les faits et rappellent que les personnes condamnées pour ces crimes peuvent désormais être consultées dans le registre public des délinquants sexuels.

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Jeannette Kagame et Bill Gates unissent leurs voix pour l’avenir de la santé en Afrique https://lemetredekop.com/jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique https://lemetredekop.com/jeannette-kagame-et-bill-gates-unissent-leurs-voix-pour-lavenir-de-la-sante-en-afrique/#respond Fri, 24 Jul 2026 06:51:27 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8046 Par Télesphore KABERUKA Kigali-La Première Dame du Rwanda, Jeannette Kagame, et le cofondateur de la...

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Par Télesphore KABERUKA

Kigali-La Première Dame du Rwanda, Jeannette Kagame, et le cofondateur de la Fondation Gates, Bill Gates, ont participé jeudi 23 juillet aux Paul Farmer Global Surgery Dialogues, un rendez-vous consacré au renforcement des systèmes de santé et à l’amélioration de l’accès aux soins chirurgicaux dans les pays à revenu faible et intermédiaire. L’événement, organisé à Kigali, a réuni des responsables gouvernementaux, des professionnels de santé et des partenaires internationaux autour des défis de la couverture sanitaire universelle.

Placées sous le nom du Dr Paul Farmer, médecin et anthropologue américain décédé en 2022 et reconnu pour son engagement en faveur de l’accès équitable aux soins, ces rencontres mettent l’accent sur le rôle de la chirurgie essentielle dans les systèmes de santé. Les échanges ont porté sur les investissements nécessaires dans les infrastructures, la formation du personnel médical et l’innovation afin de rendre les soins spécialisés accessibles à tous.

La présence de Bill Gates illustre la poursuite du partenariat entre le Rwanda et la Fondation Gates dans plusieurs domaines, notamment la santé publique, la nutrition, la vaccination, la santé maternelle et infantile ainsi que l’innovation médicale. Le Rwanda est régulièrement présenté comme l’un des pays africains ayant réalisé des progrès significatifs dans le renforcement de son système de santé grâce à une combinaison de politiques publiques et de partenariats internationaux.

De son côté, Jeannette Kagame a réaffirmé l’engagement du Rwanda en faveur d’un système de santé inclusif, capable de répondre aux besoins de l’ensemble de la population. La Première Dame est depuis plusieurs années impliquée dans des initiatives visant à améliorer la santé des mères et des enfants, à promouvoir le bien-être des adolescents et à renforcer les services communautaires de santé.

Les participants ont également souligné que les soins chirurgicaux ne devaient plus être considérés comme un service de luxe, mais comme une composante essentielle des soins de santé primaires. Selon les organisateurs, des millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à des interventions chirurgicales sûres et abordables, une situation qui contribue à la mortalité évitable et à l’aggravation des inégalités sanitaires.

Organisés par l’University of Global Health Equity (UGHE), en partenariat avec COMS Africa et la Fondation Gates, les Paul E. Farmer Butaro Dialogues on Health Equity and Innovation réunissent des décideurs, chercheurs, investisseurs, universitaires et étudiants venus d’Afrique et d’ailleurs afin de promouvoir des solutions innovantes pour un accès plus équitable aux soins de santé. Lancé au Rwanda en 2015 par le regretté Dr Paul Farmer, pionnier de la santé mondiale, l’UGHE entend transformer les idées en actions concrètes, notamment dans les domaines de la santé maternelle et infantile, tout en consolidant la position du Rwanda comme un pôle africain d’excellence en formation et en innovation médicales.

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Polio : l’Afrique accélère la riposte https://lemetredekop.com/polio-lafrique-accelere-la-riposte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=polio-lafrique-accelere-la-riposte https://lemetredekop.com/polio-lafrique-accelere-la-riposte/#respond Fri, 24 Jul 2026 06:11:48 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8041 La rédaction Plusieurs pays africains poursuivent cette semaine d’importantes campagnes de vaccination contre la poliomyélite...

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La rédaction

Plusieurs pays africains poursuivent cette semaine d’importantes campagnes de vaccination contre la poliomyélite afin d’empêcher toute résurgence du virus.

Au Cameroun, le ministère de la Santé a lancé une vaste campagne nationale de vaccination des enfants de moins de cinq ans, menée du 21 au 24 juillet. Les équipes sanitaires effectuent des visites à domicile pour atteindre les populations les plus exposées.

Cette mobilisation intervient alors que l’Organisation mondiale de la Santé rappelle que, malgré les progrès enregistrés, la poliomyélite demeure une urgence de santé publique de portée internationale.

Dans son dernier rapport, l’OMS souligne que plusieurs pays africains restent confrontés à des flambées de poliovirus dérivés de souches vaccinales et recommande de maintenir une couverture vaccinale élevée ainsi qu’une surveillance renforcée.

Sources: OMS

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La CIRGL relance son plaidoyer pour la paix https://lemetredekop.com/la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix https://lemetredekop.com/la-cirgl-relance-son-plaidoyer-pour-la-paix/#respond Thu, 23 Jul 2026 17:12:24 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8044 La rédaction Au lendemain de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies,...

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La rédaction

Au lendemain de son intervention devant le Conseil de sécurité des Nations unies, la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a renouvelé son appel en faveur d’une gestion responsable des ressources naturelles comme condition essentielle d’une paix durable.

Dans un communiqué publié le 22 juillet, l’organisation estime que la stabilité régionale dépend autant des initiatives diplomatiques que d’une gouvernance transparente des secteurs miniers.

Le secrétaire exécutif de la CIRGL, Dr Mubita Luwabelwa, a appelé les gouvernements, les partenaires internationaux et le secteur privé à renforcer leurs efforts pour lutter contre les circuits illicites qui financent les groupes armés.

Sources:https://icglr.org

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Grands Lacs : L’ONU cible les minerais de guerre https://lemetredekop.com/grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre https://lemetredekop.com/grands-lacs-lonu-cible-les-minerais-de-guerre/#respond Thu, 23 Jul 2026 12:36:53 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8038 Par la rédaction Le Conseil de sécurité des Nations unies a consacré, mercredi 22 juillet,...

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Par la rédaction

Le Conseil de sécurité des Nations unies a consacré, mercredi 22 juillet, un débat de haut niveau à la gouvernance des ressources naturelles dans les zones de conflit, avec un accent particulier sur la région des Grands Lacs. Les discussions ont porté sur l’exploitation illicite des minerais, considérée comme l’un des principaux moteurs des violences dans l’est de la République démocratique du Congo.

Intervenant devant le Conseil, le secrétaire exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), Dr Mubita Luwabelwa, a insisté sur la nécessité d’une coopération régionale renforcée pour mettre fin au commerce illicite des ressources naturelles.

« Les ressources naturelles doivent devenir un moteur de paix et de développement, et non un facteur de conflit », a plaidé le responsable de la CIRGL.

Selon la CIRGL, l’exploitation illégale de l’or, du coltan, de la cassitérite et d’autres minerais stratégiques continue d’alimenter les groupes armés opérant dans l’est de la RDC. L’organisation appelle les États membres à renforcer les mécanismes régionaux de traçabilité des minerais et à intensifier la coopération judiciaire contre les réseaux de contrebande.

Sources:https://icglr.org

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L’alcool frelaté tue, le Rwanda renforce l’alerte https://lemetredekop.com/lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte https://lemetredekop.com/lalcool-frelate-tue-le-rwanda-renforce-lalerte/#respond Mon, 20 Jul 2026 14:53:04 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8035 Par Télesphore KABERUKA Une quarantaine de décès liés à la consommation d’alcool frelaté ont remis...

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Par Télesphore KABERUKA

Une quarantaine de décès liés à la consommation d’alcool frelaté ont remis la santé publique au cœur des préoccupations au Rwanda. Face à cette situation, le ministère de la Santé appelle la population à une vigilance accrue, tandis que les autorités intensifient les contrôles pour retirer du marché les boissons contaminées au méthanol, un alcool industriel extrêmement toxique.)

Présentant récemment la situation devant le Parlement, le ministre de la Santé, Dr Sabin Nsanzimana, a indiqué que plus de 40 personnes ont perdu la vie au cours des six derniers mois après avoir consommé de l’alcool contaminé. Il a précisé que plusieurs autres patients ont été admis dans différents hôpitaux avec des symptômes d’intoxication grave.

Selon le ministre, le principal danger provient du méthanol, une substance chimique utilisée dans l’industrie mais impropre à la consommation humaine.

« Le méthanol peut provoquer une intoxication sévère, entraîner la cécité et, dans de nombreux cas, la mort », a expliqué Dr Sabin Nsanzimana devant les députés.

Les autorités sanitaires rappellent que les premiers signes d’une intoxication sont notamment les vomissements, les douleurs abdominales, les troubles de la vision, les difficultés respiratoires et la perte de conscience. Elles invitent toute personne présentant ces symptômes après avoir consommé de l’alcool à se rendre immédiatement dans une structure de santé.

Pour endiguer le phénomène, le ministère de la Santé collabore avec la Rwanda Food and Drugs Authority (Rwanda FDA), la Police nationale du Rwanda (RNP) et les autorités locales afin de renforcer les inspections des unités de production et des points de vente. Les boissons suspectes sont retirées du marché et les producteurs ne respectant pas les normes sanitaires s’exposent à des sanctions.

Les spécialistes de santé publique estiment que cette recrudescence des intoxications met en évidence la nécessité de mieux contrôler la production artisanale des boissons alcoolisées et de sensibiliser davantage les consommateurs aux risques liés aux produits non certifiés.

Pour les autorités, la lutte contre l’alcool frelaté passe autant par la répression que par la prévention. Elles exhortent les citoyens à n’acheter que des boissons provenant de circuits autorisés et portant les indications réglementaires de fabrication, afin d’éviter de nouvelles pertes en vies humaines.

 

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RDC : Tshisekedi ouvre la porte au dialogue https://lemetredekop.com/rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue https://lemetredekop.com/rdc-tshisekedi-ouvre-la-porte-au-dialogue/#respond Mon, 20 Jul 2026 14:13:17 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8032 Par la rédaction de lemetredekop.com Le paysage politique congolais connaît un tournant inattendu. Après des...

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Par la rédaction de lemetredekop.com

Le paysage politique congolais connaît un tournant inattendu. Après des mois de crispations entre le pouvoir et l’opposition, le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a donné son accord de principe à l’organisation d’un dialogue national inclusif, une initiative portée depuis plusieurs mois par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC). Cette évolution intervient alors que la République démocratique du Congo reste confrontée à une crise sécuritaire persistante dans l’Est et à des tensions politiques grandissantes à Kinshasa.

L’annonce a été faite le 17 juillet à l’issue d’une audience accordée par le chef de l’État aux représentants des principales confessions religieuses. Au nom de la délégation, le cardinal Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a salué ce qu’il considère comme une avancée majeure.

« Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État. »

Le prélat a précisé que le président congolais avait accepté la tenue d’un « dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain », destiné à renforcer la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution.

Devant la presse, le cardinal Ambongo a également lancé un appel à l’ensemble de la classe politique.

« Les conditions de ce dialogue seront précisées chemin faisant. Nous invitons tous les Congolais à s’inscrire dans cette dynamique afin que notre peuple puisse vivre en paix. »

Les Eglises déjà au travail

À peine vingt-quatre heures après cette annonce, les responsables de la CENCO et de l’ECC ont entamé une série de consultations avec les principales forces politiques du pays. Leur première étape les a conduits auprès des dirigeants de la coalition d’opposition C64 (Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel), qui réclame depuis plusieurs mois un dialogue politique sur les causes profondes de la crise congolaise.

À l’issue de cette rencontre, le porte-parole de l’ECC, le pasteur Éric Senga, a expliqué la démarche des médiateurs.

« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l’obligation d’obtenir des uns et des autres leur engagement. »

Les responsables religieux ont également demandé à l’opposition de reporter la marche prévue le 22 juillet, estimant qu’un climat d’apaisement favoriserait le succès du futur dialogue. À ce stade, aucun accord formel n’a toutefois été annoncé.

Le gouvernement fixe ses lignes rouges

Si l’exécutif accueille favorablement le principe du dialogue, il insiste sur les limites de son caractère inclusif.

Lors d’un briefing de presse, le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, a rappelé que les discussions devaient réunir uniquement des Congolais attachés à la souveraineté nationale.

« Le président de la République l’a dit et redit : les dialogues doivent se tenir entre Congolais, mais des Congolais qui sont en mesure de dénoncer l’agression. »

Pour le gouvernement, ce dialogue doit avant tout permettre de renforcer le front intérieur face à l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC, où les autorités accusent le Rwanda de soutenir la rébellion du M23.

Une initiative suivie avec prudence

L’ouverture affichée par Félix Tshisekedi est perçue comme un geste d’apaisement dans un contexte particulièrement tendu. Depuis plusieurs mois, les Églises catholique et protestante multiplient les appels à un dialogue capable de réunir majorité, opposition, société civile et autres composantes nationales afin de préserver l’unité du pays.

Reste désormais à savoir si cette volonté affichée se traduira par un processus réellement inclusif et accepté par toutes les parties. Les prochaines consultations menées par la CENCO et l’ECC seront déterminantes pour mesurer la capacité des acteurs politiques congolais à dépasser leurs divergences dans un contexte où les attentes de la population demeurent immenses.

 

Sources: Radio Okapi, Une.cd, Dépêche.cd, Actualite.cd, Radio Okapi

 

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Burundi : après l’incendie du marché de Ngozi, les victimes réclament des réponses https://lemetredekop.com/burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses https://lemetredekop.com/burundi-apres-lincendie-du-marche-de-ngozi-les-victimes-reclament-des-reponses/#respond Mon, 20 Jul 2026 13:48:53 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8029 Par Mariette UWAMALIYA   Au Burundi, l’incendie qui a ravagé une grande partie du marché...

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Par Mariette UWAMALIYA

 

Au Burundi, l’incendie qui a ravagé une grande partie du marché central de Ngozi dans la nuit du 9 au 10 juillet continue d’alimenter l’actualité nationale. Plus d’une semaine après le drame, qui a coûté la vie à une personne et détruit des centaines d’étals, les commerçants tentent de se relever tandis que le débat se déplace vers la prévention des incendies, les responsabilités des autorités et l’accompagnement des sinistrés.

Le dimanche 12 juillet, le président de l’Assemblée nationale burundaise, Daniel Gélase Ndabirabe, s’est rendu sur les lieux pour témoigner sa solidarité aux victimes. Après avoir parcouru les décombres encore fumants, il a exhorté les commerçants à reprendre leurs activités malgré les pertes subies.

« Faites preuve de courage et relevez-vous pour poursuivre vos activités », leur a-t-il déclaré, avant de les inviter à adhérer davantage aux compagnies d’assurance afin de mieux protéger leurs investissements contre de futurs sinistres.

Mais une autre partie de son intervention a suscité une vive polémique. Daniel Gélase Ndabirabe a également encouragé les commerçants à unir leurs efforts pour acquérir des équipements de lutte contre les incendies, notamment des camions anti-incendie, estimant que la prévention devait aussi relever de leur responsabilité.

Des commerçants entre incompréhension et colère

Ces propos ont rapidement provoqué des réactions dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Dans un reportage publié par IWACU, plusieurs commerçants sinistrés estiment que cette responsabilité incombe d’abord à l’État.

« Nous payons des impôts et des taxes. Il revient à l’État de protéger nos biens. (…) Nous demander d’acheter des camions anti-incendie, c’est remuer le couteau dans la plaie », confie un commerçant cité sous couvert d’anonymat.

Toujours selon IWACU, de nombreux commerçants, craignant de perdre définitivement leurs emplacements, ont commencé à reconstruire leurs kiosques malgré une consigne administrative leur demandant d’attendre les décisions des autorités.

« Nous voulons évacuer notre détresse », explique un commerçant interrogé par le média, ajoutant que rester inactif ne ferait qu’aggraver leur souffrance.

Les autorités promettent une reconstruction

Dès le lendemain de l’incendie, le gouverneur de la province de Butanyerera, Victor Segasago, avait assuré que le marché serait réhabilité dans les meilleurs délais afin de permettre une reprise rapide des activités économiques.

Les autorités ont également annoncé la mise en place d’une commission réunissant représentants des commerçants, administration, forces de sécurité et services techniques afin d’évaluer les dégâts et d’accélérer la reconstruction. Les circonstances exactes de l’incendie restent toutefois à déterminer.

Une solidarité qui s’organise

Au fil des jours, plusieurs institutions ont multiplié les visites de réconfort auprès des victimes.

Le 16 juillet, l’ombudsman du Burundi, Aimée Laurentine Kanyana, s’est rendue à son tour sur le site sinistré. Citant un proverbe burundais, elle a encouragé les commerçants à retrouver espoir :

« Ukugwa si bibi, ikibi ni uguhérayo » (« Tomber n’est pas le pire ; le pire est de rester à terre. »)

Elle a également invité les commerçants travaillant avec les banques ou les compagnies d’assurance à se rapprocher de leurs partenaires financiers afin d’examiner les mécanismes susceptibles de faciliter la reprise de leurs activités.

Un débat qui dépasse Ngozi

Au-delà de l’émotion, cette catastrophe relance une question plus large : celle de la sécurité des marchés publics burundais.

Selon IWACU, l’incendie de Ngozi constitue le cinquième sinistre majeur enregistré dans un marché burundais depuis le début de l’année 2026, après ceux de Bujumbura, Kinama, Cibitoke et Jabe. Le média souligne que plusieurs de ces incendies n’ont toujours pas fait l’objet d’enquêtes publiques permettant d’établir clairement leurs causes ou les responsabilités éventuelles.

Pour de nombreux observateurs, la reconstruction du marché de Ngozi ne suffira pas. Ils plaident pour un renforcement durable des capacités des services de lutte contre les incendies, une meilleure couverture assurantielle des activités commerciales et des enquêtes transparentes afin d’éviter que de telles tragédies ne se répètent.

 

Sources : lerenouveau.bi, Xinhua French, TwStalker, Xinhua French, IWACU, Burundi Agnews

 

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L’ombre d’Ebola s’étend sur l’est de la RDC https://lemetredekop.com/lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc/?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc https://lemetredekop.com/lombre-debola-setend-sur-lest-de-la-rdc/#respond Sat, 18 Jul 2026 12:58:59 +0000 https://lemetredekop.com/?p=8015 Face à l’épidémie la plus rapide de ces dernières années, la riposte peine à suivre...

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Face à l’épidémie la plus rapide de ces dernières années, la riposte peine à suivre le rythme

Par Mariette UWAMALIYA

Alors que l’Ouganda entame le compte à rebours de 42 jours qui pourrait lui permettre d’être déclaré exempt d’Ebola, la République démocratique du Congo continue de faire face à une flambée d’une ampleur exceptionnelle. Dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Haut-Uélé, les chaînes de transmission se multiplient plus vite que les équipes sanitaires ne parviennent à les identifier, faisant craindre une aggravation de la crise dans une région déjà fragilisée par les conflits armés et les déplacements massifs de populations.

A Bunia, dans un centre de traitement d’Ebola installé à la hâte dans l’est de la République démocratique du Congo, les ambulances continuent d’arriver à un rythme soutenu. Derrière les équipements de protection et les protocoles sanitaires, les médecins font face à une réalité inquiétante : de nombreux patients arrivent trop tard, après avoir passé plusieurs jours dans leurs communautés, où ils ont déjà pu transmettre le virus à leurs proches.

Pour les équipes de riposte, l’urgence ne réside plus seulement dans le traitement des malades. Elle consiste désormais à retrouver les personnes infectées avant qu’elles ne disparaissent dans une région où les déplacements de population, l’insécurité et la méfiance compliquent chaque enquête épidémiologique.

Une épidémie qui progresse plus vite que les enquêteurs

Déclarée officiellement le 15 mai 2026, cette flambée est provoquée par le virus Ebola de l’espèce Bundibugyo, une souche rare contre laquelle il n’existe, à ce jour, ni vaccin homologué ni traitement spécifique. L’Organisation mondiale de la Santé a rapidement classé la situation parmi les urgences sanitaires internationales en raison du risque élevé de propagation régionale.

Deux mois plus tard, les chiffres donnent la mesure de la crise.

Selon les données les plus récentes relayées par les autorités sanitaires et les partenaires internationaux, plus de 1 900 cas confirmés ont été enregistrés et plus de 700 personnes ont perdu la vie. Plus préoccupant encore, près de huit nouveaux cas sur dix proviennent de chaînes de transmission encore inconnues, signe que le virus circule dans des communautés qui échappent encore aux systèmes de surveillance.

Pour les épidémiologistes, cette donnée est sans doute la plus inquiétante.

Elle signifie que les équipes sanitaires interviennent souvent après que plusieurs générations de contamination se sont déjà produites.

Le poids des conflits et de la méfiance

Contrairement aux précédentes flambées d’Ebola, la lutte actuelle ne se déroule pas uniquement sur le terrain médical.

Une équipe médicale sur le terrain (Reuters)
Une équipe médicale sur le terrain (Reuters)

Dans plusieurs territoires de l’est congolais, les violences armées continuent de perturber les déplacements des équipes de santé. Certains villages restent difficilement accessibles, tandis que d’autres demeurent sous l’influence de groupes armés.

A ces difficultés sécuritaires s’ajoute un autre défi : la désinformation.

Des messages viraux diffusés sur WhatsApp accusent parfois les soignants d’introduire volontairement la maladie dans les communautés. Dans certains villages, ces rumeurs ont conduit à des agressions contre des volontaires, au saccage d’équipements médicaux et au refus de familles de signaler des cas suspects.

Les autorités sanitaires reconnaissent que cette méfiance ralentit considérablement les opérations de recherche des contacts.

Une riposte freinée par le manque de moyens

La réponse est également fragilisée par des contraintes financières et sociales.

Des mouvements de grève parmi les personnels de santé, liés à des retards de paiement, ont affecté certaines structures de prise en charge. Dans le même temps, plusieurs organisations humanitaires alertent sur un déficit de financement qui limite l’ouverture de nouveaux centres de traitement et le renforcement des laboratoires mobiles.

Face à cette situation, les chercheurs tentent néanmoins d’accélérer la recherche.

Pour la première fois, un essai clinique de grande ampleur est en cours afin d’évaluer plusieurs traitements expérimentaux contre la souche Bundibugyo. Coordonné par l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) et l’OMS, cet essai est considéré comme une avancée scientifique majeure dans la lutte contre une souche longtemps négligée.

L’Ouganda montre qu’une autre trajectoire est possible

A quelques centaines de kilomètres de l’épicentre, la situation évolue différemment.

L’Ouganda a annoncé, le 16 juillet, la sortie de son dernier patient hospitalisé. Le pays est ainsi entré dans la période de 42 jours exigée par l’OMS avant de pouvoir être officiellement déclaré exempt d’Ebola, à condition qu’aucun nouveau cas ne soit détecté. Les autorités ougandaises précisent toutefois que la majorité des infections enregistrées étaient directement liées à des personnes venues de la République démocratique du Congo.

Cette évolution illustre une réalité essentielle : dans la région des Grands Lacs, la maîtrise de l’épidémie dépend autant des efforts nationaux que de la coopération transfrontalière.

Une menace qui dépasse les frontières congolaises

La circulation quotidienne de commerçants, de transporteurs et de familles entre la RDC, l’Ouganda, le Rwanda et le Soudan du Sud maintient un risque permanent de propagation régionale.

L’OMS, Africa CDC et les ministères de la Santé des pays voisins ont renforcé les dispositifs de dépistage aux postes-frontières, multiplié les formations du personnel médical et intensifié la surveillance communautaire.

Mais les experts rappellent qu’aucune frontière ne peut arrêter, à elle seule, un virus lorsque des chaînes de transmission demeurent invisibles.

Une course contre la montre

Pour les habitants de l’est de la RDC, Ebola n’est plus seulement une urgence sanitaire.

Il s’ajoute à une succession de crises faites de conflits armés, de déplacements forcés, d’insécurité alimentaire et d’un système de santé déjà sous forte pression.

Des agents communautaires de l'OMS sensibilisant la population (Illustration)
Des agents communautaires de l’OMS sensibilisant la population (Illustration)

Chaque nouveau cas confirmé rappelle que la bataille contre le virus ne se joue pas uniquement dans les centres de traitement, mais aussi dans les villages isolés, les marchés, les axes frontaliers et les communautés où la confiance envers les autorités sanitaires reste fragile.

Alors que l’Ouganda espère bientôt tourner la page de cette flambée, la République démocratique du Congo continue de mener une course contre la montre. Et tant que les chaînes de transmission resteront plus rapides que les équipes chargées de les retracer, l’épidémie conservera une longueur d’avance.

 

Sources :  AP News, Reuters, Reuters, The Guardian, The Wall Street Journal

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Par la rédaction

La Cour suprême du Burundi a mis en délibéré le litige opposant Agathon Rwasa à Nestor Girukwishaka pour le contrôle du Congrès national pour la liberté (CNL). Attendu dans un délai de soixante jours, le verdict pourrait décider non seulement de l’avenir politique de l’ancien chef rebelle devenu opposant, mais aussi de la capacité de l’opposition burundaise à peser lors de la prochaine élection présidentielle.

Devant les grilles de la Cour suprême, jeudi 16 juillet, plusieurs dizaines de militants se sont rassemblés dès les premières heures de la matinée. Certains portent les couleurs du Congrès national pour la liberté (CNL), d’autres préfèrent rester à l’écart, observant en silence les allées et venues des policiers déployés autour du palais de justice.

À l’intérieur, l’audience ne dure que quelques minutes. Mais son enjeu est immense.

Les juges décident de mettre l’affaire en délibéré. Leur décision est attendue dans un délai de 60 jours. Derrière ce délai se joue peut-être l’avenir politique d’Agathon Rwasa, figure historique de l’opposition burundaise et ancien chef de la rébellion des Forces nationales de libération (FNL).

Une bataille qui dure depuis plus de trois ans

Le différend remonte au congrès extraordinaire organisé à Ngozi, au nord du Burundi, où Agathon Rwasa a été écarté de la présidence du CNL au profit de Nestor Girukwishaka. Les autorités burundaises ont ensuite reconnu cette nouvelle direction, une décision que Rwasa n’a jamais acceptée.

Pour l’ancien candidat à l’élection présidentielle, ce congrès n’était qu’une « mascarade » destinée à neutraliser l’une des dernières grandes figures de l’opposition. Ses partisans soutiennent que plusieurs responsables proches de lui avaient été empêchés de participer aux travaux, faussant ainsi le processus de désignation.

En face, la direction conduite par Nestor Girukwishaka affirme au contraire que le changement répondait à une volonté interne de renouveler le parti.

« Il ne s’agissait pas d’exclure Agathon Rwasa, mais simplement de changer la direction du parti », avait déclaré le nouveau président du CNL après sa désignation.

Une opposition fragilisée

Pour de nombreux observateurs, ce procès dépasse largement une querelle interne.

Depuis plusieurs années, Agathon Rwasa incarnait la principale alternative politique au parti au pouvoir, le CNDD-FDD. Son éviction de la direction du CNL a profondément affaibli les forces d’opposition.

Cette situation a eu des conséquences concrètes. Lors des élections législatives et communales de 2025, sa candidature sous la bannière de la coalition Burundi Bwa Bose avait été rejetée par la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au motif qu’il demeurait juridiquement membre du CNL. Une décision qui l’a privé de compétition électorale et renforcé les interrogations sur son avenir politique.

Une décision attendue avant la présidentielle

Le calendrier renforce encore l’importance du dossier.

Le Burundi doit organiser une nouvelle élection présidentielle en 2027. Si la Cour suprême donnait raison à Agathon Rwasa, celui-ci pourrait retrouver la légitimité de diriger le CNL et revenir au premier plan de la scène politique.

À l’inverse, une confirmation de la direction actuelle consoliderait durablement la nouvelle configuration du parti et réduirait davantage l’espace politique de celui qui fut longtemps considéré comme le principal opposant au pouvoir.

Un test pour la justice burundaise

Au-delà de la lutte pour le contrôle du CNL, cette affaire est également perçue comme un test de l’indépendance de la justice.

Depuis plusieurs années, les organisations de défense des droits humains dénoncent régulièrement les difficultés rencontrées par l’opposition pour exercer librement ses activités politiques. Les autorités burundaises rejettent ces accusations et soutiennent que les institutions fonctionnent conformément à la loi.

Dans ce contexte, le verdict attendu dans les prochaines semaines sera scruté bien au-delà des frontières du Burundi.

Une décision aux répercussions régionales

Les partenaires régionaux, notamment ceux de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), suivent eux aussi l’évolution de cette affaire.

Le Burundi occupe une position stratégique dans la région des Grands Lacs, où la stabilité politique reste un enjeu majeur, notamment au regard de la crise persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le règlement – ou non – de ce conflit interne au principal parti d’opposition pourrait influencer la crédibilité du processus politique burundais à l’approche de l’échéance présidentielle.

Une attente qui dépasse un seul homme

Pour les partisans d’Agathon Rwasa réunis devant la Cour suprême, l’enjeu ne se limite pas au retour d’un leader.

Ils y voient la possibilité de restaurer une véritable compétition politique.

Pour ses adversaires, au contraire, le dossier doit permettre de tourner définitivement la page d’un leadership contesté.

Dans moins de soixante jours, les juges devront trancher. Leur décision dira officiellement qui dirige le CNL. Mais, en réalité, elle répondra à une question plus large : quelle place l’opposition pourra-t-elle encore occuper dans le paysage politique burundais à l’approche de l’élection présidentielle de 2027 ?

 

Sources: SOS Médias Burundi, burunditimes.com

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